
La Fuba, c’est une organisation étudiante de gauche. Bon, comme disait Lula, si on n’est pas de gauche quand on est jeune …
Discours un peu paléolithique, c’est celui qui prend le mieux à cet âge là.
Cela faisait 6 fois ou 7 qu’à l’aide de commandos bien armés ils avaient, cette année, empêché l’élection du recteur de l’Universite. Pas qu’ils soient contre les élections, non, non, ils sont pour, sauf quand ils sont minoritaires.
Leur patron, Agustín Vanella, nous le reverrons certainement dans les années qui viennent dans d’autres lieux, est la représentation classique de ce qu’on peut appeler un étudiant professionnel, professionnel, pas par le nombre de diplômes qu’il a pu accumuler, mais plutôt par le nombre d’années de présence sans succès.
Il faut dire qu’à l’intérieur de la Fuba qui gère depuis des années l’Université d’Etat, il y a des accords entre différentes factions.
Ils arrivaient ainsi à gérer, le mot est un peu inexact veuillez m’en excuser, les sources d’approsionnement en boissons, en nourriture, les parkings, les photocopieuses. Quelques millions de pesos par an qui passaient ainsi de la poche des étudiants dans celles de ceux qui se veulent les dirigeants des mouvements les plus progressistes du monde étudiant.
Sauf que le monde étudiant il en avait depuis quelque marre de se faire racketter par les mêmes.
Les nouveaux élus feront-ils mieux ? Peut-être pas, j’espère que oui, car sinon la future classe politique argentine risque d’être bien semblable à l’actuelle.