Archive pour le 13 mai 2008

Bruits de chiottes

Mardi 13 mai 2008

On se régale avec Kerviel !

Les cordons de la Bourse: La Société générale avait proposé à Jérôme Kerviel de travailler dans un hedge fund
«Le trader demande à pouvoir aller aux toilettes. Jean-Pierre Mustier lui lance : “je viens avec toi”. Les deux hommes discutent de banalités. Puis le responsable de la BFI entre dans le vif du sujet : “C’est très bien ce gain. Mais tu n’as pas respecté les règles. Tu comprends donc qu’on ne puisse pas te garder. Mais ne t’inquiète pas. Ma femme travaille pour un hedge fund. Elle te trouvera un emploi sans problème”. (…) Sur le chemin du retour, les deux hommes croisent un cadre de la banque, à qui Jean-Pierre Mustier parle de son idée. Réponse immédiate : “Pas question. On ne va pas le lâcher. On montera une petite structure ici avec quelques écrans et il pourra continuer à travailler pour nous.”»

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Et pendant ce temps au Brésil

Mardi 13 mai 2008

Lamia Oualalou que j’ai souvent citée pour ses très bonnes analyses sur l’Amérique latine dans Le Figaro blogue maintenant sur Médiapart.
À suivre :

Au Brésil, l’assassinat impuni de Dorothy Stang
Depuis l’attribution, par l’agence de notation « Standard & Poor’S. », du statut de « degré d’investissement » au Brésil, les fonds de pension du monde entier savent qu’ils sont en sécurité dans le grand pays latino-américain. Ils ont bien de la chance : dans le Para, un des principaux états amazoniens du Brésil, des dizaines de militants ne bénéficient pas de la moindre sécurité, ni pour marcher dans la rue, ni pour assister à des réunions, ni même pour dormir dans leur lit.[…]

[…]Le Brésil prétend devenir le grenier du monde, et fournir les voitures en mal d’essence d’éthanol, dans le monde entier. Ce serait un scandale que cette montée en puissance se fasse aux dépens de vies humaines, et de dizaines de milliers d’arbres abattus en Amazonie, comme cela semble être le cas. Lula a raison, mais comme souvent, il n’est pas cohérent. Au lieu de critiquer les plus hautes instances judiciaires du pays, il aurait pu éviter d’y nommer des magistrats très conservateurs comme il l’a fait à plusieurs reprises. Ce ne serait pas de l’autoritarisme, c’est sa prérogative, selon la Constitution.

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Mais pourquoi tant de haine ?

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C’est la question que l’on se pose à voir la manière avec laquelle le gouvernement se refuse, depuis deux mois maintenant, à négocier avec le monde agricole.
Le péronisme se divise devant cet acte d’entêtement, les Provinces prennent petit à petit leur indépendance.
Même l’opposition essaie de calmer la population qui a commencé à retirer ses économies des banques.
L’ambiance est surréaliste.
Contre tout bon sens, Cristina continue à distiller des chiffres truqués concernant l’inflation et la pauvreté et à ignorer le conflit.
Critica, le journal de Jorge Lanata présentait cette première page ce matin :

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Esclavage au quotidien à Buenos Aires et dans la province

Mardi 13 mai 2008

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4000 ateliers textiles clandestins fonctionnent à Buenos Aires. Une industrie qui génère 700 millions de dollars par an seulement en ville et dans ses alentours.
Bien sûr en 2006 on a parlé de supprimer tout cela après un incendie dans un des sous-sols qui servent généralement d’atelier. On y faisait pas les deux 12, pas les trois 8, 18 à 20 heures de suite et un lit pour 4 voire 5 personnes, c’est avantageux, pas besoin de chauffage, on appelle ça le régime de la cama caliente.
Des poètes !
Ils sont en général boliviens, hommes et femmes, on est allé les chercher à Cobo et à Curapaligüe. Il y a tellement de misère là-bas, pour 100 dollars ils font n’importe quoi.
Tout a repris, comme si rien ne s’était passé. Pas eu d’autres accidents, comme le dit avec sagesse le consul de Bolivie à Buenos Aires, c’est sans doute parce que Dieu est Argentin et sans doute aussi un peu Bolivien.
De l’industrie de la falsification aux meilleures marques du marché, c’est par là qu’ils se fournissent et passent commande.
Il faut quand même être prudent racontait un de ces esclavagistes. Depuis que la justice s’en mêle, il vaut mieux changer d’endroit et virer tout le monde régulièrement. C’est, que voyez-vous, ils ne sont pas reconnaissants ces gens-là. Il y en a qui pourraient vouloir parler même s’ils savent qu’ils risquent un coup de couteau dans le ventre.

D’après :
Talleres clandestinos: el negocio de la explotación

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