Archive pour le 12 juillet 2007

Que je répare un oubli

Jeudi 12 juillet 2007

Ce n’est pas vraiment un oubli, car je ne connaissais pas ce blog :
Chroniques de Buenos Aires

Belles photos prises dans le métro.

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Mouvement de solidarité spontané

Jeudi 12 juillet 2007

Je gardais cette histoire depuis un moment. Souvent il est inutile de raconter certaines choses lorsqu’elles présentent une actualité qui n’ajoute rien à son contenu.
Un jour, un employé d’une compagnie de téléphone locale et un autre d’une entreprise de courrier décidèrent d’augmenter leurs revenus de manière substantielle.
L’idée était simple. Vider les comptes en banque des personnes détenant un compte aux États-Unis. Il suffisait d’intercepter le courrier avec les relevés de compte, téléphoner à la banque pour demander un virement sur le leur, et intercepter la communication de confirmation que le banquier se devait de faire.
Le courrier, c’était simple, pour intercepter la communication aussi, surtout lorsqu’on est responsable syndical de la compagnie de téléphone, le Capo di tutti capi.
Cela ne dura bien sûr qu’un temps et vous me direz que ce genre d’histoire triviale n’a guère d’intérêt, ce en quoi vous avez tout à fait raison.
Ce qui est intéressant c’est ce qui suit.
Lorsqu’on vint arrêter notre homme dans l’entreprise de téléphone que je ne citerais pas il y eut des mouvements divers comme on dit. Le premier fut de menacer d’une grève totale et illimitée la direction, car il était inconvenant qu’elle ait pu dénoncer un responsable syndical à la police.
C’était un affront qu’il fallait laver.
On apprit très vite que la direction n’y était pour rien, qu’elle avait bien respecté l’omerta en vigueur, que c’était Interpol qui avait fait l’enquête et mit notre gaillard sous les verrous.
Les seconds couteaux restants s’empressèrent de demander aux affiliés, les pauvres ils n’ont pas le choix syndical et leur adhésion est obligatoire, une cotisation supplémentaire et mensuelle pour pourvoir aux frais de la famille de cet être, dont le génie semble avoir été incompris par la police internationale, ainsi qu’à ses frais de justice.
On ne pouvait pas les obliger, mais après quelques coups et quelques chutes malencontreuses dans les escaliers, tout le monde souscrit de bon coeur à ce mouvement de solidarité spontané.

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La guerre des gangs

Jeudi 12 juillet 2007

Revenons sur les deux affaires qui viennent de défrayer la presse nationale et internationale. Celle de Felisa Miceli et de Romina Picolotto.
Tout d’abord, elles ne sont rien si on les compare à des scandales comme ceux de Skanska et des concessions pétrolières accordées récemment dans la Province de Santa Cruz.
Bien sûr, ce n’est, se dira-t-on, que la partie immergée de l’iceberg. C’est vrai, mais c’est surtout une guerre impitoyable qui couvait depuis des années qui vient de se déclarer entre Julio De Vido, ministre de la Planification et Alberto Fernández, Chef de Cabinet, c’est à dire Premier Ministre.
De Vido, c’est l’aile pingouine du Gouvernement, l’homme de confiance de Nestor Kirchner, son caissier dit Elisa Carrio, qui vient directement de la Province de Santa Cruz.
Alberto Fernández, c’est le péronisme de la Capitale, c’est lui qui pousse depuis des mois la candidature de Cristina Kirchner.
Tous les deux savent qu’il faudra bien oxygéner le cabinet après les élections et qu’un des deux en fera les frais. À moins que l’opposition se ressaisisse et s’allie en faisant fi des individualités et de l’égo des candidats potentiels, tâche improbable, c’est, sans l’ombre d’un doute Cristina qui sera la prochaine présidente de l’Argentine.
Les journalistes sont donc à la fête, comme ils ne l’ont jamais été depuis 2003. Depuis cette date, pas une conférence de presse et un mépris profond et affiché pour ceux qui ne louent pas quotidiennement les actions du gouvernement.
Pas de contrôle possible, non plus, puisque le parlement a entériné chaque année l’usage discrétionnaire des fonds publics pour cause d’urgence économique.
À ces deux clans principaux répondent différents organes de l’état et, comme on avait l’habitude de le dire à l’époque de Menem, on vole pour la couronne.
Il ne faut pas être surpris par le fait que des documents compromettants se trouvent soudainement entre les mains des journalistes. Chaque clan diffuse de quoi mettre en difficulté son adversaire. Ils n’ont que l’embarras du choix.
On aura beau accuser l’opposition de commencer une campagne nauséabonde contre Cristina Kirchner, c’est bien parmi les proches du pouvoir et ceux qui veulent s’y perpétrer qu’il faut chercher les responsables.

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L’humour du jour

Jeudi 12 juillet 2007

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