Johnny Cash, et je vous remets la même
Quel manque d’imagination, je sais…
C’est pour ceux qui l’auraient manqué :
Quel manque d’imagination, je sais…
C’est pour ceux qui l’auraient manqué :
(Bien entendu, cette histoire n’a jamais existé, même si certains s’en souviennent encore)
Au milieu des années 80, tous les observateurs politiques qui s’intéressèrent, de près ou de loin, au maire fraîchement élu de Q., jolie capitale d’un pays andin que je ne citerai pas, s’en souviennent : c’était un homme impressionnant. Grand, très grand, le premier magistrat de la cité avait de profonds yeux noirs, et un visage basané, marqué ici ou là par les stigmates de la petite vérole. Mais sous ses épais cheveux noirs, soigneusement peignés en arrière, ce qui frappait le plus ses visiteurs, dans son bureau de l’hôtel de ville, ou dans le salon surchargé de sa maison, c’était… sa tête. Elle était grosse, énorme, disproportionnée : au point que, dans les favelas acquises à sa cause comme dans les banlieues résidentielles davantage rétives à ses harangues, ses plus fervents partisans comme ses plus féroces adversaires le désignaient par son surnom : le cabezon . La Grosse Tête.
Il avait débuté son parcours politique comme animateur de radio, et c’est sur les ondes, où il dénonçait sans relâche la corruption des élus, qu’il avait, au fil des ans et des scandales, acquis peu à peu une stature d’homme intègre, et incorruptible. Pendant plus de dix ans, Cabezon s’était attaqué corps et âme à ce fléau, donnant à sa mission des allures de sacerdoce, jusqu’à ce que, sa popularité grandissant, les instituts de sondages le retrouvent systématiquement en tête de leurs études d’opinion… et qu’il se présente dans la foulée aux élections. Evidemment, il fut élu au premier tour. Dans un pays pauvre, où le moindre contribuable voyait chaque année ses impôts s’évanouir dans l’acquisition de luxueuses haciendas ou d’immeubles de standing finissant par faire partie, de mystérieuse façon, du patrimoine de leurs élus, il faut croire que sa réputation personnelle constituait le meilleur des programmes.
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Pour la première fois en Amérique Latine, un membre de l’église catholique est jugé pour atteinte aux droits de l’homme. Christian von Wernich, aumônier de la police en Argentine pendant la dictature, profitait de son statut de prêtre pour faire parler les détenus.
Parle et Dieu t’aidera
[…]“Lorsque dans ces moments de terreur, vous voyez un prêtre arriver, vous pensez que Dieu vient vous tendre la main. En réalité, c’était bien le diable qui venait nous rendre visite”, raconte à la barre des témoins un ancien détenu. “Il nous conseillait de parler, vous ne serez plus torturés nous promettait-il, vous serez plus confortables, c’est pour le bien de la patrie et l’amour de Dieu”, ajoute cet autre témoin. Il seront ainsi 123 à venir à la barre témoigner de l’horreur vécue dans les prisons de Ramon Camps et de son aumônier.[…]
Un procès long et pénible pour les témoins. les menaces sont constantes, et l’ombre de Julio López plane sur l’assemblée.
Tout le monde est en vacances. Vous n’avez pas envie de commenter. Ok.
J’ai fait un p´tit tour en ville hier, j’ai pris un verre ou deux et puis j’ai vu, j’ai regardé, et ça m’a rappelé ce conte de Charles Bukowski :
L’autre soir, je me suis retrouvé dans un concert d’habitude je déteste ça. Au fond, je suis un solitaire, un vieil ivrogne qui préfère boire tout seul, avec sans doute pour unique espoir d’entendre un peu de Mahler ou de Stravinski à la radio. Mais ce soir-là, j’étais dans la foule en folie. Je ne vous dirai pas pourquoi, car c’est une autre histoire, sans doute plus longue, sans doute plus déroutante. J’étais debout dans mon coin, à boire mon vin, à écouter les Doors, les Beatles ou l’Airplane se mélanger avec le brouhaha des voix, et je me suis rendu compte que j’avais besoin d’une cigarette. J’étais à sec. Ça m’arrive souvent. J’ai vu deux jeunes types, tout proches, les bras pendants et oscillants, le corps mou, bovin, le cou tordu, pour ainsi dire en caoutchouc, du caoutchouc en charpie qui s’étirait et se disloquait.
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Chanson officielle de la campagne, elle a été composée par l’excellentissime groupe La Clase K. Des musiciens de première. La classe, quoi, comme leur nom l’indique.
Nous venons d’apprendre qu’ils n’ont mis que deux jours pour écrire les paroles, ce qui est un exploit qu’il faut souligner et surtout applaudir bien fort.
Un futur tube, à ne pas en douter, et bientôt dans toutes les discothèques du pays.
Bon, je sens un flottement dans l’enthousiasme délirant qui devrait vous saisir, mais, vous savez, les goûts et les couleurs…
La cumbia de Cristina
En el barrio comentaban que la cosa iba a cambiar
la gente esperanzada, le rezaba al General
Después de 4 años, Tío Néstor nos cumplió
apoyamos el proyecto, para la transformación.
Cristina, sos el campo popular, Cristina junto a vos vamos a estar
Cristina gobernando la Nación, el cambio recién empieza
Junto a Néstor conducción.
Hormigueros de traidores se quieren amontonar
pero acá estamos nosotros, ni uno solo va a pasar.
Ese sueño tan hermoso que con Néstor comenzó
y que hoy está en tus ojos toda su continuación.
Cristina, sos el campo popular, Cristina, junto a vos vamos a estar
Cristina gobernando la Nación, y acá están los jóvenes para la liberación.

Dessin : Miguel Rep
Pourquoi y a-t-il autant de psychanalystes dans ce pays ? La blague qui se sert le plus souvent reprise par tous les commentateurs du phénomène est la fameuse phrase :
On va servir le thé dans un moment, juste le temps que la bonne revienne de sa séance de psychanalyse.
Je cherche depuis des années et je n’ai pas trouvé la réponse. À vrai dire, je n’en sais rien, ou peut-être bien suis-je sur une piste…
En fait je suis sur une piste, cela fait longtemps que je me la susurre, que je me la décline, que je me la déguste.
J’en ai lu des opinions sur le sujet, des opinions tranchées, même des opinions tellement compliquées que je n’ai rien compris, des conneries, des masturbations intellectuelles, des avis de psychanalystes, des avis de psychanalysés, d’illuminées de toute sorte.
On se pose des questions. On se les pose mal certainement. Au début, je croyais que les gens allaient chez le psychanalyste parce qu’ils étaient malades. Je sais maintenant que ce n’est pas vrai.
Pourquoi ?
Je n’en ai jamais vu un sortir guéri. C’est quand même une bonne raison, non ?
Alors, vous aimeriez bien que je vous dise ce que j’ai trouvé ? Le résultat de mes recherches !
Non, je ne vous le dirai pas. À vous de chercher.
Mais je vous donne une piste.
La psychanalyse c’est comme le dulce de leche, quand on a commencé à y tremper sa cuillère on ne peut pas arrêter.
J’avais vu cet article au mois de mai dans l’hebdomadaire El Fantasma, c’est l’hebdo du quartier de la Recoleta.
Je l’avais mis de côté, je ne savais pas très bien comment prendre tout cela. S’il s’agissait d’une blague ou bien d’autre chose.
Je vous laisse découvrir l’article :
Recoleta cabaretera « El Fantasma de Recoleta BLOG
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Pour les mauvais esprits (il y en a de plus en plus), est-il besoin de préciser que cet article ne reflète pas ce que peut penser toute la population.
Ce doit être ce qu’on appelle la discrimination positive. Pourtant, ne vous y trompez pas:
On téléphone à tous ces amis, on va déjeuner avec eux. Évitez quand même d’utiliser votre téléphone portable, les communications risquent d’être saturées aujourd’hui.
Le jour de l’ami, c’est une invention argentine, mais oui, mais oui.
Tout comme, on me l’a tellement répété que je vous le livre :
Le stylo bille appelé ici birome, du nom de son inventeur.
Le bidet, c’est ce qu’on dit, mais j’ai quelques doutes.
Le magiclick, inventé par Hugo Kogan en 1963.
Le dulce de leche, et là nos amis uruguayens ne sont pas d’accord.
Un grand bonjour à tous les amis.