Archive pour février 2006

L’indépendance de la justice

Vendredi 24 février 2006

Le Conseil Supérieur de la Magistrature sera dorénavant aux mains du pouvoir en place.
Il était important de le réformer mais pas pour le rendre encore plus dépendant de l’exécutif.
La sécurité juridique demandée par les investisseurs potentiels s’éloigne un peu plus.
Argentina: New Law Weakens Judicial Independence (Human Rights Watch, 23-2-2006)
The new measures, proposed in a bill by Senator Cristina Fernández de Kirchner, were approved by Congress late on Wednesday evening after a nine-hour debate.

“Whatever the ruling party’s intentions, this reform will increase the vulnerability of Argentina’s courts to political pressure,” said José Miguel Vivanco, Americas director at Human Rights Watch. “It’s a big disappointment given all that this government has done to restore the credibility of Argentine justice and strengthen the rule of law.”

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L’Ouragan et l’Orage, la cerise sur le gâteau

Jeudi 23 février 2006

Décidément, on est vraiment obligé d’utiliser ce genre d’arguments, pour brader deux navires. Je rêve !

Ouragan et Orage quittent la Marine nationale dans l’actualité en Bretagne sur Breizhoo
Le pedigree de ces bâtiments de 6 000 tonnes intéresse les amiraux argentins car les TCD donneraient à leur pays une meilleure capacité de projection au cas où un deuxième conflit éclaterait pour la possession des îles malouines/Falklands.

Voir billet précédent.

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La France transfère 2 navires de soutien à l’Argentine

Jeudi 23 février 2006

J’adore la prose de la marine nationale.
J’avais déjà parlé de cela il y a quelque temps dans un billet intitulé : Tranfert d’amiante

Le portail des sous-marins > La France transfère 2 navires de soutien à l’Argentine
La nouvelle du transfert des 2 bâtiments a été anticipée par la presse de Buenos Aires après une rencontre entre la ministre argentine de la Défense, Nilda Garré, et l’ambassadeur de France, Francis Lott.

L’Ouragan sera à Buenos Aires lorsque le navire école de la Marine française Jeanne d’Arc fera escale au cours de son tour du monde. Deux jours plus tard , au cours d’une cérémonie officielle à laquelle participeront le chef d’état-major de la marine française, l’Amiral Oudot de Dainville et l’Amiral argentin Jorge Godoy, le navire sera transféré à la Marine argentine.

Apparemment, le prix “symbolique” est de l’ordre de 200.000 Euros pour chaque navire. Mais l’Ouragan va aussi apporter en cadeau 5 radars pour les chasseurs Super Etandard de la Marine argentine, 8 véhicules tout-terrain et des livres pour l’école navale argentine.

Cependant, la transaction ne s’est faite sans controverse en France, non pas pour des raisons politiques mais plutôt écologiques, les mêmes que celles avancées pour le porte-avions Clémenceau qui devait être démantelé en Inde mais a du rentrer à cause de l’amiante qu’il contient.

“Les 2 navires de soutien Ouragan et Orage répondent à la réglementation applicable aux navires en service ” a déclaré la semaine dernière à Paris le porte-parole du ministère de la Défense, Jean-Francois Bureau.

Comme la plupart des navires construits dans les années 60, l’Ouragan et l’Orage contiennent de l’amiante, un matériau couramment utilisé à l’époque pour l’isolation. C’est seulement dans les années 90 que l’amiante, aussi utilisé dans la construction et l’industrie lourde a été liée à plusieurs types de cancer.

“Il n’y a aucun risque de santé avec aucun des 2 navires. Ils participent actuellement à des opérations humanitaires. Tout est parfaitement sous contrôle et dûment certifié”, a insisté le porte-parole de la Défense.

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Ou l’on reparle du John Cheek

Jeudi 23 février 2006

John Cheek
Nous vous avions informé qu’un bateau de nationalité anglaise avait été intercepté par la marine argentine pour pêcher à 198 miles des côtes.
L’équipage de 31 hommes avec son Capitaine est intégralement composé de citoyens chiliens, le bateau lui est enregistré à Port Stanley dans les îles Malouines.
Il arborait d’ailleurs fièrement un joli pavillon représentant cette île revendiquée par nos amis argentins.
Par deux fois, le Capitaine avait indiqué sa position et allégué qu’il était, à la lecture de son système GPS, dans les eaux internationales. La marine argentine n’avait manifestement pas les mêmes données sur son propre système.
La société qui possède le bateau, Fortuna Fishing-Petrel Trawling Limited, dont le siège est aux Malouines est composée de capitaux anglais et espagnols.
Le Capitaine, Jaime Cortizo, avait d’ailleurs déclaré, à son arrivée à Comodoro Rivadavia, que le GPS de la Marine devait présenter quelques anomalies et revendiqué sa position dans les eaux internationales.
Peu importe d’ailleurs qui a tort ou raison dans cette affaire, 198 miles ou 200 miles ce n’est jamais qu’une erreur de 1 % et à mon avis l’affaire aurait dû se régler par un avertissement et une admonestation comme cela se passe généralement entre gens de bonne compagnie.
L’Ambassade de Grande-Bretagne a décidé de ne pas mettre de l’huile sur le feu et tout en déclarant qu’à son avis le bateau était dans les eaux internationales a déclaré qu’elle se plierait aux décisions de la préfecture navale argentine.
Quant au fait que le navire déployait fièrement un drapeau des îles Malouines, territoire que revendique l’Argentine et par conséquent bannière non reconnue il suffira simplement aux diplomates de chaque pays de faire étalage de leur langage obscur pour que chacun y trouve son compte et qu’aucun ne perde la face.
Les Espagnols, de leur côté, crient à l’enlèvement et au caractère illégal de la manoeuvre, mais tout le monde s’en fout, eux, ils n’ont pas fait la guerre des Malouines.

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Je ne suis pas allé voir les Rolling Stones

Mercredi 22 février 2006

J’ai préféré rester chez moi et écouter Chuck Berry.

School days

Johnny B. Goode

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Les papeteries et la Province d’Entre Rios

Mardi 21 février 2006

Depuis 1988. Jorge Pedro Busti, Gouverneur de la Province essaie d’installer des papeteries dans sa région.
Premier essai manqué en 1988, première offre de Arcor, Nobleza Picardo et Citybank qui promettaient un investissement de 400.000 dollars et 1600 emplois.
En 1996, une nouvelle offre de Millar Western Pulp et NLK Consultants. Afin d’aider à la concrétisation de ce projet, monsieur Busti fit voter le décret 2254 qui donnait aux investisseurs de cette industrie des avantages fiscaux conséquents.
Les deux projets n’aboutirent jamais. Les mauvaises langues, il y en a toujours, disent que l’amour inconsidéré que le gouverneur porte aux billets verts est la principale raison de cet échec.
En 2005, deux proches conseillers de son administration se sont rendus en Finlande pour visiter les usines de Botnia. Ils se souviennent encore de la surprise qu’ils ont eue en voyant les cadres de l’usine se servir de l’eau des effluents et la boire.
Aujourd’hui les associations qui bloquent les voies d’accès à l’Uruguay sont financées par la municipalité de Gualeguaychú et se réunissent deux fois par jour en assemblée générale. Des spectacles leur sont offerts.
Le plus drôle c’est qu’hier le Paraguay vient de réclamer à l’Argentine la mise en conformité d’une de ses usines de pâte à papier qui pollue depuis des années la rivière entre les deux pays.
À mon avis, il serait bon d’arrêter ces manifestations d’hystérie collective et financées par ceux, qui malheureusement pour la population locale, n’ont pas su au bon moment donner aux investisseurs l’opportunité de s’installer chez eux.
Une mauvaise foi de cette nature n’est certainement la bonne manière de traiter ce genre de problèmes à l’intérieur du Mercosur et laissera des plaies qui seront lentes à cicatriser.

Voir aussi :
Gualeguaychú, pâte à papier, le tango du papier monnaie
Le torchon brûle entre l’Uruguay et l’Argentine

Expertos argentinos afirman que las papeleras no contaminarán el río - Infobae.com

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Bon voleur, mais mauvais amant

Mardi 21 février 2006

Ils avaient réussi le casse du siècle, ridiculisé le groupe d’intervention Halcon, fierté de la Police de la Province de Buenos Aires, et ils tombent comme des minables.
On ne le dira jamais assez, ne changez pas votre maîtresse de 50 ans pour deux de 25 entre le moment ou vous préparez votre coup et celui ou vous recevez le butin.
Une femme délaissée, ça cause mon bonhomme…
Robo al banco: los detuvieron por una venganza de amor

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Belle prise au large des Malouines

Lundi 20 février 2006

La marine argentine vient de capturer un bateau de pêche anglais qui pêchait à 198 miles nautiques de Comodoro Rivadavia. Il s’est planté de 2 miles l’animal et est maintenant escorté jusqu’au port avec ses 31 hommes d’équipage, et ses 100 tonnes de calamar et de merlu.
Le bateau s’appelle le John Cheek et mesure 53 mètres de long et, croyez-moi, il va faire parler de lui.

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