Il est plus facile de faire son beurre avec les fermiers d’en face
Sous le magnifique titre : L’oligarchie vénézuélienne tente de provoquer une crise alimentaire, le Cercle Bolivarien de Paris reprend à la lettre les paroles d’Hugo Chávez.
L’oligarchie vénézuelienne tente de provoquer une crise alimentaire
« J’ai envoyé des messages aux producteurs, aux intermédiaires des abattoirs, des chambres froides et des magasins d’alimentation. Mais s’ils continuent à violer les intérêts du peuple, la Constitution, les lois, je vais leur retirer leurs chambres froides, les magasins d’alimentation et les abattoirs et je vais les nationaliser »
Vous avez dû lire, il y a peu de temps, dans Le Monde, un article qui expliquait que le président Venezuelien voulait nationaliser les supermarchés de son pays, et tous les bolivariens de la planète s’étaient offusqués de cette vile attaque qui ne reflétait pas la vérité, une fois de plus Le Monde montrait sa face antibolivarienne.
Quelques jours après, ces mêmes personnes trouvent cela génial et, droit dans leurs bottes, nous font savoir que les processus d’inflation sont dus à l’oligarchie qui veut, ce doit être son objectif le plus important, provoquer une crise alimentaire.
Il y a déjà un peu plus de 25 ans, je me souviens qu’à Caracas, j’avais été surpris par le fait que les fruits et légumes étaient importés des Antilles françaises et par la pénurie de lait que ce pays à toujours eu.
C’est vraisemblablement la raison pour laquelle M. Chávez vient de refinancer une des plus grosses entreprises laitières d’Argentine avec un prêt payable en lait en poudre.
Il est vrai qu’il est plus facile de faire son beurre avec les fermiers d’en face qu’avec ceux de son propre pays. En tout état de cause, c’est plus discret.
