
Les routes terrestres qui mènent en Uruguay seront coupées tout l’été, tout comme elles l’avaient été la saison dernière. Motif, la construction de deux usines de pâte de cellulose en Uruguay.
Longue histoire qui avait failli bien commencer lorsque ces installations devaient se faire en Argentine. Puis, patatras, c’est l’Uruguay qui fut choisi. Ce jour-là elles devinrent polluantes.
Il ne s’agit pas ici de mettre en doute la bonne foi de quelques défenseurs de la nature, mais de mettre le doigt sur la manière de manipuler l’opinion publique à des fins économiques et politiques.
La demande mondiale de pâte de cellulose blanchie a été en 2005 de 45 millions de tonnes et sera en 2020 de 74 millions de tonnes. Ce sont donc deux usines par an de la taille de celle de Botnia en Uruguay qu’il faudra construire. Le problème n’est donc pas d’interdire la construction de ces usines, mais d’en contrôler la qualité. Et puis surtout de remédier aux défauts des usines existantes, d’une génération plus ancienne et qui polluent dangereusement. Il en existe 10 en Argentine actuellement dont 8 qui ont des niveaux de pollution qu’aucun pays n’accepterait.
Quant à la technique utilisée par les Finlandais c’est ce qu’il se fait de mieux actuellement. Si l’on rajoute à cela la promesse de Botnia de mettre aux normes une usine voisine construite en 1937 et qui rejette actuellement plus de 8 tonnes de déchets par jour dans le fleuve et d’améliorer le ressaut d’eaux usées de cette parie de la cote uruguayenne, c’est une nette amélioration des eaux du fleuve Uruguay qui découlera de cette construction.
Ci-après deux extraits, l’un de Greenpeace et l’autre de Botnia en référence.
Para sostener el mercado del papel se necesitan dos “Botnia” por año | Greenpeace Argentina
La escalada de la celulosa en la región que nos pone frente a una disyuntiva: industria sucia versus producción limpia”, sostuvo Juan Carlos Villalonga, director Político de Greenpeace, durante la presentación del informe.
Botnia dispuesta a contribuir a mejorar las aguas del Río Uruguay
Además de estos beneficios a gran escala, el proyecto ofrece posibilidades de mejorar la calidad de las aguas del Río Uruguay, contribuyendo al bienestar de los habitantes de la zona. “Podemos usar las mismas instalaciones de la planta para tratar las aguas residuales de la ciudad de Fray Bentos, mejorando la calidad del agua del Río Uruguay” manifestó Kaisu Annala, Vice Presidente, Medioambiente.
Asimismo, Botnia está también en condiciones de contribuir con la empresa de celulosa y papel Pamer de la ciudad de Otra propuesta que esta en vías de negociación es la relacionada con la fábrica de papel ubicada en la ciudad cercana de Mercedes para disminuir el vertido de efluentes de la misma. Dicha planta carece de un sistema de recuperación de químicos del licor negro por lo cual Botnia ha propuesto procesar el licor negro en la caldera de recuperación de su planta. De acuerdo con el informe de Hatfield, esto reduciría la descarga de DBO en el Río Uruguay en aproximadamente 8,000 kg/día así como también lograría una reducción de la descarga de Demanda Química de Oxígeno (DQO) y de otros contaminantes.
Quelles sont aujourd’hui les conséquences pour l’Argentine ? Après avoir épuisé les experts du monde entier pour effectuer des études qui ne font que confirmer les dires de Botnia, les instances juridiques du Mercosur et du Tribunal de la Haye (des appels sont en cours), c’est au Roi d’Espagne que Nestor Kirchner a demandé un arbitrage,-pourquoi pas au Pape me direz-vous — ne riez pas, il en a été fortement question —.
Attitude quelque peu puérile, il faut bien le reconnaître, et qui amuse fortement Tabare Vasquez le président Uruguayien qui ne cédera pas devant les menaces argentines, l’investissement prévu correspondant à 10 % de son PIB et à 3000 emplois.
D’autre part, le positionnement argentin, n’acceptant jamais les décisions techniques ou même de justice, sauf lorsque celles-ci leur sont favorables, n’est pas fait pour attirer les investisseurs dans un pays réputé pour sa faible sécurité juridique.
Peut-on être aussi exigeant sur les investissements de ses voisins en matière de pollution lorsqu’on est dans l’incapacité de contrôler la pollution de ses propres usines ? Ne parlons même pas du Riachuelo.
Du côté Uruguayien, on sait que la saison touristique sera obérée une fois de plus cette année par le blocage des voies terrestres. La population continuera à se dire que le Mercosur est une bien curieuse chose, et que le grand frère argentin se comporte, une fois de plus, comme un ennemi. Tabaré Vasquez a toujours exigé qu’on cesse de couper les routes pour discuter. À chaque fois qu’une discussion était imminente, on a coupé les routes.
Un double discours qui continue, hier encore, après la décision de la Banque Mondiale, de financer le projet de Botnia Kirchner s’écriait :
— Vous savez que je suis contre le fait de couper les routes, mais je ne ferais rien pour vous en empêcher.
Autant leur dire je serais déçu que vous ne le fassiez pas.