Archive pour le 7 décembre 2005

No llores por mi, Argentina

Mercredi 7 décembre 2005

BielsaC’est carrément du grand guignol et je ne peux m’empêcher de vous le livrer tout chaud:
Je ne suis pas heureux, mais je me dois de le faire, a déclaré Bielsa. J’aurais tellement préféré être député, mais il faut bien que j’obéisse au Président qui considère que je lui serai plus utile comme Ambassadeur à Paris qu’à la chambre des députés.
La population est indignée à Buenos Aires.
Qué caradura!
Chanson de circonstance pour ce martyr de la République :
Anclao en Paris

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Même pas à l’abri dans une église

Mercredi 7 décembre 2005

Une femme qui priait ce matin dans la Cathédrale de Catamarca a été décapitée par un vitrail qui s’est détaché.
D’autres paroissiennes sont blessées.

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Rafael Bielsa et l’opinion publique

Mercredi 7 décembre 2005

Sa liste était arrivée en troisième position, après tout, considérant qu’il s’agissait de la Capitale qui n’a jamais apprécié le péronisme le résultat était plus que correct.
La question que les porteños s’étaient posées pendant la campagne électorale était de savoir si la figure de Bielsa était la première sur la liste pour augmenter les votes ou s’il avait réellement l’intention de siéger, car il ne démissionnait pas de son poste de ministre.
De nombreuses fois il dut répondre :
“Doy mi palabra de honor que si la ciudadanía me honra con la elección, yo voy a ser diputado. No cabe siquiera imaginar otra posibilidad. No soy un defraudador”. (17/6/2005, a la radio Rock & Pop)
Ses autres réponses ici.
Traduisons : Je vous donne ma parole d’honneur bla-bla-bla

Ils avaient un peu la gueule de bois les électeurs de monsieur Bielsa hier et cela a empiré lorsque ce dernier a déclaré : J’ai promis que j’accepterai ma nomination de Député et que je renoncerai à mon poste de Ministre des Relations extérieures. Mais personne ne m’a demandé ce que je ferais si on m’offrait l’Ambassade de France à Paris. Je n’ai donc pas trahi ma parole.
Une réponse jésuistique qui ne sent cette fois-ci ni la mandarine ni la lavande.

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On arrive à lire des grosses conneries sur l’Argentine

Mercredi 7 décembre 2005

Solidarité et Progrès KIRCHNER SE SÉPARE DE LAVAGNA

Très sincèrement on arrive à lire de joyeuses ineptidudes dans les sites qui se disent progressistes, en voilà un exemple parfait.
allons y :

peu d’observateurs pensaient que le président argentin aurait la hardiesse de remplacer l’homme sur lequel comptaient le Fonds monétaire international et les financiers synarchistes pour brider un Président taxé de « populisme » à cause de son rejet du libéralisme sauvage

J’adore l’utilisation des ismes de toutes sortes. Ce que demande le FMI, c’est un État de droit, on en est loin, des institutions fortes, des siècles de retard, et un excédent fiscal pour payer la dette.
Un État de droit et des institutions fortes pour éviter la corruption et augmenter les investissements. Cela crée des emplois et permet un contrôle de l’État sur les investissements dans un climat de justice sociale.
L´’excédent fiscal, c’est une évidence, les dirigeants argentins passent de bourgades en bourgades accusant le FMI de vouloir égorger le peuple en demandant 3% de excédent et en en faisant 4,5%. Il est là le populisme, il est là aussi quand on ne fait pas de distinction entre les fonds de l’État et sa cassette personnelle.
La corruption vient d’atteindre des sommets dans ce pays et le seul à l’avoir dit c’est l’ancien ministre des Finances et personne ne me fera dire que lui non plus n’en a pas profité. Mais pas comme le bras droit de Kirchner qui était prêt à construire des prisons avec 90% de surcoût.
Le reste :

l’économiste Felisa Miceli, présidente de la banque publique Banco de la Nacion. La presse financière a poussé des cris d’orfraie : « Elle n’est pas connue », elle n’a pas l’« influence modératrice »

café de florLa réalité c’est que cette femme est un gadget, mis en place par le Président afin qu’il puisse enfin manipuler le seul ministère qui restait en dehors de ses soubresauts populistes. C’est tellement un gadget qu’elle avait nommé son menuisier de mari conseiller du directoire du Banco Nación défiant les hauts de coeurs des membres de cet établissement financier. Et je préfère ne pas parler du reste.

Alors, messieurs les Progressistes bolivariens, continuez à vous pignolez avec grandes phrases entre le Flor et les Deux Magots, laissez la corruption s’étendre, vous en êtes peut-être bénéficiaires que sais-je, monsieur Chávez est dit-on très généreux avec ses zélateurs, et le peuple d’Argentine continuera à voir comme il l’a vu ces deux dernières années s’accroître les différences qui existent entre les plus riches et les plus pauvres, il risque même de transférer sa dette avec le FMI au Venezuela en vendant des bons du Trésor à monsieur Chávez à un taux de 40% supérieur à celui qu’il doit payer aujourd’hui.

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