
Un des avantages de Buenos Aires, je devrais dire de l’Argentine en général, ce sont les petits commerçants. Chaque rue, chaque quartier possède les siens. Vous souvenez comme c’était en France, avant l’arrivée des supermarchés ?

C’est encore comme cela, la vie de quartier existe, ils sont nombreux, et, chose curieuse, prospèrent en vendant des produits à meilleur prix, le plus souvent, que les supermarchés qui existent depuis des lustres par ici aussi.

Ce matin donc, nous sommes allés faire des courses, pas bien loin, c’est juste dans la rue derrière, un peu comme partout à Buenos Aires.
Tout cela a disparu depuis longtemps par chez nous et je n’ai pas manqué de m’en faire la réflexion, rapide, certes, mais non moins attentive.

Oui, tout le monde a gagné trois francs six sous en allant au supermarché. Enfin, au début. Maintenant ils ont surtout gagné un chômeur de plus dans la famille, et on n’hésite pas non plus, à aller avec sa petite voiture fabriquée en Corée, ses petites chaussures faites au Maroc, et ses petites fringues faites en Chine de temps en temps par ce qu’on appelle aimablement des prisonniers politiques, à manifester contre les délocalisations de sociétés.
Bref, ce n’est pas simple que ça. bien sûr, mais j’y pensais fortement en me demandant si ceux-là y avaient réfléchi.
Tout ça pour vous dire que, comme d’habitude, ce fut un petit bonheur, de parler, d’acheter des produits frais, de saluer les commerçants du coin, d’être reconnu, bref, de sentir qu’on existe.

Archives pour juin, 2007
Marchés d’hiver
Peinture argentine
Nicanor Duarte Frutos, c’est le Président du Paraguay, a eu un jour une idée brillante.
Puisque le grand problème de l’administration en général c’est la corruption, je vais nommer des mennonites, s’est-il dit. Ils ont la réputation d’être honnête.
On voit bien que Nicanor ne suit pas le Tour de France.
S’il avait su que Floyd Landis, vainqueur du Tour de France 2006, faisait partie du même groupe religieux, il y aurait peut-être regardé à deux fois.
C’est ainsi qu’il nomma Andreas Neufeld Vice ministre des Impots en 2004.
Et depuis 2004 Andreas, le vilain, touche une prime, en plus de son salaire, pour un diplôme d’ingénieur. Les titres universitaires donnent droit à des sursalaires.
Mais un méchant procureur vient de découvrir qu’Andreas Neufeld n’est pas ingénieur, il n’avait pas fini ses études.
100 dollars par mois pendant 43 mois cela fait 4300 dollars, 22 millions de guaranis, qu’il a rendus à l’administration avec sa démission.
On est content, ça fera un peu plus d’argent pour terminer Yacyretá, ce monument inachevé à la corruption.
Il y a quand même une bonne nouvelle aujourd’hui pour les Paraguayens, ils viennent de mettre 5 à 0 aux Colombiens en football en Copa America. Quelle honte !
Allez lire son billet sur le Tango, Tango,Milonga et le bordel du port. C’est très intéressant et je m’en veux de l’avoir un peu chambré. Mais qui aime bien… vous connaissez la suite.
Adriana Varela, encore une fois, dans La Hermana De La Coneja
En un depósito sucio,
bastión de la Ciudad Vieja,
la hermana de la Coneja
perdió la virginidad.
Testigo en la obscuridad
un colchón apoliyado
que quedó como estampado,
con indeleble memoria,
y es origen de esta historia
que no sé bien si es verdad.
Fue como siempre sucede:
se colaron con el Tito,
aquel morocho flaquito
que la conquistó con mimos.
Y desafiando al destino
se dejó de franeleos,
se alborotó el avispero.
Dieciséis años es mucho
cuando te da como un chucho,
y la vida pide cuero.
Después, cuento conocido:
Que qué le vamos a hacer.
que no lo podés tener,
que ya conseguí la guita,
un llanto, cuatro caricias,
que todo va a salir bien,
el fondo de un almacén,
el adiós al flaco Tito
y el comienzo de un periplo
más hamacado que un tren.
Hoy es señora de Tal,
y en el Este veranea.
No imagina el que la vea
que era de Playa Pascual.
Su camelo viene mal,
bate chicos y colegio,
te la trabaja de regio
y anda en checo bien debute
con goma en lugar de yute
y sin preguntar los precios.
Ahora sí que se divierte
en pavada de colchón,
pelo corto a la garzón
y lentes con cadenita.
Recurre al psicoanalista
a la hermana ni la nombra
pero la marca una sombra
que nunca pudo esquivar,
cómo la vino a quedar
allá por la Ciudad Vieja:
la hermana de la Coneja
Le procès commencera le 5 juillet prochain. Ce sera le premier après la disparition de Jorge Julio López. Ce sera aussi la première fois qu’est jugé un membre de l’Église pour sa participation dans le terrorisme d’État. On estime qu’il durera près de trois mois et que déclareront près de cent témoins.
Nous en avions déjà parlé ici.
Policier d’élite à Santa Fe
Il faisait donc partie de la force d’élite de la Province de Santa Fe depuis 7 ans, Miguel Echagüe. D’après ce qu’on dit, bien noté, et surtout aucun antécédent de dysfonctionnements psychologiques.
Quand on sait ce qui s’est passé, il y a certainement des psychologues à virer dans la Province.
Bref, mardi en rentrant du travail cet homme de 34 ans mit dans les mains de son enfant de 9 ans son arme réglementaire et lui a dit : tue-moi.
Chez les Echagüe on n’a pas l’habitude de désobéir aux ordres paternels.
C’est comme ça qu’il est mort.
Le cosmopolitain
Le Cosmopolitain est un restaurant situé dans le microcentro en plein coeur du quartier des affaires, mais aussi proche de la rue Florida chère aux touristes.
25 de Mayo, 597 (esq. Tucuman)
Buenos Aires - Microcentro
4893 2332
Baptiste avec son associé, il n’était pas là, tant pis pour lui, y ont ouvert un restaurant en décembre 2006. Cela fait six mois. C’est bon, c’est pro et c’est pas cher.
Baptiste est un romantique et il m’a raconté l’histoire de ce petit hôtel particulier du vieux Buenos Aires.
Figurez-vous qu’un vieux boulanger célibataire s’éprit ardemment d’une jeune, jolie et pauvre jeune fille qui passait tous les matins lui acheter un pain au chocolat. Fou d’amour et de passion, il construisit au-dessus de sa boulangerie un lieu digne de cacher son amour éperdu pour cet être de qualité.
Émue, celle-ci accepta de l’épouser. Las, il devint rapidement hémiplégique et mourut.
Ne sachant que faire la créature de rêve le transforma en restaurant. Celui-ci devint célèbre en particulier grâce au merveilleux cochon de lait qu’elle y servait et qu’elle faisait cuire dans le four en terre de la vieille boulangerie.
Permettez-moi de vous raconter l’histoire à ma manière.
À cette époque la 25 de Mayo était la rue des putes, c’était la belle époque et un boulanger, gros, gras, vicieux comme un chien jaune y avait fait sa pelote. C’est alors qu’une belle-de-nuit lui mit le grappin dessus et lui fit connaître des extases dont il ne soupçonnait même pas l’existence. Il avait passé sa vie au fournil, levé à 4 heures du matin tous les jours et n’avait eu jusque-là comme occupation que d’assoir une fortune qu’il s’était peu à peu constituée et de renverser ses vendeuses sur des sacs de farine dans un coït bref et malhabile.
Il lui promit la lune, la belle le prit au mot, il succomba dans le plaisir ou peut-être même sous les coups du Julot qui ne devait pas se tenir bien loin.
C’est ma version, mais vous avez le droit de choisir celle de Baptiste.
Mais revenons au cochon de lait.
Le restaurant est plein de charme et possède à l’étage une salle fumeur, ce qui, en ces temps de prohibition, est bien agréable. Il n’est ouvert que le midi, et le jeudi soir il y a une soirée conviviale, l’apéritif à la sortie des bureaux, c’est gratuit pour les dames et pour les messieurs c’est le happy hour. Une manière agréable de se souvenir du bon temps ou d’avoir l’impression de s’encanailler ce que les porteños adorent par-dessus tout.
Pour ne rien vous cacher j’y étais invité avec ma petite chérie, le blogging vous amène de temps en temps d’agréables surprises. Il est cependant bien évident, vous me connaissez, que je n’en parlerais pas si je n’avais pas été séduit par la cuisine qu’on y sert.
Une quiche aux olives remarquable, suivie d’un cochon de lait à la cannelle, je n’ai pas pris de dessert, mais ils ont l’air parfaits. Un verre d’un très bon Malbec, café.
Le menu est à 28 pesos, soit 7 €uros. Qui dit mieux.
La carte des vins est parfaite. Impossible de se tromper, ils n’ont mis que les bons.
J’y suis arrivé de bonne heure pour parler avec baptiste et ne pas déranger le service. En sortant, toutes les tables étaient occupées. Un conseil : Réservez.


Carlos Fernando Navarro Montoya, le gardien de but de l’équipe gagnante s’est fait, lui, totalement déshabiller par ses supporters. Il les remercie de ne pas l’avoir frappé. « Le problème ce n’est pas le football sinon la société », a-t-il déclaré.
Je veux bien le croire, mais pendant ce temps là :
Un homme a été tué, et 14 autres blessés, parmi les supporters de deux équipes de football qui se sont battu à coups de pierre et de tuyaux métalliques, lundi à Buenos Aires, lors d’un match qui a vu la formation de Tigre battre Nueva Chicago 2-1, entraînant ainsi cette dernière en deuxième division.
Au moins 78 personnes ont été interpellées lors de cette bagarre, qui s’est poursuivie sur un axe routier très fréquenté aux heures de pointe.
D’abord débordée par la rixe, la police a reçu le renfort d’unités anti-émeutes, qui ont dispersé les supporters, à coups de grenades lacrymogènes et de balles de caoutchouc, loin du stade du quartier de Mataderos de la capitale argentine.

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