Les compagnies pétrolières ne font pas confiance à l´Argentine
Pensez-vous qu´une compagnie pétrolière a envie de s´asseoir sur ses réserves, quand ce dont elle a besoin, c´est de vendre ? Seul un martien peut avoir cette idée !
Oscar Vicente, directeur de Petrobras vient de dire tout haut ce que ses confrères pensent tout bas.
Cela fait un an maintenant que Nestor Kircner accuse le secteur de l´énergie, gaz et pétrole, de rester le cul posé sur leurs réserves et de ne pas investir.
Le problème est tel que l´Argentine pourrait devenir rapidement un importateur de pétrole brut.
En fait la confiance ne règne pas, le traitement qu´ont dû subir les entreprises privatisées ne joue pas en faveur de l´Etat.
On demande un peu plus de clarté, des règles du jeu précises et non soumises à une quelconque pression populiste, une stabilité fiscale et une sécurité juridique.
Ce sont des investissements à long terme, 30 à 40 années, et nul ne sait aujourd´hui quel sera le prix du pétrole dans ce laps de temps.
Il reste beaucoup d´explorations à faire, mais des gisements connus, seuls 40% sont exploités.
Le problème est simple, pour des investissements à long terme il faut des politiques à long terme. La navigation au jour le jour de l´économie argentine ne permet pas de prendre ce risque.

