Les cordons de la Bourse: La Société générale avait proposé à Jérôme Kerviel de travailler dans un hedge fund
«Le trader demande à pouvoir aller aux toilettes. Jean-Pierre Mustier lui lance : “je viens avec toi”. Les deux hommes discutent de banalités. Puis le responsable de la BFI entre dans le vif du sujet : “C’est très bien ce gain. Mais tu n’as pas respecté les règles. Tu comprends donc qu’on ne puisse pas te garder. Mais ne t’inquiète pas. Ma femme travaille pour un hedge fund. Elle te trouvera un emploi sans problème”. (…) Sur le chemin du retour, les deux hommes croisent un cadre de la banque, à qui Jean-Pierre Mustier parle de son idée. Réponse immédiate : “Pas question. On ne va pas le lâcher. On montera une petite structure ici avec quelques écrans et il pourra continuer à travailler pour nous.”»
Lamia Oualalou que j’ai souvent citée pour ses très bonnes analyses sur l’Amérique latine dans Le Figaro blogue maintenant sur Médiapart.
À suivre :
Au Brésil, l’assassinat impuni de Dorothy Stang
Depuis l’attribution, par l’agence de notation « Standard & Poor’S. », du statut de « degré d’investissement » au Brésil, les fonds de pension du monde entier savent qu’ils sont en sécurité dans le grand pays latino-américain. Ils ont bien de la chance : dans le Para, un des principaux états amazoniens du Brésil, des dizaines de militants ne bénéficient pas de la moindre sécurité, ni pour marcher dans la rue, ni pour assister à des réunions, ni même pour dormir dans leur lit.[…]
[…]Le Brésil prétend devenir le grenier du monde, et fournir les voitures en mal d’essence d’éthanol, dans le monde entier. Ce serait un scandale que cette montée en puissance se fasse aux dépens de vies humaines, et de dizaines de milliers d’arbres abattus en Amazonie, comme cela semble être le cas. Lula a raison, mais comme souvent, il n’est pas cohérent. Au lieu de critiquer les plus hautes instances judiciaires du pays, il aurait pu éviter d’y nommer des magistrats très conservateurs comme il l’a fait à plusieurs reprises. Ce ne serait pas de l’autoritarisme, c’est sa prérogative, selon la Constitution.
C’est la question que l’on se pose à voir la manière avec laquelle le gouvernement se refuse, depuis deux mois maintenant, à négocier avec le monde agricole.
Le péronisme se divise devant cet acte d’entêtement, les Provinces prennent petit à petit leur indépendance.
Même l’opposition essaie de calmer la population qui a commencé à retirer ses économies des banques.
L’ambiance est surréaliste.
Contre tout bon sens, Cristina continue à distiller des chiffres truqués concernant l’inflation et la pauvreté et à ignorer le conflit.
Critica, le journal de Jorge Lanata présentait cette première page ce matin :
4000 ateliers textiles clandestins fonctionnent à Buenos Aires. Une industrie qui génère 700 millions de dollars par an seulement en ville et dans ses alentours.
Bien sûr en 2006 on a parlé de supprimer tout cela après un incendie dans un des sous-sols qui servent généralement d’atelier. On y faisait pas les deux 12, pas les trois 8, 18 à 20 heures de suite et un lit pour 4 voire 5 personnes, c’est avantageux, pas besoin de chauffage, on appelle ça le régime de la cama caliente.
Des poètes !
Ils sont en général boliviens, hommes et femmes, on est allé les chercher à Cobo et à Curapaligüe. Il y a tellement de misère là-bas, pour 100 dollars ils font n’importe quoi.
Tout a repris, comme si rien ne s’était passé. Pas eu d’autres accidents, comme le dit avec sagesse le consul de Bolivie à Buenos Aires, c’est sans doute parce que Dieu est Argentin et sans doute aussi un peu Bolivien.
De l’industrie de la falsification aux meilleures marques du marché, c’est par là qu’ils se fournissent et passent commande.
Il faut quand même être prudent racontait un de ces esclavagistes. Depuis que la justice s’en mêle, il vaut mieux changer d’endroit et virer tout le monde régulièrement. C’est, que voyez-vous, ils ne sont pas reconnaissants ces gens-là. Il y en a qui pourraient vouloir parler même s’ils savent qu’ils risquent un coup de couteau dans le ventre.
Même si certains s’acharnent à vouloir trouver d’improbables cerisiers japonais, le bougainvillier pousse naturellement sous nos latitudes, même en ville.
En cherchant bien j’ai trouvé un dossier passionant réalisé par Alban Dignat. Une triste réalité qui dure depuis que le monde est monde, un travail remarquable que je dédie à tous les donneurs de leçons
Je reprendrai simplement une des réactions d’un lecteur du Monde : Merci Messieurs de remettre l’honneur, la fidélité et la reconnaissance à sa place dans un monde qui n’en connaît malheureusement plus le sens. Merci de votre loyauté envers celui qui vous a sauvé. Merci de lui maintenir votre reconnaissance contre vents et marées. Je m’incline devant votre sens civique qui vous honore. C’est cela pour moi un Français.
Le Monde.fr : Il faut gracier Jean-Charles Marchiani, libérateur d’otages - Opinions
[…]Si Jean-Charles Marchiani a joué un rôle imaginaire dans notre délivrance, comment expliquer qu’il se trouvait là, au moment de la “livraison”, à cet instant décisif et dangereux où les ravisseurs remettent leurs prisonniers et où tout peut déraper ? Quand nous avons ôté nos bandeaux, le premier visage que nous avons découvert fut celui de Jean-Charles Marchiani. Ce moment-là, nous ne pouvons l’oublier. Il était face à nos ravisseurs armés jusqu’aux dents. Que l’on songe à un autre négociateur, Terry Waite, dépêché par l’archevêque de Canterbury pour traiter avec ces mêmes ravisseurs. Tombé dans un guet-apens, il est resté détenu trois années dans les prisons du Hezbollah. Jean-Charles Marchiani nous a ramenés vivants, alors que des otages russes, américains et britanniques ont été assassinés et que les prisonniers américains sont restés sept ans au fond de leur cave.
Depuis vingt ans que nous fréquentons notre sauveur, nous avons appris à le connaître. Nous l’estimons, c’est un homme courageux et fidèle. Il ne correspond pas au personnage de sac et de corde décrit souvent par la presse. Il adore provoquer, c’est dans sa nature. Il n’a pu s’empêcher de défier les magistrats, qui le lui font payer très cher. De toute façon, le système médiatique l’avait depuis longtemps condamné dès lors que le secret de l’instruction avait été bafoué. Aujourd’hui, M. Marchiani est un homme seul, lâché par ceux-là mêmes qui avaient profité politiquement des succès engrangés par ses missions périlleuses au service de la France.[…]
Roger Auque, Marcel Carton, Jean-Paul Kauffmann et Jean-Louis Normandin
Coup de froid mardi soir. Depuis boissons chaudes et lit douillet. C’est la raison de mon silence.
Ça va un peu mieux ce matin, un peu, pas terrible quand même. J’essaierais de faire quelque chose aujourd´hui.
Bon week-end à tous.
*Australe : Relatif au sud de la sphère céleste ou du globe terrestre; relatif au sud, au pôle sud.
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