Archive pour le 27 mai 2005

Ça ou prêcher dans le désert !

Vendredi 27 mai 2005

Francia, en busca de Europa | LA NACION LINE

Francia, en busca de Europa
Por Michel Rocard Para LA NACION

Parce qu’un article en espagnol dans un journal argentin, ça va pas faire bouger les sondages !

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Vous qui m’écrivez…

Vendredi 27 mai 2005

Je reçois beaucoup de courriers de compatriotes qui veulent s’installer en Argentine. J’essaie d’y répondre bien que ce ne soit pas toujours facile.
A tous ceux-là, je dédie cette chanson de Léo Ferré chantée par Philippe Léotard avec lequel, il y a quelques années, à La Baule, j’ai passé de chaudes soirées.
Je me souviens encore avec émotion du bar que l’on fermait à la clientèle et du spectacle que celui-ci nous donnait, des heures entières à chanter et à dire des poèmes et à boire…
En sa mémoire et pour vos espérances.

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Retour de pêche

Vendredi 27 mai 2005

Un bon moment de détente, allez-y !
Retour de pêche
[…]De fait, Marius extirpe un autre crabe, nettement plus gros. Un sacré mastar. Il tient la patte de sa victime entre ses pinces et la dépiaute avidement… - Ca, c’est un fabius, me lance Marius en fin connaisseur.[…]

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Mon concierge aussi…

Vendredi 27 mai 2005

Buenos Aires(il y a de beaux immeubles à Buenos Aires)
Etre concierge est un travail recherché à Buenos Aires. Tout d’abord on est logé et ensuite le salaire est gratifiant. Il atteint facilement 4 a 6 fois le salaire minimum ce qui place ces personnes dans la catégorie des classes favorisées, tant mieux pour eux et là n’est pas mon propos.
Péron a fait des lois qui obligent à employer un certain nombre de concierges ou portiers selon la taille et la catégorie des immeubles concernés. Ils appartiennent à un syndicat unique et obligatoire qui a su, cas suffisamment rare pour être mentionné, défendre aux mieux leurs intérêts.
On dit qu’ils furent les agents les plus actifs du péronisme, les informateurs les plus zélés de la dictature, mais ce sont là des légendes urbaines que je n’ ai pas envie de développer.
Une lutte sourde existe depuis fort longtemps entre le syndic de l’immeuble et moi-même. Il est connu que ceux-ci facturent les frais d’entretien, ascenseurs etc., à des prix astronomiques n’ayant rien à voir avec le coût réel de ces services. Il m’a plusieurs fois remis oralement sa démission, lors de réunions, qu’il s’est empressé de reprendre une fois sur le trottoir d’en face. Et comme depuis deux ans je suis président du conseil syndical, il n’a pas la vie très facile.
Je ne peux pas faire grand chose sur les petits travaux, mais sur les grands, par contre, je te tiens par la barbichette, enfin, c’est l’impression que cela me donne.
C’est ainsi que j’ai obtenu en faisant un appel d’offres un rabais de 40% et de meilleures prestations sur le ravalement de façade, qu’il était urgent de faire, par rapport aux trois propositions que ce voleur nous avait présentées. Réunion épique, pendant laquelle pour ne pas le froisser, je lui expliquais gentiment que je ne le considérais pas comme une personne malhonnête, mais simplement incompétente.
Intéressant de voir que, pendant ces réunions, les copropriétaires préfèrent me remettre un pouvoir plutôt que d’assister à des échanges qui les perturbent profondément. C’est dans la nature de cette génération, ils ont connu toutes les perversions de leur société, ils sont à la retraite ou presque, et fuient comme la peste les situation conflictuelles.
Cela tombe bien, moi, j’adore.
Bref, voilà donc l’entreprise choisie au pied de l’ ouvrage, qui installe ses échafaudages, et puis plus rien…
J’appelle donc mon adorable syndic et lui demande des précisions. Très ennuyé, il veut me voir en privé et m’explique que le concierge réclame à l’entreprise un somme d’argent pour permettre aux ouvriers de pénétrer dans l’immeuble et pour compenser le travail supplémentaire que cela va engendrer pendant les semaines à venir. Il me fait aussi comprendre que cette société, compte tenu des prix négociés, se refuse au paiement et qu’il ne peut rien faire contre le concierge car c’est sa parole contre celle du contremaître et qu’en cas de procès suite à un licenciement, nous serions condamnés pour diffamation.
Le bougre pensait me faire baisser les bras devant cette situation, car bien entendu il avait décidé de ne rien faire.
Convoquez les pour demain matin 8 heures pour reprendre les travaux et soyez présent vous aussi, lui dis-je en sortant.
Arrivé à maison, j’appelais le concierge et lui dis :
Notre syndic n’a pas l’air de vous porter dans son coeur, il envisage même de vous licencier pour des raisons que je n’ai pas vraiment comprises. Il a fallu que je prenne votre défense…comptez sur moi, mais soyez prudent.
Les travaux de ravalement de façade commencent demain matin, je serais présent, le syndic aussi et je compte sur vous pour que tout se passe le mieux du monde.
Le lendemain matin, pas de problèmes, les travaux ont commencé.
Enfin c’est vite dit car depuis ce jour là, l’ascenseur de service est en panne tous les matins et le service d’entretien ne semble pas trouver les raisons de ces incidents à répétition.
Un autre défi ? Pas de problème !

PS : Pour ceux qui se demanderaient pourquoi je n’ ai pas changé de syndic.
Tout d’abord il faut 75% des voix pour cela et je ne les ai pas.
Ensuite, je risque fort de changer un cheval borgne pour un aveugle.

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