L´enfer est pavé de bonnes intentions
Je lisais l´article de Maître Eolas, repris ici par Veuve Tarquine, sur ce pauvre Eduardo. Je ne reviendrais pas sur ce que j´ai dit, c´est effectivement une situation navrante et ce pauvre enfant, comme on aime à le dire, alors allons-y, on lui dira un jour que la France est une terre d’accueil et ca le fera rigoler.
En dehors du fait que le législateur est toujours à la traîne, c´est pas nouveau, et que la justice aimerait bien le remplacer, ça ne l´est pas non plus, mais à chacun son travail… Il est vrai que l´Europe en général, on ne va pas en rester à la France, a besoin d´immigrés. Quelques dizaines de millions en réalité.
On voit bien à quel point les législations européennes ont du retard sur les réalités économiques, mais je n´ai encore vu personne proposer une loi qui permettrait de réduire cette fracture.
Entre les syndicats qui crient à la préservation des emplois, mais qui n´hésiteront pas à manifester pour Eduardo, et la partie brune de la droite Française qui ne veut pas entendre parler d´assouplissement des lois sur l´immigration, mais qui poussera à ce que ce cas particulier soit règlé d´une manière satisfaisante pour le gamin pour se donner bonne conscience, on retrouve exactement les alliances droite-gauche du non à l´Europe.
Parce que la vraie question est la suivante : entre les 20 millions de personnes dont l´Europe a besoin pour sa main-d’oeuvre, non spécialisée, bien sûr, et les centaines de millions de personnes dans le monde qui vont être candidats à l´immigration, comment allez-vous faire pour choisir ?
Comment faire une loi qui ne laissera pas à Eduardo et quelques autres un goût d´amertume, mais au contraire à des centaines de millions de personnes cette même impression d´injustice ?
Il est là le problème et il serait peut-être bon de s´y pencher, car il est urgent de le règler.
