Il y a plus de vingt ans, c’était en 1984
Le samedi matin, l’aéroport de Quito était le lieu de réunion des Français. L’avion d’Air France partait. C’était le seul de la semaine.
On préparait son courrier, on le timbrait et le donnait ouvert aux heureux voyageurs. C’était aussi l’occasion de voir les nouveaux, les anciens, ceux qu’on n’avait pas vus depuis longtemps.
J’étais papa depuis peu.
C’est alors que le chef d’une mission scientifique présente depuis des années dans ce pays comme dans tout ce qui était auparavant les territoires d’outre-mer me dit :
“J’ai appris que tu avais laissé ta femme accoucher sous péridurale et césarienne ! Il faudrait quand même que vous appreniez tous qu’une femme doit accoucher dans la douleur. Elle s’en souvient toute sa vie et cela la rend plus maternelle.”
Croyant à une plaisanterie, je le regardais dans les yeux et je m’aperçus qu’il m’avait dit cela avec toute la force de ses convictions. 3 ou 4 de ses collaborateurs étaient derrière lui et acquiesçaient.
J’ai eu envie de vomir…
Ce fut mon premier vrai contact avec l’Opus Dei.