Archive pour le 3 avril 2006

Cartonero à Buenos Aires

Lundi 3 avril 2006

Une autre photo prise hier, dimanche, en pleine recoleta. C’est un cartonero. Voir l’article de ce site canadien ensuite.
cartoneroCliquez la photo pour la voir en grand.

Chroniques du bout du monde - Radio-Canada.ca
[…]« La crise économique a radicalement changé le paysage urbain. Le nombre des cartoneros s’est multiplié de façon scandaleuse et un commerce informel s’est mis en place », observe Gabriel Fajn, doyen à la chaire de sociologie de l’université de Buenos Aires et auteur d’une étude sur les cartoneros réalisée en 2002. Le phénomène existait avant, mais le nombre de personnes visées aurait décuplé avec la crise. La Ville de Buenos Aires estime à 10 000 le nombre de cartoneros dans la capitale, un chiffre prudent. « Il serait plus juste d’évaluer leur nombre à 100 000 pour la région du grand Buenos Aires », avance M. Fajn, un chiffre tenant compte des cartoneros originaires des banlieues, qui envahissent les rues de la capitale à la tombée de la nuit.[…]

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Esteban, homeless, place Vicente Lopez

Lundi 3 avril 2006

estaban

Cliquez la photo pour la voir en grand.
On se connaît depuis des années, quand l’hiver approche, dès le début de l’automne, il vient prendre ses quartiers sur la Place en face, de chez moi.
Je n’ai jamais su où il passait l’été. Il est grand, fort et fier, et ne se confie pas facilement.
Son chien, un beagle, c’est son compagnon, il partage ses joies et ses peines et défendra ses maigres biens en échange de sa vie. Avec moi, ça va, je l’ai emmené, tout petit, faire ses premiers vaccins chez le vétérinaire. On le soigne et il le sait. Je lui donne des croquettes quand je vois que les temps sont un peu plus durs que d’habitude.
Je ne sais pas comment il fait, mais Esteban a toujours un costume bleu marine, pas en excellent état, mais il porte encore beau quand il veut. On sent qu’il a connu l’aisance.
Un jour je lui demandais : Esteban, comment es-tu arrivé là. Pourquoi ?
Les femmes… c’est ce qu’il m’a répondu. Je ne le crois pas tout à fait, mais, les femmes… c’est quand même le meilleur souvenir qu’on peut avoir quand on est dans la merde.

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