Le visage d’un monstre
Qu’on ne se trompe pas d’adversaire, c’est le visage d’un monstre que celui de Reyes, c’est tout.
Qu’on ne se trompe pas d’adversaire, c’est le visage d’un monstre que celui de Reyes, c’est tout.
Je suis sorti faire quelques courses ce matin. Un peu de viande pour ne pas utiliser mes stocks. On ne sait jamais.
Les supermarchés proposaient de la viande hachée à des prix prohibitifs et des morceaux sans forme à l’allure un peu terne.
Je suis donc allé voir mon petit boucher, juste derrière chez moi. Je suis passé devant le vendeur de légumes. Il souriait, c’est qu’en époque de soi-disant pénurie, les prix font sourire les petits commerçants, un peu moins le consommateur.
— Ma pov dame, c’est qu’on n’a plus grand-chose, disait Mario, mon boucher, à une cliente qui devait venir une fois l’an lui acheter de quoi faire
Il me fit un clin d’oeil.
J’attendis patiemment mon tour.
— Qu’est-ce que tu veux Patrick ?
— Des chorizos, un beau morceau de viande à mettre au four, et un beau poulet fermier.
Crise de rire dans l’échoppe.
— Ces étrangers ils ne doutent de rien, dit-il, en sortant de derrière son comptoir vide de toute belle pièce.
D’autres clients attendaient derrière moi, il me prit par l’épaule et me raccompagna à la porte.
Et puis tout bas :
— Je te fais livrer, d’ici une demi-heure, ça va ?
J’acquiesçais.
Voilà le résultat :

Pas trop équipé pour prendre ce genre de photos, mais bon, pas envie de se faire agresser par les phalanges kirchnériennes, nous sommes simplement allés sur Santa Fe et Callao.
Beaucoup de monde, beaucoup de jeunes.
Toutes les photos sont ici.
Quoiqu’il en soit, n’oublions quand même pas que l’Argentine c’est aussi cela :

Pendant que certains manifestent, d’autres vivent en faisant les poubelles. Les milliards des rétentions agricoles ne sont pas parvenus jusqu’à eux.