Je n’ai pas du tout aimé les déclarations de monsieur Uribe. Monsieur Uribe, comme beaucoup d’autres, dans d’autres pays, a peut-être été élu démocratiquement, mais ce n’est pas une raison pour lui donner un brevet de démocrate.
Bien sûr les FARC ne sont ni plus ni moins que des terroristes. Le problème c’est qu’une partie de ceux qui les combattent n’a strictement rien à leur envier. Des monstres, les uns contre les autres. Des histoires qui ne se racontent pas, ni là-bas ni autre part. C’est que voyez-vous, tout le monde voudrait voir des bons d’un côté et des méchants de l’autre. Même si les rôles sont inversés selon les points de vue politiques des badauds que nous sommes.
Nous ne sommes que des badauds, on regarde à droite et pas à gauche. Ou bien le contraire. Ou bien autre chose.
Si vous lisez l’espagnol, vous verrez que ce témoignage est poignant, difficile, qu’il va faire hurler une partie d’entre vous, et qu’il réconfortera à tort l’autre partie. Encore une guerre sainte qui ne dit pas son nom.
Camarades, compagnons ou croisés de la liberté ne choississez surtout pas votre camp. (J’ai dû en oublier quelques-uns.)
Colombia, El Tiempo.com /
Noviembre 25 de 2007/
Luz María Sierra/Jefe Redacción El Tiempo.-
Esta historia revela una más desgarradora: la de niños que ‘Martín Llanos’ reclutaba y son hoy veteranos de guerra con 18, 19 o 22 años. Apenas ahora se atreven a contar los horrores que vivieron. .
Guardadas las proporciones, podría compararse con lo ocurrido a los niños de Sierra Leona que ha escandalizado al mundo: niños reclutados a la fuerza y “entrenados en la barbarie para perder el pudor y convertirse en asesinos eficientes”, como diría la columnista Natalia Springer.
En una larga entrevista con un llanero que a los 17 años, en el 2004, ya era veterano de la más cruenta pelea ‘paraca’ que haya vivido el país -la de los ‘buitragueños’ de Martín Llanos (el único jefe paramilitar que no desarmó a su ejército) contra los ‘urabeños’ de Arroyave- él me contaba que a veces les dejaban los muertos “a los ‘chulos’” y otras veces los “picaban” para echarlos a los ríos. Me explicaba que “tocaba chicotearlos y sacarles las tripas, porque si no, flotaban. Las tripas las pincha uno, les abre hueco para que se llenen de agua y al río las echa también”.
-¿Y a alguno le daban pesadillas?, pregunté.
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