Archive pour septembre 2006

On n’échappe pas à son destin

Mardi 26 septembre 2006

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Il s’appelle Parchís et vient de gagner la course de cochon traditionnelle de Colonia Caroya dans la Province de Córdoba.
Imaginez la musique traditionnelle italienne avec des accordéons dans le fond. Cette course qui se déroule tous les ans au Musée Casa Copetti est une vraie fête populaire.
Ses propriétaires vont malgré tout le faire abattre, il ne sera plus bientôt qu’un souvenir, celui qu’on peut avoir d’une bonne saucisse ou d’un bon jambon.
Emmanuel Prosdócimo, expert en porc de compétition, lui l’avait pourtant fait faire un régime alimentaire particulier accompagné d’un entraînement quotidien difficile.
Quelle ingratitude !

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Adieu veaux, vaches, cochons, hôpital (1)

Mardi 26 septembre 2006

Retour aux années 80 en Équateur. Le personnage principal n’étant pas encore mort, je ne citerai ni son nom, ni la ville dans laquelle se déroula cette aventure, bien que quelqu’un curieux et malintentionné puisse quand même retrouver l’identité de ce recteur d’Université Catholique.
Ne croyez surtout pas que je fasse une fixation sur les religions, il aurait pu avoir une autre charge, las, il était curé et recteur d’une U.C.
J’étais dans mon bureau à Quito, regardant d’un air malicieux les seins généreux de ma secrétaire qu’un décolleté provocant mettait toujours devant mes yeux lors de la signature du courrier, lorsque le téléphone sonna.
Sauvé par le gong, pensais-je, bien que je me sois toujours astreint à certaines règles du style, là où on mange on ne défèque pas, on n’en est pas moins homme et il allait falloir, je le savais, mettre les choses au point. Ma phrase favorite dans ce cas là était : “Mon petit, si vous avez envie de vous faire sauter, il va falloir préalablement me donner votre démission. C’est une règle chez moi, jamais avec le personnel”.
Cela avait 2 conséquences immédiates : tout d’abord, j’étais dès le lendemain destinataire d’une lettre démission, ensuite je ne les revoyais jamais comme si le seul fait de coucher avec leur patron avait été la raison essentielle de cet accès de libido. Un peu vexant quand même !
Elle me passa le téléphone en m’indiquant le nom d’un de mes rabatteurs en Province, Rodrigo.
— Je suis sur un gros coup, me dit-il, il faut que tu viennes de suite. Prend l’avion et prévois la semaine.
Les explications qu’il me donna achevèrent de me convaincre de faire réserver un billet d’avion pour le lendemain.
Je représentais toutes sortes de choses. En fait tout ce qui était importable, j’avais des contrats d’exclusivité avec certaines sociétés françaises, d’autres venaient s’ajouter à la liste en fonction de la demande. Il est difficile de se spécialiser sur un type de produit dans un si petit pays et je dois reconnaître qu’apprendre des choses nouvelles chaque jour était ce que j’appréciais le plus dans ce métier.
On situait l’Équateur, à cette époque, lorsqu’on posait la question en France, en Afrique. Il est vrai que la géographie tout comme les langues étrangères ne faisaient pas partie de nos spécialités. Je ne suis pas sûr qu’aujourd’hui ce ne soit pas la même chose.
En faisant mes bagages, ce soir-là, je savais que j’allais rencontrer un curé, Recteur d’Université, provenant d’une grande famille équatorienne qui avait fourni au pays un Président de la République et même un Saint à la fin du 19e siècle. Il désirait acheter des vaches normandes et une porcherie clef en main.
Je choisis deux costumes sombres, des chemises blanches, des cravates pas trop voyantes afin de me fondre dans les ors et les boiseries de la cathédrale où il avait ses bureaux privés.
(à suivre)

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Jorge Julio Lopez, un témoin important pour la suite

Mardi 26 septembre 2006

jorgelopez.JPGEtchecolatz a été condamné la semaine passée à la prison à vie pour crimes contre l’humanité. Nous en avions parlé ici. Jorge Lopez devait, dans une autre affaire, témoigner contre le tortionnaire.
Il a disparu depuis une semaine, vraisemblablement enlevé pour intimider les autres témoins des atrocités commises pendant la dictature militaire.
On a beau fouiller dans l’entourage d’Etchecolatz, on ne trouve rien. Pour lui c’est fini. Mais combien d’autres, depuis 20 ans, grâce à différentes lois d’amnisties, vivent sans remords de conscience en dépensant un butin acquis sur le dos de leurs victimes ?
Il faut bien reconnaître que c’est Nestor Kirchner qui a réellement commencé à vouloir mettre de la justice là ou il n’y avait eu que des condamnations suivies d’amnisties et même si Alfonsin a récemment déclaré qu’il était plus facile d’aller à la chasse au lion une fois que ses prédécesseurs les avaient mis en cage, tout le mérite lui revient.
Mais il va falloir maintenant protéger les témoins de manière un peu plus efficace. La mémoire collective argentine est fragile et encore traumatisée. La moindre faiblesse de l’État devant les anciens tortionnaires la rendrait muette et craintive.

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L’automne à New York

Lundi 25 septembre 2006

Privé de télévision depuis l’arrivée de Kirchner au pouvoir, le fondateur de Pagina 12, Jorge Lanata nous livre régulièrement, via PerfilTV sur internet, ses commentaires sur la politique argentine.
Je ne vous ai pas parlé de la tournée présidentielle aux États unis pour attirer les investisseurs. Il est vrai qu’il n’y avait pas grand-chose à dire. Je vous ai juste montré quelques-unes des parures de Cristina. C’est bien tout ce que j’avais trouvé d’intéressant.
Écoutez le point de vue de Jorge Lanata.

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Pinochet vend ses hochets

Lundi 25 septembre 2006

Tous ses comptes en Banque sont saisis, ses propriétés également suite à différentes décisions de justice portant sur une affaire de faux passeports, de comptes dissimulés de fausses déclarations et malversation de fonds publics.
Il vient de vendre ses médailles et autres décorations pour survivre. L’oligarchie locale les a bien sûr achetées un prix d’or.
Source El Mercurio (Chili).

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Un peu de rangement

Lundi 25 septembre 2006

A cette date, depuis bientôt 3 ans, 1644 billets répartis dans 26 catégories se sont accumulés sur ce blog.
Il devenait urgent de trouver un système de rangement et de consultations de celles-ci plus commode que celle du calendrier que j’ai supprimé.
Allez dans Master Archive, dans la rubrique “Pages” et vous pourrez trouver votre bonheur, du moins c’est ce que j’espère.
Plugin utilisé : Extended Live Archives.

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Le Paco

Lundi 25 septembre 2006

Article en Espagnol
El ‘paco’ golpea a los pobres argentinos : El consumo de la cocaína se expandió - Argentina
Sa traduction en Français (Courrier International)
adicto.jpgDepuis la crise, cette drogue, que les Argentins appellent “paco”, connaît une consommation exponentielle. Les plus touchés sont les adolescents des quartiers pauvres, mais aussi les enfants.
Un jour, María Rosa González n’a plus supporté de voir son troisième fils, Jerónimo, 19 ans, perdre du poids à vue d’œil, ne plus se laver et ne plus dormir. Pour tenter de comprendre, elle a décidé de le suivre dans le dédale de ruelles d’un grand bidonville des environs de Buenos Aires, connu officiellement sous le nom de “Villa de Emergencia 15” mais que tout le monde appelle “Ciudad Oculta” [Ville cachée]. “Je n’avais jamais entendu parler de cette drogue. C’était quelque chose de nouveau pour moi”, raconte-t-elle. Lorsqu’elle a retrouvé son fils, il était assis sur le sol, en train de fumer une sorte de cigarette qui le plongeait déjà dans un état de bien-être. L’effet ne dura que quelques minutes.

“Après avoir fumé la première cigarette, on éprouve un profond sentiment d’angoisse qui pousse à en fumer une autre”

Jerónimo avait fumé sa première cigarette de pâte de cocaïne – dite “paco” dans le langage populaire – à peine quelques semaines plus tôt. Le paco est une drogue puissante, récupérée dans le fond des récipients où la cocaïne a été préparée. [Il s’agit de crack, le crack étant défini par l’observatoire mondial des drogues comme toute substance à inhaler issue de la pâte de cocaïne.] Ces deux dernières années, le crack fait des ravages à Buenos Aires. A la mi-février, le gouverneur de Buenos Aires, Felipe Sola, a tiré la sonnette d’alarme et demandé que tout soit mis en œuvre pour lutter contre le paco. “Il tue nos adolescents et sévit dans les milieux les plus modestes.” Mais la drogue ne s’attaque pas seulement aux adolescents : selon les proches des toxicomanes et les responsables de la lutte contre le narcotrafic, elle est aussi consommée par des enfants de moins de 10 ans. Une cigarette de paco coûte 1 peso (environ 25 centimes d’euro), un prix à la portée de tous. “Après avoir fumé la première cigarette, on éprouve un profond sentiment d’angoisse qui pousse à en fumer une autre”, explique Norma Vallejo, professeur de toxicologie à la faculté de médecine de Buenos Aires et directrice du Secrétariat de prévention de la toxicomanie et de la lutte contre le narcotrafic (SEDRONAR). “De toutes les substances qui circulent dans la rue, c’est celle qui provoque le plus de dégâts et le plus rapidement”, précise-t-elle.
Le paco est une tentation à laquelle les milliers de jeunes et d’enfants dont la réalité quotidienne n’offre aucune issue ont du mal à résister. Il a fait son apparition en 2002, au lendemain de la crise économique et institutionnelle qui a amené le pays au bord du chaos et fait basculer une grande partie de la classe moyenne dans la pauvreté.
“Après la dévaluation du peso, les trafiquants de drogue ont vu que les gens n’avaient plus d’argent pour les payer. Ils ont alors décidé d’utiliser les restes de fabrication de la cocaïne et de les vendre directement à la porte des ‘cuisine’ des laboratoires clandestins”, indique le Dr Eugenio Nadra, du SEDRONAR.
María Rosa a également été confrontée à un autre effet du paco. Des objets de toutes sortes, y compris ceux d’une valeur insignifiante, ont commencé à disparaître de son humble demeure. Son fils les vendait pour pouvoir s’acheter une autre cigarette. Un peso s’ajoutant à un autre, cette dépendance rapide finit par représenter beaucoup d’argent pour des familles qui survivent avec moins de 400 pesos par mois, parfois 200. “J’ai vu des jeunes de la classe moyenne, bien propres et bien habillés, entrer dans Ciudad Oculta et en ressortir presque nus. Ils avaient tout vendu pour avoir un autre paco”, raconte la mère du jeune toxicomane.

La consommation a augmenté de 200 % en quatre ans

La délinquance grimpe, les petits transas (trafiquants) deviennent les maîtres du quartier. Les drogués sont prêts à tout pour le dealer du coin : donner tout ce qu’ils possèdent, administrer une raclée à quelqu’un ou accorder des faveurs sexuelles en échange d’une cigarette de cocaïne.
“Ils sont si maigres et ont les yeux tellement enfoncés dans le visage qu’on les appelle les morts-vivants”, poursuit María Rosa. Jerónimo est passé de 70 kilos à 46. “Les pauvres se droguent parce qu’ils ont l’estomac vide, et les riches parce qu’ils ont l’âme vide”, commente le Dr Nadra.

“Les pauvres se droguent parce qu’ils ont l’estomac vide, et les riches parce qu’ils ont l’âme vide”

La consommation de “la drogue des pauvres” se concentre principalement à la périphérie de la capitale. Mais la rapidité fulgurante avec laquelle elle s’étend a déclenché l’alarme. Les chiffres (non officiels) oscillent entre 30 000 et 70 000 consommateurs. “Son usage a augmenté de 200 % en quatre ans. En règle générale, un toxicomane prend conscience qu’il a un grave problème avec une drogue au bout de quatre ans environ. Avec le paco, cette prise de conscience survient au bout de neuf mois seulement. Le problème est que beaucoup de drogués ne survivent pas jusque-là”, explique Mónica Neuenburg, spécialiste de la dépendance à la fondation Manantiales, un centre de prévention.
María Rosa González n’a trouvé aucune institution publique pour accueillir son fils toxicomane. Désespérée, elle a mobilisé d’autres mères d’enfants tombés sous l’emprise du paco ainsi que des habitants de Ciudad Oculta. Ensemble ils ont manifesté en bloquant une importante artère de Buenos Aires, l’avenue Perón. “Les médias sont arrivés. Nous leur avons parlé du paco et des ravages qu’il fait.” Et Buenos Aires a ouvert les yeux.
Jerónimo est aujourd’hui entré dans un centre de désintoxication. Il sait qu’il a eu de la chance. Plus de chance que ces fillettes de 9 ans qui passent en se traînant devant la maison de sa mère, esclaves d’un cauchemar qu’elles ne parviennent pas à comprendre et qui les oblige à aller chercher de la drogue quand les autres petites filles de leur âge jouent encore à la poupée.
Jorge Marrirodriga
El País

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Le tourisme en Argentine, une valeur sûre

Dimanche 24 septembre 2006

Cette photo a été prise par des amis de passage. Je m’arrange toujours pour leur piquer le contenu de leurs appareils digitaux. Avec leur accord, bien sûr.
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On peut l’agrandir.

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