Archive pour le 23 février 2006

L’Ouragan et l’Orage, la cerise sur le gâteau

Jeudi 23 février 2006

Décidément, on est vraiment obligé d’utiliser ce genre d’arguments, pour brader deux navires. Je rêve !

Ouragan et Orage quittent la Marine nationale dans l’actualité en Bretagne sur Breizhoo
Le pedigree de ces bâtiments de 6 000 tonnes intéresse les amiraux argentins car les TCD donneraient à leur pays une meilleure capacité de projection au cas où un deuxième conflit éclaterait pour la possession des îles malouines/Falklands.

Voir billet précédent.

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La France transfère 2 navires de soutien à l’Argentine

Jeudi 23 février 2006

J’adore la prose de la marine nationale.
J’avais déjà parlé de cela il y a quelque temps dans un billet intitulé : Tranfert d’amiante

Le portail des sous-marins > La France transfère 2 navires de soutien à l’Argentine
La nouvelle du transfert des 2 bâtiments a été anticipée par la presse de Buenos Aires après une rencontre entre la ministre argentine de la Défense, Nilda Garré, et l’ambassadeur de France, Francis Lott.

L’Ouragan sera à Buenos Aires lorsque le navire école de la Marine française Jeanne d’Arc fera escale au cours de son tour du monde. Deux jours plus tard , au cours d’une cérémonie officielle à laquelle participeront le chef d’état-major de la marine française, l’Amiral Oudot de Dainville et l’Amiral argentin Jorge Godoy, le navire sera transféré à la Marine argentine.

Apparemment, le prix “symbolique” est de l’ordre de 200.000 Euros pour chaque navire. Mais l’Ouragan va aussi apporter en cadeau 5 radars pour les chasseurs Super Etandard de la Marine argentine, 8 véhicules tout-terrain et des livres pour l’école navale argentine.

Cependant, la transaction ne s’est faite sans controverse en France, non pas pour des raisons politiques mais plutôt écologiques, les mêmes que celles avancées pour le porte-avions Clémenceau qui devait être démantelé en Inde mais a du rentrer à cause de l’amiante qu’il contient.

“Les 2 navires de soutien Ouragan et Orage répondent à la réglementation applicable aux navires en service ” a déclaré la semaine dernière à Paris le porte-parole du ministère de la Défense, Jean-Francois Bureau.

Comme la plupart des navires construits dans les années 60, l’Ouragan et l’Orage contiennent de l’amiante, un matériau couramment utilisé à l’époque pour l’isolation. C’est seulement dans les années 90 que l’amiante, aussi utilisé dans la construction et l’industrie lourde a été liée à plusieurs types de cancer.

“Il n’y a aucun risque de santé avec aucun des 2 navires. Ils participent actuellement à des opérations humanitaires. Tout est parfaitement sous contrôle et dûment certifié”, a insisté le porte-parole de la Défense.

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Ou l’on reparle du John Cheek

Jeudi 23 février 2006

John Cheek
Nous vous avions informé qu’un bateau de nationalité anglaise avait été intercepté par la marine argentine pour pêcher à 198 miles des côtes.
L’équipage de 31 hommes avec son Capitaine est intégralement composé de citoyens chiliens, le bateau lui est enregistré à Port Stanley dans les îles Malouines.
Il arborait d’ailleurs fièrement un joli pavillon représentant cette île revendiquée par nos amis argentins.
Par deux fois, le Capitaine avait indiqué sa position et allégué qu’il était, à la lecture de son système GPS, dans les eaux internationales. La marine argentine n’avait manifestement pas les mêmes données sur son propre système.
La société qui possède le bateau, Fortuna Fishing-Petrel Trawling Limited, dont le siège est aux Malouines est composée de capitaux anglais et espagnols.
Le Capitaine, Jaime Cortizo, avait d’ailleurs déclaré, à son arrivée à Comodoro Rivadavia, que le GPS de la Marine devait présenter quelques anomalies et revendiqué sa position dans les eaux internationales.
Peu importe d’ailleurs qui a tort ou raison dans cette affaire, 198 miles ou 200 miles ce n’est jamais qu’une erreur de 1 % et à mon avis l’affaire aurait dû se régler par un avertissement et une admonestation comme cela se passe généralement entre gens de bonne compagnie.
L’Ambassade de Grande-Bretagne a décidé de ne pas mettre de l’huile sur le feu et tout en déclarant qu’à son avis le bateau était dans les eaux internationales a déclaré qu’elle se plierait aux décisions de la préfecture navale argentine.
Quant au fait que le navire déployait fièrement un drapeau des îles Malouines, territoire que revendique l’Argentine et par conséquent bannière non reconnue il suffira simplement aux diplomates de chaque pays de faire étalage de leur langage obscur pour que chacun y trouve son compte et qu’aucun ne perde la face.
Les Espagnols, de leur côté, crient à l’enlèvement et au caractère illégal de la manoeuvre, mais tout le monde s’en fout, eux, ils n’ont pas fait la guerre des Malouines.

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