Archives pour février, 2008

29
fév

Drôle d’époque

Celle où l’ONU, à petits pas certes, mais ô combien significatifs, voudrait faire passer le blasphème pour un crime raciste.
Celle où l’on voudrait nous faire croire que la laïcité est ancrée dans une culture esclavagiste et colonialiste.
Celle où petit à petit les idéologies totalitaires sont remplacées par des religions et leur obscurantisme.
Celle où l’on s’efforce de nous faire oublier les crimes commis au nom de Dieu.
Celle où la liberté des peuples ne vaut rien face à la balance commerciale.
Celle où la protection des personnes menacées pour leurs idées est abandonnée au profit de la sécurité d’une communauté.
Celle où, paradoxalement, la vie d’un otage s’échange contre des promesses de reconnaissance politique à des groupes terroristes qui pratiquent depuis des lustres le crime contre l’humanité.
Celle où l’opportunisme a remplacé depuis longtemps la défense des grands principes démocratiques.

Celle qui bientôt peut-être, au point où nous en sommes, verra les groupes narcos entrer à l’OMC afin de mieux contrôler le trafic de drogue dans le monde et épargner nos pays soi-disant développés et qui perdent de plus en plus, ainsi, ce qui faisait leur grandeur.

28
fév

Chiquita, un mois déjà

Elle est arrivée il y a un mois maintenant.
Chiquita

28
fév

François Léotard : “Depuis que tu es à l’Elysée je suis inquiet”

Allez lire le reste, j’ai particulièrement aimé ce passage :

François Léotard : “Depuis que tu es à l’Elysée je suis inquiet”, EXTRAITS
J’aurais aimé qu’à côté de Guy Môquet tu cites Aragon, celui de ‘l’Affiche rouge’. Parce qu’il parle de Manouchian et que le poème d’Aragon est lové dans l’écriture de la dernière lettre du futur fusillé. Pourquoi dis-je cela ? Parce que ces étrangers “mais nos frères pourtant” ont davantage honoré la France que ces “bons Français” qui tranquillement la salissaient à Vichy. Parce que ce sont souvent des étrangers qui ont aimé notre pays plus que nous ne l’avons fait. Parce qu’ils portaient “des noms difficiles à prononcer”, parce qu’ils considéraient que peut-être dans le mot France il y avait un désir de droit et - qui sait - une résistance cachée.

“Ca va mal finir”, par François Léotard, Grasset, 138 pages, 10 euros.

27
fév

Triste sommet sur l’énergie

La semaine passée, la réunion au sommet entre les Kirchner, lula et Evo Morales, n’a pas donné les résultats attendus. Devant la baisse de la production de gaz bolivien, Cristina, on se demande bien pourquoi, espérait que Lula lui céderait un peu de son quota.
Que nenni lui a répondu gentiment notre souriant barbu, mais si vous deviez avoir des problèmes très très graves nous verrions à ce moment-là ce que nous ferons. Evo, quant à lui a dit la même chose aux deux autres.
C’est que les choses ne vont pas bien en Bolivie, la production baisse et les investissements aussi. Seul Petrobras arrive à tirer son épingle du jeu, on ne peut pas se mettre mal avec tout le monde.
Tout cela, bien entendu, on a pu l’apprendre par la presse étrangère, toujours pas de conférence de presse en Argentine depuis que les Kirchner sont au pouvoir.
Une fois rentrés chez eux, les Boliviens, par la voix du Vice Président cette fois, ont même fait savoir qu’il leur serait impossible dans les prochaines années de respecter le contrat d’approvisionnement signé avec l’Argentine en 2006.
Depuis la Casa Rosada, Cristina a fait un petit discours, tout va très bien madame la marquise, seuls les journalistes, comme d’habitude, se sont mis en tête de jouer les oiseaux de mauvais augure.
En fait, c’est un peu la panique, on se demande bien comment on alimentera les centrales électriques pour produire de l’électricité et on croise les doigts pour que l’hiver ne soit pas trop froid.
Mais Lula a été très clair, des trente millions de m3/jours que le Brésil importe actuellement de Bolivie, il n’y aura pas une molécule pour l’Argentine.
Quant aux 7,7 millions de m3/jour que la Bolivie devait exporter vers l’Argentine en vertu du contrat de 2006, on en restera à 3 millions si cela est possible a dit Morales.
Pour être clair, l’Empire (le Brésil) 1 Argentine 0.
Avec un prix de consolation que Lula, ne voulant quand même pas avoir l’air trop pingre, a accordé à l’Argentine, 200 mégawatts en électricité, ce qui correspond à 1 million de m3 de gaz. Cela seulement cet hiver.

Résultat il manque 600 mégawatts et la seule solution pour alimenter les centrales et l’industrie c’est le Venezuela et son gasoil.
Nous avons oublié de faire participer le Venezuela à ce sommet vient donc de déclarer Cristina hier avant d’annoncer son départ pour Caracas dans les jours qui viennent.

Soyons clairs, personne ne l’avait oublié l’ami Chávez, mais personne n’avait envie de le voir.

Mais le grand oublié dans cette affaire c’est le Chili. Il dépend entièrement de la bonne volonté de l’Argentine pour son énergie basée sur le gaz. On n’en a pas parlé, ils ne disent rien de l’autre côté de la cordillère, mais à mon avis ils doivent commencer à s’acheter des petites laines pour passer l’hiver au chaud.

Et puis je rajoute le petit mot pour rire, on lance enfin la licitation pour la construction du gazoduc entre la Bolivie et l’Argentine, tant de fois promise, tant de fois repoussée. Il devait être terminé en 2005. Mais aujourd’hui, il semble de plus en plus important de construire un gazoduc pour importer le gaz que la Bolivie est dans l’impossibilité de produire.

25
fév

Yann Arthus-Bertrand, un brevet bidon d’écologiste criant son « chant d’amour à la terre »

Peut-être qu’il a gêné quelques personnes, je n’en suis pas sur, vous savez ce qu’on peu raconter à la télé française sur Yacyreta, par ici, comme disait Chirac ça leur en touche une sans faire bouger l’autre.
C’est vrai que, d’autre part Yacyreta, est un monument à la corruption. Cela fait 15 ans qu’on le sait.
Sans doute une mauvaise coordination des paiements, rien de plus, et tout le monde maintenant en profite. C’est la loi du genre.
Et puis c’est vrai on cherche à remonter le niveau des eaux, on a besoin d’électricité dans la région, et cela ne se fera pas sans déménagement de quelques villages.
Mais moi, les faux prophètes, les faux hommes politiques honnêtes et les faux écolos, j’arrive encore à les apercevoir.
Je vous laisse à cet article, navré, j’en ai pris l’intégralité, mais il y a lien sur le site. Je ne partage peut-être pas tout, mais c’est intéressant :

YANN ARTHUS-BERTRAND
Un jour Yann Arthus-Bertrand eut une illumination : et si je montais à bord d’un hélico pour shooter la terre vue du ciel ? Oh le joli champ de tournesols, la petite île en forme de cœur, l’iceberg qu’on dirait un glaçon qui flotte dans un verre de Javel, les déserts d’Afrique irisés comme une bonbonnière. Et pas un seul terrien pour polluer le paysage ! L’idée de Bertrand était d’autant plus géniale que c’était la seule qu’il ait jamais eue de sa vie. Un peu comme Jean-Alphonse Michu avec l’épluche-patates, Patrick Hernandez avec « Born to be alive » ou Bernard Henri-Lévy avec sa chemise blanche ouverte sur deux boutons, l’inventeur de La terre vue du ciel n’a pas eu à se creuser les méninges une seconde fois. La première était la bonne : trois millions d’albums en vingt-quatre langues déversés au pied du sapin de Noël et sur la table de nuit de la belle-mère, entre le Goncourt et le dentier, assortis d’un brevet d’écologiste criant son « chant d’amour à la terre ». Un chant qui se décline en dérivés innombrables, dont ce champion du recyclage veille à extraire tout le jus commercial sans en perdre une goutte : Côtes atlantiques vues du ciel (1994), La Bourgogne vue du ciel (1996), Paris vu du ciel (1999), Les Yvelines vues du ciel (2002), Mon cul sur la commode vu du ciel… « C’est quelque chose de fort, l’amour », expliquait-il récemment chez Laurent Ruquier (France 2, 06/10/07).
Avant de plastifier le globe en cartes postales, Yann Arthus-Bertrand militait déjà en faveur de la biodiversité. Dix années durant, il a couvert le rallye du Paris-Dakar pour Paris-Match, afin que le monde légué à ses petits-enfants conserve la mémoire des pionniers du développement durable qui fertilisaient le Sahel en éventrant les dunes, en vidangeant leurs 4×4 et en transformant des gamins en compost organique. Photographe officiel de Ferrari, de Disneyland, du tournoi (équitable) de Roland-Garros et du Salon (propre) de l’agriculture, « YAB » a aussi offert ses services au groupe Total, protecteur des plages bretonnes et des décroissants birmans. Dans une des plaquettes illustrées par ses soins, intitulée Créateurs d’énergie, l’exigence de la performance (2004), on peut lire que Total « place en tête de ses priorités le respect des hommes et de l’environnement ». Une priorité affirmée aussi par Nicolas Sarkozy et Jean-Louis Borloo, auxquels l’artiste parrainé par l’Unesco a servi de guide dans leurs trekkings respectifs en Guyane et au Groenland. Non pour faire de la politique, précise-t-il, mais pour « témoigner de la beauté du monde ». Bien sûr, les bonnes causes ont un prix : trois mille heures de vol en 2006 pour mitrailler une centaine de pays à bonne distance. Ça en fait, des tonnes de CO2 balancées dans les gencives de l’atmosphère. Mais le héraut de Grenelle a tout prévu. Il y a un an, faisant la promo d’une émission spéciale que lui dédiait France 2 (évidemment baptisée « Vu du ciel »), Bertrand a pavoisé : « C’est la première émission au monde qui est compensée carbone [sic]. C’est-à-dire qu’on a calculé tout ce carbone dépensé par les billets d’avion [re-sic] et par les hélicoptères pour ne pas réchauffer la planète et on a fourni des fours au Cambodge pour essayer de réduire l’impact des déforestations » (JT, France 2, 31/10/06). Des fours au Cambodge pour compenser les montagnes de kérosène, de chlore, de bois et d’emballages qui abreuvent sa marchandise ? Comme dit un vieux proverbe provençal : Fais du bien à Bertrand, il te le rend en caguant.

25
fév

Fidel Castro et le péronisme

Un article de Rosendo Fraga a attiré mon attention cette fin de semaine. Il complète à merveille ce que je vous disais sur Carlos Julio Arosemena dans un de mes derniers billets. Avant de se tourner vers le communisme, Fidel Castro était un nationaliste convaincu. Il avait en outre reçu une éducation jésuite complète. Naturellement, quand le Général Perón se mit en tête de créer une structure latino-américaine pour diffuser sa pensée, le jeune Castro fut un de ses partisans les plus enthousiastes. Son frère Raoul, par contre, fut toujours communiste.

Antonio Cafiero a de maintes fois raconté comment Fidel a réussi à sauver sa vie grâce à la gestion de l’ambassade d’Argentine au Venezuela pendant la période du Caracazo, ces quelques jours pendant lesquels il était activement recherché par les forces de sécurité qui l’accusaient d’être un activiste et le promoteur des manifestations.

Même Che Guevara, malgré son antipéronisme, a plusieurs fois pu compter, pendant ses années de militance révolutionnaire en Amérique Centrale, avec la protection des ambassades argentines.

On comprend mieux ainsi la sympathie que Fidel Castro a toujours eue envers l’Argentine.

Rogelio Garcia Lupo, dans son dernier livre «Ultimas noticias de Castro y del Che» (Vergara 2007) cite les connections peu connues qui existaient entre Castro et le Che avec le péronisme au début des années 50. Intéressant de découvrir qu’à son arrivée au pouvoir à Cuba, à la fin des années 50, et avant de se tourner définitivement vers le communisme, nos deux compères, si je peux m’exprimer ainsi, étaient considérés comme étant l’expression idéologique et politique du péronisme.

Le communisme n’a jamais été populaire en Argentine bien que, ou peut-être parce que, le pays a toujours eu une image fortement négative des États-Unis. Pour Fraga la sympathie de Fidel pour l’Argentine et des Argentins pour Fidel est plus culturelle que politique ou idéologique.

Quand Kirchner a pris ses fonctions présidentielles, Castro, présent à Buenos Aires, fut acclamé par des dizaines de milliers de personnes devant la Faculté de Droit. Que le dernier des dictateurs sud-américains puisse recevoir ainsi cet enthousiasme populaire fut tout à fait incompréhensible dans le reste du monde.

Aujourd’hui, c’est Raul Castro qui prend le pouvoir. De manière paradoxale, dans ses jeunes années il était communiste alors que son frère Fidel penchait vers un nationalisme plein d’influences hispano franquistes reçues dans le collège de jésuite qui fit son éducation.

23
fév

Ingrid Betancourt depuis le 23 février 2002

portrait-lidwine-site.jpg
Ingrid Betancourt par Lidwine, le dessinateur du dernier Loisel, “La quête de l’Oiseau du temps”…) et Gildas Chasseboeuf.

21
fév

le scoop du jour

Allons les enfants, faut payer l’hôtel avant de s’en aller, même quand on travaille pour la télévision française !

Detienen en Misiones a siete turistas acusados de dejar un hotel sin pagar
Según la denuncia, no saldaron la cuenta de un hotel en las Cataratas del Iguazú y quedaron imputados de estafa. Entre los arrestados, integrantes de un equipo de televisión francés, estaría un primo del presidente Nicolas Sarkozy.

Ici aussi :

Franceses demorados en Misiones
El equipo, encabezado por el conocido fotógrafo y ambientalista galo Yann Arthus-Bertrand, había recolectado testimonios entre pobladores de Posadas, que debieron dejar sus viviendas a orillas del Paraná para vivir en barrios periféricos, por haberse llenado el embalse de Yacyretá.




février 2008
L Ma Me J V S D
« jan   mar »
 123
45678910
11121314151617
18192021222324
2526272829  

Sites recommandés

    http://www.wikio.fr

    Badge Farm

    • Firefox 2
    • a small orange
    • Rent a Blogger
    • Powered by Redoable 1.2
    • Add to Technorati Favorites

    Fermer
    Powered by ShareThis