Archive pour le 7 mars 2008
Le sage silence d’Evo Morales
Autant parler de ce dont personne ne parle. Evo Morales fait silence. Il fait silence sur les incidents de frontière entre la Colombie et l’Équateur.
Il a juste dit, lundi à la première heure : je ne crois pas à l’utilisation des forces armées ni aux discours de guerre.
La sagesse est mal partagée dans le monde en général et dans cette région en particulier, mais pour une fois, en passant par le Pérou et Alan Garcia, le Chili et Michelle Bachelet, le Brésil avec Lula (bien expliqué dans le blog de Francis) et même, dans une moindre mesure, à cause l’allégeance financière et énergétique que l’Argentine a envers le Venezuela, par Cristina Kirchner.
Pourquoi Correa continue-t-il à refuser un jour ce qu’il a accepté la veille, c’est une question qu’on est en droit de se poser. Influençable en présence de Chávez, certainement… Influençable en présence du pathétique Ortega, faut quand même pas exagérer. Mais en remettre une couche tous les jours cela nuit à une image de sérieux qu’il avait réussi à se forger.
Non ce qui tord les tripes de Correa c’est que ses forces armées ont laissé faire. Les radars n’étaient curieusement pas en route, les terroristes pas protégés (car s’ils venaient pour négocier on ne pouvait quand même pas les laisser à propre leur sort).
On a mis plus de 10 heures dans une zone sensible et en théorie fortement balisée à atteindre le lieu des incidents.
Ne devenons pas les instruments de monsieur Chávez, on est loin d’une reconquête bolivarienne par les armes des pays andins, on est loin du quatrième Reich qu’il appelle de toutes ses forces.
Cool les gars, cool !
avant la lettre: la dernière foi
Et n’oubliez pas d’aller sur le site voir les photos !
avant la lettre: la dernière foi
Ce qui restera de jungle dans vingt ans, c’est aussi tout ce qui restera de mystère et de ferveur terrestre. Le génome de l’orgasme féminin aura été parfaitement cartographié, le népotisme et la ploutocratie enfin découverts par les médias et la course des nuages sera mesurée à la nanoseconde. Le lambeau de forêt résiduel tiendra lieu de temple vivant pour les derniers rêves. La jungle sera l’ultime charade pour des milliards d’enfants déracinés : mon premier est un Oiseau de Paradis, mon second est un Orang-outan, mon troisième est un Tamanoir, mon tout vit depuis des millions d’années, chante et bruisse et pleure et suffoque. Forêt d’amère ode : depuis Noël 2007, mon beau sapin, la réforme du Code forestier brésilien autorise les cultivateurs à déboiser la moitié de leurs parcelles, contre 20 % auparavant.
Dul expose

Dul avait organisé une exposition de ses photos dans un endroit caché des yeux des touristes, dans le microcentro, à deux blocs de l’obélisque. Muni d’un gilet pare-balle et d’une balle de baseball nous nous y sommes rendus avec ma p´tite chérie. Il faisait sombre, la rue avait des airs de tango.

Il était content l’ami Dul. Il a raconté l’histoire de chacune de ses photos. “Ce jour-là, après la messe, j’ai décidé de voir si les cormorans avaient assez à manger”… Je plaisante, c’était très intéressant. 
Il suffit de voir les visages dans l’assemblée pour comprendre que la passion qu’il mettait à dire la manière et les circonstances dans lesquelles avaient été prises ses photos se transmettait aux spectateurs. Sauf Clément, à gauche sur la photo, qui, comme d’habitude, faisait le pitre.
En plus, je ne suis pas un cafteur, mais la petite dame en jaune sur la droite, était dans un état d’excitation avancée, je ne dirais rien de plus. L’arrivée tardive de Madame Dul avec le nouveau né a calmé l’intrigante.

Pendant ce temps là, en bas dans la rue, un maquereau local attendait son gagne-pain en discutant avec le patron d’un estaminet qui vendait des sandwichs aux clients de passage

les photos était belles, le vin était bon, je vous laisse sur une d’elle que j’ai particulièrement aimée.
L’adresse :
Fotoclub Argentino
Talcahuano 342 1º 14
