Archive pour le 8 septembre 2006

6 heures du matin sur la place

Vendredi 8 septembre 2006

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Tous les matins il faut sortir les chiens, ce que nous faisons régulièrement. Il ne fait jamais très froid, 2 à 3 degrés c’est ce que nous avons eu de plus froid cet hiver.
À une certaine époque, il y avait une soixantaine de sans-abri, certains n’ont certainement pas résisté à cette situation. On ne le saura jamais. Un beau matin tout le monde avait disparu. Je m’y étais habitué, et puis, il y a un an et demi ou deux ans peut-être, plus rien, la place était déserte.
Cela fait une drôle d’impression, on se demande ou ils sont passés. Tout cela s’est fait sans bruit.
Pour les chats ce fut pareil. Autour d’un immense caoutchouc entouré d’une grille vivaient à peu près 200 chats. Ça se reproduit à grande vitesse ces bestioles. Ils faisaient le bonheur de mes chiens qui sitôt sur leur terrain commençaient une chasse effrénée, toujours sans résultat, car ils ne pouvaient pas passer à travers les grilles du caoutchouc.
Puis un beau matin, plus un chat. Drôle d’impression aussi. La même en fait, je trouve cela angoissant.
Il reste 3 ou 4 sans-abri. Il y en a un qui est là depuis plus d’un an. Nous nous saluons. Toujours le même, chaussures noires cirées, pantalon gris, blouson bleu marine son barda et un attached case. Curieux, on dirait qu’il travaille, il ressemble à un représentant de commerce ou à un de ces charlatans qui vont de boutique en boutique vendre de la publicité pour une revue qui n’existe pas et qui n’existera jamais.
À cette heure-là, il a déjà quelques croissants en main et un café qu’un des concierges des immeubles entourant la place doit lui donner contre menu service.
Et puis autour de la place marchent une dizaine de femmes, obèses pour la plupart, qui pour perdre leurs excès de la veille, tournent et tournent pendant plus d’une heure.
Pendant ce temps, dans le garage de l’immeuble, commence à préparer ses thermos un vieil homme qui vit en vendant des cafés dans la rue. Il a des dizaines de thermos, café sans sucre, avec lait sans lait…
Avec les concierges je crois être le seul à savoir qu’il dort là. Je l’ai aperçu deux ou trois fois. J’ai fait celui qui ne voyait rien, je n’ai surtout pas dit aux concierges que je connaissais leur secret. Mais de temps en temps, le matin alors qu’il est dans la rue avec sa cariquelle et ses thermos je le salue et je lui souris en espérant qu’il ne m’offrira pas un café.

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Un cimetière dédié aux supporteurs de Boca Juniors

Vendredi 8 septembre 2006

Ça, cela s’appelle avoir le sens du commerce !

Cyberpresse | Insolite
Le club de football de Boca Juniors, actuellement en tête du Championnat d’Argentine, a inauguré jeudi un cimetière dédié aux supporteurs souhaitant porter les couleurs de leur club favori jusque dans l’au-delà.

Le club dispose d’une parcelle du cimetière Parque Iraola de Berazategui (30 km au sud de Buenos Aires), pouvant accueillir 30.000 tombes, fleurie aux couleurs du club.

“C’est une manière de canaliser les envies des supporteurs”, a expliqué l’un des dirigeants du club, Orlando Salvestrini. “Il y a beaucoup de socios qui veulent disperser les cendres de leurs proches dans le stade La Bombonera, a-t-il ajouté. Ici, c’est un endroit plus approprié. Le fan de Boca l’est pour la vie, et même au-delà”.

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