Privé de pisco

Nous avions une invitation dans une galerie pour le vernissage d’un artiste péruvien. Aller zou, un coup de taxi, on nous avait promis du pisco sour à gogo, ça valait bien un petit déplacement.
On a pris le taxi. Pas causant, mais manifestement à cheval entre deux religions comme vous pouvez le voir sur la photo. Le petit bidule vert à droite me paraît assez sympa, il faudra que j’essaie.


On a trouvé, ce n’était pas bien loin. Comme je le craignais, la qualité des oeuvres exposées étaient pus proche de la boutique de gadget du marché de Hong Kong que d’autres choses. Encore là-bas ont-ils l’intelligence de placer une pendule au milieu de telle sorte que lorsqu’un regard se pose, attendri, sur l’objet on ait au moins l’heure.

Une autre surprise nous attendait, l’artiste était à l’hôpital depuis trois jours et la pauvre galeriste ne l’a su qu’une demi-heure avant le début du vernissage. (Entre nous soit dit, il faudra qu’elle change de métier, elle aurait pu s’en inquiéter auparavant).
Résultat, pas de pisco !
Pas de vin, même pas de flotte, expo annulée pour une raison incompréhensible puisque les oeuvres, si on peut appeler ça ainsi, étaient, elles, bien présentes.
On est reparti à pied. Les commerces ouvrent tard à Buenos Aires et sur le trajet du retour, nous avons fait une halte dans une petite échoppe de fruits dont le propriétaire, sans le vouloir, avait un sens artistique bien plus développé que notre Péruvien.






