Comme tous les matins à 6 heures, le radio-réveil s’est mis en route. Bonjour tout le monde, pas très chaud ce matin, blablabla blablabla…
Pour ceux qui écoutent la radio en Argentine, vous aurez certainement noté le côté convivial et fouillis des informations matinales. On parle un peu de tout, sans ordre précis, au gré de l’inspiration et du moment. Au début j’étais même en admiration devant ce style dépouillé de toute logique en me demandant comment ils préparaient tout cela.
En fait, ils ne préparent rien, le secret est là, pas de raison d’être admiratif !
Le style d’abord les grands titres, ensuite on y revient en détail, oubliez ! Enfin, c’est ce qui se passe sur Radio La Plata que j’écoute tous les matins, Nelson Castro je l’aime bien à la radio, beaucoup plus qu’à la télé.
C’est ma petite chérie qui m’a mis la puce à l’oreille.
— Ils ont perdu ces boludos, me dit-elle soudain !
J’avais complètement oublié ce match. Argentine-Brésil, un grand classique dans la région.
Par contre, les élections internes du Parti Radical ont pris une dimension qui ne correspond en rien à leur importance. Un parti déchiré, un mort-vivant dont deux ou trois personnes s’arrachent la dépouille.
En cherchant bien dans les journaux en ligne argentins, en bas, dans un coin, caché du reste, j’ai pu avoir confirmation de mes soupçons.
3 à 0, ils se sont même mis un but tout seul, pas de quoi pavoiser, aucune raison d’en parler.
Vous savez donc de quoi il ne faut surtout pas parler aujourd’hui.