Archive pour le 21 novembre 2006

Quand Atahualpa Yupanqui interrogeait son Grand-Père à propos de dieu

Tags: Mardi 21 novembre 2006

Petites questions sur dieu :

Un dia yo pregunté
Abuelo, donde está Dios ?.
Mi abuelo se puso triste,
y nada me respondió.

Mi abuelo murio en los campos,
sin rezo ni confesión.
Y lo enterraron los indios
flauta de caña y tambor.

Al tiempo yo pregunté
Padre, que sabes de Dios ?
Mi padre se puso serio
y nada me respondió.

Mi padre murio en la mina
sin doctor ni protección.
Color de sangre minera
tiene el oro del patrón

Mi hermano vive en los montes
y no conoce una flor.
Sudor, malaria, serpientes,
es la vida del leniador.

Y que nadie le pregunte
si sabe donde está Dios.
Por su casa no ha pasado
tan importante señor.

Yo canto por los caminos,
y cuando estoy en prisión
oigo las voces del pueblo
que canta mejor que yo.

Hay un asunto en la tierra
mas importante que Dios.
Y es que nadie escupa sangre
para que otro viva mejor.

Que Dios vela por los pobres ?
Tal vez si, y tal vez no .
Pero es seguro que almuerza
en la mesa del patron.

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Adieu veaux, vaches, cochons, hôpital (29)

Mardi 21 novembre 2006

Ce texte fait suite au chapitre 28

Une odeur de café et de pain grillé me réveilla ce matin-là. Eunice, souriante, m’attendait dans la cuisine en sirotant son premier café. Elle avait plein de choses à me dire. Mais j’étais nerveux et tendu et je lui expliquai de la manière la plus gentille possible qu’avant que j’aie pu ingurgiter un demi-litre de café il était inutile d’essayer d’entreprendre une conversation.
Elle leva les yeux au ciel, puis décida de me laisser en paix. Il fallait que la machine se remette en marche, que je classe mes idées, que je découvre les solutions aux problèmes immédiats que le sommeil m’avait apportées. Un tas de petites choses que je serais bien en peine de vous expliquer, mais qui me sont nécessaires.
Au troisième bol de café je la regardai et lui souris.
— Je suis prêt.
— Tout d’abord, ton plan n’est pas bon. Tu ne peux pas faire confiance à ces révolutionnaires. Je les connais tous. Marcos est un type sérieux, mais il n’est pas toujours très bien entouré. Des étudiants qui passent plus de temps au café qu’à la fac et qui commettent des petits larcins dans la nuit, me dit-elle.
Rodrigo risque de se faire subtiliser l’argent que tu vas lui remettre et il n’est pas sûr qu’ils soient à la hauteur avec les hommes de l’avocat.
— Tu connais l’avocat du Padre ?
— Il se fait appeler Ernst Gruber, il est arrivé du Brésil il y a une dizaine d’années. On le soupçonne d’être un ancien nazi. Il a trois hommes de main, on ne sait pas très bien ce qu’il fait, mais nous croyons qu’il a quelque chose à voir avec des disparitions d’enfants dans les quartiers pauvres de la ville.
Puis elle me dit que son cousin Huascar allait arriver dans un instant et qu’il faudrait que je lui fasse confiance, qu’elle attendrait elle-même dans la cathédrale, près de la porte du bureau du curé Rodrigo et qu’elle échangerait l’enveloppe des dollars avec une autre enveloppe emplie de papier.
— Rodrigo est d’accord avec moi et ne dira rien à Marcos.
Devant une femme décidée et organisée, il n’y a pas grand-chose à dire. Je lui donnai mon accord.
C’était un grand gaillard le Huascar. Cheveux noirs, les traits qui auraient pu être coupés à la hache si son visage n’avait pas eu cette rondeur propre à ses origines. Il avait parlé longuement avec Eunice pendant la nuit, connaissait le restaurant où nous devions dîner avec mes deux ennemis et avait prévu de mettre des hommes un peu partout.
Comme il me le dit :
— Tout d’abord pour me permettre de rentrer de ce rendez-vous sain et sauf, ensuite pour éviter que nos guérilleros commettent des actions irréparables dont je pouvais devenir responsable.
Puis en sortant, il me donna rendez-vous pour déjeuner dans leur centre communautaire. Il faut que tout le monde puisse te reconnaître, me dit-il.
La belle Eunice était contente et rassurée, elle vint m’embrasser lorsque le téléphone sonna.
— Quelle surprise… avec Patrick ?… Ce midi, il ne peut pas… bon d’accord, je viendrais seule… Mais… Je ne sais pas si je pourrais faire ça… rire… c’est vrai, on peut toujours en parler.
Elle raccrocha, resta silencieuse un moment.
— C’était le Dr Rosas… Il m’offre un travail, constituer un herbier de plantes médicinales et donner des cours. Et puis il me demande de reprendre mes études de médecine sans aucuns frais pour moi. Je le vois ce midi chez lui pour qu’on se mette d’accord.
Elle se mit à pleurer.

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Windows en quechua

Mardi 21 novembre 2006

Lac TiticacaLe Quechua est la langue de l’Inca. Celle qui unit aujourd’hui les Indiens de toute la cordillère des Andes, de la Colombie jusqu’en Terre de Feu.
Elle n’est pratiquement plus écrite depuis longtemps, mais est parlée avec quelques différences d’une région à l’autre. Tout comme l’Espagnol, c’est la langue du colonisateur.
L’Inca a commencé sa colonisation des Andes en théorie vers les années 1200 en réalité vers les années 1400.
Manco Capac, le premier Inca, serait sorti du lac Titicaca pour y fonder sa dynastie. Inca veut dire fils du soleil en quechua.
Tous les empereurs avant Yahuar Huacac (1380-1400) ont eu une existence semi-légendaire.
Il s’agit vraisemblablement d’une tribu vivant au bord du lac Titicaca qui a commencé petit à petit à fonder un empire. Elle avait sa religion, nécessaire à l’abêtissement des foules, et se considérait comme la tribu élue des dieux. Elle a imposé sa langue à tous. Il y avait selon les historiens plus ou moins 700 dialectes différents dans les Andes à cette époque.
A l’époque pendant laquelle je vivais en Équateur je m’étais passionné pour l’art pré-incaïque, le nombre de civilisations différentes est impressionnant et certaines fouilles relèvent, aujourd’hui encore de magnifiques petites statuettes mortuaires qui datent de 3000 ans avant notre ère.
Comme vous le savez, Evo Morales veut réintroduire l’étude du Quetchua dans les écoles. Cela me paraît être une bonne chose, peut être pas dans l’ordre des priorités dans une réforme nécessaire du système éducatif, mais on ne va pas non plus décourager les bonnes volontés.
Bill Gates s’est même fendu d’une jolie lettre au Président bolivien en se félicitant de son initiative et de sa participation à la refondation du pays.
Il est vrai que Bill Gates et l’Inca ont tellement de choses en commun !

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