Un procureur argentin a réclamé jeudi l’arrestation de 295 militaires et policiers. Ils sont accusés de séquestre, tortures et disparitions au cours de la dictature militaire en Argentine, de 1976 à 1983.
C’est la plus importante demande d’arrestations jamais formulée depuis le retour à la démocratie, a-t-on appris de source judiciaire. Tous ces accusés ont entretenu des liens avec le centre de torture le plus célèbre de la dictature, l’Ecole de mécanique de la marine (ESMA), où quelque 5000 opposants ont été détenus, avant, pour une majorité d’entre eux, de disparaître sans laisser de traces.
Cette demande d’arrestation a été introduite dans le cadre des enquêtes sur la disparition de 614 personnes passées par l’ESMA. Ces enquêtes ont pu être réactivées à la suite de la décision en juin de la cour suprême argentine de déclarer inconstitutionnelles les lois d’amnistie votées en 1986 et 87 au bénéfice des militaires argentins impliqués dans les crimes de la dictature.
Un fiscal pide detener a unos 300 ex represores que pasaron por la ESMA