Archive pour le 11 avril 2006

Quelle rigolade

Mardi 11 avril 2006

Je suis allé hier à l’agence immobilière qui vendait l’appartement que j’avais repéré dans ma promenade dominicale.
Une petite demi-heure d’attente dans un bureau qui n’avait d’attrayant que les boiseries au mur. Bref un pauvre petit bureau tout seul, fade, triste, un petit ordinateur windaubé, 2 sièges dans lesquels nous nous installâmes, ma petite chérie et moi.
Arrive enfin la propriétaire des lieux, une agréable publicité pour les régimes d’amaigrissement, dans la version avant le traitement, couverte de bijoux et de produits de beauté collants aux colliers en or dont elle était affublée, mais qui ne laissaient pas trop apparaître leur présence du fait d’une similitude de couleur. Une chance.
Raminagrobis envoya la couleur dès le début de la conversation, je suis avant tout un commissaire priseur, nous dit-elle.
Pour ceux qui ne connaissent pas les moeurs locales, un commissaire priseur appartient toujours à cette secte. Les autres sont morts, La liga.
Avant que nous puissions dire un mot et ce ne fut pas faute d’essayer nous avons du subir l’exposé de ses qualités, honnête et sérieuse, déclinées de maintes et diverses manières.
Ici, je vais faire un petit aparté qui servira à nos jeunes ou moins jeunes lecteurs. Dans la vie vous rencontrerez toujours des gens qui, pour d’obscures raisons, tiennent à vous faire immédiatement et de vive voix l’énoncé de leurs qualités. Écoutez, de toute façon ils ne vous laisseront jamais le choix. Notez exactement le contraire de ce qu’ils vous disent et vous ne vous tromperez jamais. J’ai bien dit jamais.
Donc honnête et sérieuse, je traduisis immédiatement escroc et j’m'en-foutiste, mais j’avais déjà, avant son arrivée, noté ce deuxième point.
Une demi-heure pour faire une offre qui fut qualifiée immédiatement de malhonnête par ce boa constrictor, 10 % en dessous de ce qui est demandé ne peut décemment être qualifiée de ce nom.
Je décidais de sortir de cet antre, mais mal m’en pris, il fallut encore que j’essuie de sa part une leçon de morale, qu’elle m’expliqua une énième fois que sa conception des affaires était basée sur la confiance et le sérieux et elle me demanda une nouvelle offre.
Je fis passer ma petite chérie, qui commençait à être pâle sachant qu’il m’arrive d’exploser assez violemment dans ce genre de situation, par la porte de sortie, et, me retournant lui dit :
Je retire mon offre, effacez s’il vous plaît mon numéro de téléphone de vos tablettes.
Nous descendîmes l’escalier qui menait à la rue tout en écoutant cette harpie vociférer, seule, dans cette pièce qui lui sert d’officine.
Une fois dehors ma femme me dit : Que bien te comportaste ! No lo puedo creer !
Les passants dans la rue doivent encore se souvenir du rire qui nous secoua tous les deux.
Eh oui, il y a des jours comme cela, je suis un ange !

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Yusef Lateef vous avait plu

Mardi 11 avril 2006

Je vous y avais fait goûter il y a quelque temps avec Blues for the Orient.
Cette fois-ci :
Nubian Lady

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C’est le tango du mardi

Tags: Mardi 11 avril 2006

Un moment déjà que je vous laisse sans tango.
En voici un interprété par Julio Sosa :

Sus ojos se cerraron
Tango
1935
Musique: Carlos Gardel
Paroles: Alfredo Le Pera

Sus ojos se cerraron…
y el mundo sigue andando,
su boca que era mía
ya no me besa más,
se apagaron los ecos
de su reír sonoro
y es cruel este silencio
que me hace tanto mal.
Fue mía la piadosa
dulzura de sus manos
que dieron a mis penas
caricias de bondad,
y ahora que la evoco
hundido en mi quebranto,
las lágrimas pensadas
se niegan a brotar,
y no tengo el consuelo
de poder llorar.

¡Porqué sus alas tan cruel quemó la vida!
¡porqué esta mueca siniestra de la suerte!
Quise abrigarla y más pudo la muerte,
¡Cómo me duele y se ahonda mi herida!
Yo sé que ahora vendrán caras extrañas
con su limosna de alivio a mi tormento.
Todo es mentira, mentira es el lamento.
¡Hoy está solo mi corazón!

Como perros de presa
las penas traicioneras
celando mi cariño
galopaban detrás,
y escondida en las aguas
de su mirada buena
la suerte agazapada
marcaba su compás.
En vano yo alentaba
febril una esperanza.
Clavó en i carne viva
sus garras el dolor;
y mientras en las calles
en loca algarabía
el carnaval del mundo
gozaba y se reía,
burlándose el destino
me robó su amor.

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