Archive pour novembre 2006

Adieu veaux, vaches, cochons, hôpital (30)

Vendredi 24 novembre 2006

Ce texte fait suite au chapitre 29

Je lui mis la main sur l’épaule. Je suis toujours désemparé devant une femme qui pleure, même si, comme dans ce cas, c’était la joie qui en était l’origine.
— Je ne sais pas si je suis capable de faire ça, me dit-elle.
Je lui expliquais longuement que si, bien sûr, elle en était capable. Qu’il ne fallait pas qu’elle se sous-estime, qu’elle avait appris avec son grand-père un nombre impressionnant de choses et qu’il fallait qu’elle en fasse profiter la communauté ! Quant aux études de médecine, elle avait déjà passé les deux premières années, il n’y avait aucune raison pour que la suite soit plus compliquée.
— Il y a certains secrets que je ne peux pas révéler.
— Garde-les pour toi et qu’ils ne sachent jamais qu’ils existent. C’est ça qui est important. Ne le répète plus jamais. C’est comme ces pratiques de désenvoûtement, je te saurais gré de les garder pour toi.
Elle rit. Ça allait mieux.
Il fallait que je file chez Rodrigo et passer à l’Association des Eleveurs récupérer mon contrat.
— On se voit tout à l’heure, lui dis-je en partant.
Rodrigo et Teresa étaient chez eux. Ils m’attendaient, un peu nerveux. La journée du lendemain les préoccupait. Les changements d’Eunice leur convenaient surtout en ce qui concernait l’acheminement des dollars. Ils ne diraient rien. Ils avaient peur, c’est tout.
J’avais le choix entre une longue et interminable discussion et un coup de gueule. La seconde solution me parut être la plus efficace.
Comme dirait l’autre, un chef, c’est fait pour cheffer, je cheffis donc.
Sur ces entrefaites, l’ami Marcos vint nous rejoindre. Il avait quelques informations, mais de loin bien inférieures aux miennes. Il nota mes précisions et parut satisfait.
— Marcos, maintenant, il faut confirmer tout cela.
Il était un peu décontenancé l’ami Marcos. Il me regarda et hocha la tête, comme un enfant pris en faute.
— Au boulot Marcos, on a des choses à faire.
Je n’avais pas envie qu’il s’éternise ici. J’avais repris en main mes troupes, bien grand mot pour deux personnes, mais c’était essentiel.
Une fois parti, je pris Rodrigo à part. Il fallait maintenant gérer ce contrat et je savais qu’à lui seul il ne pourrait y faire face.
— Il va te falloir un adjoint, mon grand. C’est un crédit revolving, il vient avec un premier envoi de semences, mais il faut inciter les éleveurs à consommer sinon cela ne sert pas à grand-chose. Nos concurrents vont se réveiller et continuer à vendre en direct. Tu as une idée ?
— Nous n’avons qu’un seul concurrent, une entreprise de la côte, le vendeur ici est un jeune, assez sympa, un cousin éloigné d’Alfonso. C’est la raison pour laquelle il n’avait pas accepté le contrat.
— On l’embauche, on prend tout le marché ?
— Ben…
Ces vendeurs, tous les mêmes, partager n’est pas leur fort. Il n’avait pas encore compris qu’il allait se faire dégommer dans six mois ou un an s’il n’acceptait pas de composer.
Je pris ma calculette et je lui expliquai. Pas vraiment convaincu notre ami. Il me fit remarquer que le gagnant c’était moi et que lui, bien sûr, mais enfin… partager les résultats de son travail avec un ancien concurrent…
— Tu fais erreur Rodrigo, il s’agit de partager les résultats de mon travail, pas du tien. Faut-il que je te rafraîchisse la mémoire ?
Fin des débats.
Puis m’adressant à Teresa qui avait suivi la conversation, tout se passait en famille par ici :
— Tu cherches toujours un poste de secrétaire ?
Devant sa réponse affirmative, je lui dis que j’avais certainement une solution. Cela faisait deux ans qu’elle cherchait et sans le lui dire je savais qu’il allait falloir remplacer Eunice assez rapidement. Enfin si elle acceptait la proposition du Dr Rosas, ce dont je ne doutais pas.

Une fois à l’association, il était déjà 11 heures du matin et j’avais rendez-vous avec Huascar à midi au centre communautaire, Eunice me dit qu’Alfonso voulait me voir.

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20 ans plus tard

Vendredi 24 novembre 2006

Le contexte de “Adieu veaux, vaches, cochons, hôpital”. Ce qui suit c’est ce qui s’est passé 20 ans après. En reprenant l’intégralié des textes on comprendra pourquoi.

La révolte très politique des Indiens d’Equateur
TOUT autour : les Andes de la Sierra méridionale. Serpentant sur la route, trois cents Indiens, portés par une colère froide. Glacial, un vent violent oblige les porteurs de banderoles à se plier en deux pour progresser. Ondulant au-dessus de la cohorte flotte le huipala, drapeau aux sept couleurs de l’arc-en-ciel (l’unité des peuples indigènes avant la conquête) et deux étendards noirs : celui de Ruminhaui, légendaire cacique de la résistance autochtone, et celui d’Atahualpa, le dernier Inca. Juché sur une camionnette, un militaire filme les chefs de la manifestation à l’aide d’une caméra vidéo. Lorsque les Indiens pénètrent dans Canar - ville de douze mille habitants, située à une soixantaine de kilomètres de Cuenca -, une escouade de soldats en armes les attend. Sur les pas-de-porte, les habitants contemplent la scène sans sympathie. La manifestation atteint ce qui fut le centre communautaire : Nukanchic Huasi (Notre Maison). Des ruines calcinées et un bâtiment qui, ayant échappé aux flammes, n’offre plus aux regards que des vitres brisées, un intérieur ravagé. Tout au long de l’histoire, les terres des Indiens de Canar ont été confisquées par la grande hacienda[…]

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Juan David, le petit Maradona Colombien

Vendredi 24 novembre 2006


Il a 5 ans et veut jouer à Barcelone !

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Demain la suite

Jeudi 23 novembre 2006

Oui je sais, mais bon il va falloir terminer cette histoire.
Combien reste-t-il d’épisodes ? Je n’en ai aucune idée. 2 ou 3 a priori, à moins que cette nuit quelques éléments remontent à la surface.
Allez savoir.
Je vous promets cependant que ne deviendrais la propriété de personne.
Ils sont trop nombreux à chanter cette chanson en ce moment.

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Gualeguaychú, c’est reparti pour un tour

Jeudi 23 novembre 2006

celulose.jpg
Les routes terrestres qui mènent en Uruguay seront coupées tout l’été, tout comme elles l’avaient été la saison dernière. Motif, la construction de deux usines de pâte de cellulose en Uruguay.
Longue histoire qui avait failli bien commencer lorsque ces installations devaient se faire en Argentine. Puis, patatras, c’est l’Uruguay qui fut choisi. Ce jour-là elles devinrent polluantes.
Il ne s’agit pas ici de mettre en doute la bonne foi de quelques défenseurs de la nature, mais de mettre le doigt sur la manière de manipuler l’opinion publique à des fins économiques et politiques.
La demande mondiale de pâte de cellulose blanchie a été en 2005 de 45 millions de tonnes et sera en 2020 de 74 millions de tonnes. Ce sont donc deux usines par an de la taille de celle de Botnia en Uruguay qu’il faudra construire. Le problème n’est donc pas d’interdire la construction de ces usines, mais d’en contrôler la qualité. Et puis surtout de remédier aux défauts des usines existantes, d’une génération plus ancienne et qui polluent dangereusement. Il en existe 10 en Argentine actuellement dont 8 qui ont des niveaux de pollution qu’aucun pays n’accepterait.
Quant à la technique utilisée par les Finlandais c’est ce qu’il se fait de mieux actuellement. Si l’on rajoute à cela la promesse de Botnia de mettre aux normes une usine voisine construite en 1937 et qui rejette actuellement plus de 8 tonnes de déchets par jour dans le fleuve et d’améliorer le ressaut d’eaux usées de cette parie de la cote uruguayenne, c’est une nette amélioration des eaux du fleuve Uruguay qui découlera de cette construction.
Ci-après deux extraits, l’un de Greenpeace et l’autre de Botnia en référence.

Para sostener el mercado del papel se necesitan dos “Botnia” por año | Greenpeace Argentina
La escalada de la celulosa en la región que nos pone frente a una disyuntiva: industria sucia versus producción limpia”, sostuvo Juan Carlos Villalonga, director Político de Greenpeace, durante la presentación del informe.


Botnia dispuesta a contribuir a mejorar las aguas del Río Uruguay

Además de estos beneficios a gran escala, el proyecto ofrece posibilidades de mejorar la calidad de las aguas del Río Uruguay, contribuyendo al bienestar de los habitantes de la zona. “Podemos usar las mismas instalaciones de la planta para tratar las aguas residuales de la ciudad de Fray Bentos, mejorando la calidad del agua del Río Uruguay” manifestó Kaisu Annala, Vice Presidente, Medioambiente.
Asimismo, Botnia está también en condiciones de contribuir con la empresa de celulosa y papel Pamer de la ciudad de Otra propuesta que esta en vías de negociación es la relacionada con la fábrica de papel ubicada en la ciudad cercana de Mercedes para disminuir el vertido de efluentes de la misma. Dicha planta carece de un sistema de recuperación de químicos del licor negro por lo cual Botnia ha propuesto procesar el licor negro en la caldera de recuperación de su planta. De acuerdo con el informe de Hatfield, esto reduciría la descarga de DBO en el Río Uruguay en aproximadamente 8,000 kg/día así como también lograría una reducción de la descarga de Demanda Química de Oxígeno (DQO) y de otros contaminantes.

Quelles sont aujourd’hui les conséquences pour l’Argentine ? Après avoir épuisé les experts du monde entier pour effectuer des études qui ne font que confirmer les dires de Botnia, les instances juridiques du Mercosur et du Tribunal de la Haye (des appels sont en cours), c’est au Roi d’Espagne que Nestor Kirchner a demandé un arbitrage,-pourquoi pas au Pape me direz-vous — ne riez pas, il en a été fortement question —.
Attitude quelque peu puérile, il faut bien le reconnaître, et qui amuse fortement Tabare Vasquez le président Uruguayien qui ne cédera pas devant les menaces argentines, l’investissement prévu correspondant à 10 % de son PIB et à 3000 emplois.
D’autre part, le positionnement argentin, n’acceptant jamais les décisions techniques ou même de justice, sauf lorsque celles-ci leur sont favorables, n’est pas fait pour attirer les investisseurs dans un pays réputé pour sa faible sécurité juridique.
Peut-on être aussi exigeant sur les investissements de ses voisins en matière de pollution lorsqu’on est dans l’incapacité de contrôler la pollution de ses propres usines ? Ne parlons même pas du Riachuelo.
Du côté Uruguayien, on sait que la saison touristique sera obérée une fois de plus cette année par le blocage des voies terrestres. La population continuera à se dire que le Mercosur est une bien curieuse chose, et que le grand frère argentin se comporte, une fois de plus, comme un ennemi. Tabaré Vasquez a toujours exigé qu’on cesse de couper les routes pour discuter. À chaque fois qu’une discussion était imminente, on a coupé les routes.
Un double discours qui continue, hier encore, après la décision de la Banque Mondiale, de financer le projet de Botnia Kirchner s’écriait :
— Vous savez que je suis contre le fait de couper les routes, mais je ne ferais rien pour vous en empêcher.
Autant leur dire je serais déçu que vous ne le fassiez pas.

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Lettre au président Nestor Kirchner (par Adolfo Pérez Esquivel)

Jeudi 23 novembre 2006
ARGENTINE - « La situation dans la province de Missiones », Lettre au président Nestor Kirchner (por Adolfo Pérez Esquivel) - AlterInfos - América Latina
Dans cette lettre au Président de la République argentine, Nestor Kirchner, Adolfo Pérez Esquivel reprend ses protestations contre les gouverneurs de province qui ont créé de véritables féodalités locales. Chaque province argentine possède sa propre constitution, son parlement et ses propres fonctionnaires. Cette régionalisation des pouvoirs provinciaux comporte bien des risques.

En effet, les salaires et les nominations des magistrats, des policiers et de tous les agents des services provinciaux de l’éducation et de la santé dépendent du gouvernement provincial. Bien sûr, policiers et magistrats, plus utiles à la protection du pouvoir en place, sont mieux payés que les infirmiers et les instituteurs. Cette situation favorise la soumission de tous les fonctionnaires et reste la principale cause de la corruption généralisée[…]

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club du vin

Mercredi 22 novembre 2006

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Un remarquable assemblage, Malbec Merlot Cabernet.
Je ne suis pas en état de vous poster autre chose. 14,5 degrés, ça chauffe.

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Barbara Bush se fait piquer son sac à San Telmo

Mercredi 22 novembre 2006

C’est la fille du fameux George, oui, oui !
Elle était avec sa soeur et 8 agents des services secrets. On est jamais trop prudent.
Dimanche dernier, alors qu’elle mangeait dans un restaurant de San Telmo elle s’est fait fait voler son sac.
Les agents ont remarquablement réagi, nous dit-on. Ils ont laissé filer le voleur afin de protéger l’intégrité physique des filles de papa Bush.
Depuis la police fédérale les accompagne aussi.

Asaltaron a una de las hijas de Bush en San Telmo - Infobae.com

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