C’est le jour des pauvres

C’est le jour où tous les employés des organisations internationales se regardent avec fierté dans leur miroir en se rasant avec une crème hypoallergénique qui vaut la peau du cul, où dans tous les pays du monde ils regagnent leurs bureaux climatisés avec leurs belles voitures hors taxe et qu’ils se félicitent de l’oeuvre accomplie ces dernières années. On ouvre le champagne…
Rendez-vous compte, braves gens, que sans la présence de ces personnages dont la bonne santé morale et psychologique tient au simple fait qu’ils pensent, bien souvent avec raison d’ailleurs, que sans eux les choses seraient encore pires et qu’ils ont un job en or… (Je ne continue pas, je deviendrais méchant)
Encore pires, c’est quoi ?
Ce sont les pauvres qui viennent frapper à votre porte, qui foutent un coup de pied au cul aux gouvernements en place, qui n’acceptent plus le populisme comme placebo à leurs maux, qui seraient même capables de rétablir la guillotine, bref qui risqueraient de foutre l’économie mondiale en l’air, les corrompus au trou, que sais-je moi, se faire un petit champ de patates et de légumes verts à l’abri de vos pesticides.
Je retire la dernière proposition, elle est trop extrémiste.
Messieurs, les riches vous remercient de tout leur coeur, ils ont grâce à vous de belles années encore devant eux.
