Archive pour le 28 septembre 2006

José Armando Quiroga, violeur syndiqué

Jeudi 28 septembre 2006

Il a simplement violé plusieurs mineurs de 6, 9 et 13 ans. Son métier, précepteur. Il est aussi employé public dans un établissement recevant les mineurs et responsable syndical. Comme l’a reconnu le juge à la radio, les preuves sont irréfutables.
En attendant son procès, comme en a décidé le juge d’instruction, il restera chez lui, ne pourra pas aller travailler, mais continuera à percevoir son salaire, car il est hors de question de licencier un responsable syndical.
Cela se passe à Chubut, le juge s’appelle Jorge Alberto Criado. La population est indignée.
El fallo que indigna a un país y alienta a los violadores - Infobae.com

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Adieu veaux, vaches, cochons, hôpital (3)

Jeudi 28 septembre 2006

Ce texte fait suite au chapitre 2
Nous en étions à notre deuxième verre de Dubonnet qu’il m’avait servi avec des galettes du Mont-Saint-Michel — un honneur qu’il ne réservait qu’aux connaisseurs, disait-il — lorsque son secrétaire fit son apparition. Il s’appelait Marcelo. Imaginez un mélange de Jacques Villeret et de Michel Boujenah. Il était petit, un peu gros, adipeux. Ses yeux noirs, cachés par des paupières toujours à demi ouvertes, laissaient entrevoir un caractère retors bien qu’il fît des efforts remarquables pour paraître gentil et pas trop malin. Il portait un costume sombre mal repassé, une chemise dont le col ne voyait pas tous les jours la blanchisseuse, une cravate du plus mauvais goût.
Ils se donnèrent avec mon vendeur de grandes tapes sur le dos, ils étaient tous les deux à l’origine de ce contact, et se félicitaient ainsi de sa concrétisation.
Je le saluais donc avec une prudente réserve afin de me permettre d’étudier jusqu’où sa fausse condescendance le conduirait.
Il y avait de magnifiques boiseries sur les murs de ce salon. Un mobilier d’époque coloniale, massif, aux bois sombres et aux velours rouges. Cette atmosphère Dubonnesque me rappela mon enfance, lorsque mes parents m’emmenaient voir, le jour de la fête des Morts — aller donc savoir pourquoi — une paire de vieilles tantes qui nous offraient régulièrement à cette époque un petit verre de vin cuit avec des petits gâteaux. Avec mes deux soeurs, nous nous regardions quand elles nous embrassaient, cela piquait et il restait toujours un de bave sur les joues. Nous attendions, patients, la fin de cette cérémonie pour récolter le petit billet qu’elles ne manquaient jamais de nous donner pour, j’imagine, nous payer de ces efforts.
Il était temps de prendre congé du curé et de partir avec Marcelo, voir ce qu’il avait à nous montrer des installations existantes, les besoins réels, les choses concrètes en somme. On avait prévu pour nos déplacements une voiture avec chauffeur, me dit le Recteur, qui tint à nous raccompagner jusqu’à la porte de sortie de la Cathédrale.
Alors que nous sortions, il nous retint un moment en nous demandant de rester derrière un pilier. Une autre soutane de luxe marchait d’un pas décidé vers ses bureaux et l’écho de ses pas résonnait sous la voûte de l’édifice.
C’est le nonce apostolique, me dit-il, nous ne sommes pas en très bons termes en ce moment, je préfère qu’il ne vous voie pas. Nous avons rendez-vous.
Sur le parvis une magnifique Mercédes noire nous attendait, avec des rideaux aux fenêtres des places arrière et un chauffeur qui ressemblait à un videur de boîte de nuit.
(À suivre)

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Après Etchecolatz, le curé Von Wernich

Jeudi 28 septembre 2006

vonwernich2.jpgÀ qui le tour ? J’ai bien l’impression que c’est parti, que, malgré les menaces, les pressions et même malheureusement la disparition d’un témoin, la justice va enfin être rendue en Argentine.
C’était le Chapelain de la Police de Buenos Aires, il devra rendre compte de tortures, de 19 assassinats et de 33 enlèvements pendant la dictature.
Un peu plus de détails en espagnol :
El cura Von Wernich, confesor del represor Camps, irá a juicio oral por crímenes contra la humanidad - Política - Perfil.com
Pas de quoi rabibocher ce gouvernement avec les autorités religieuses. Tant mieux !

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