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De bonnes décisions économiques

Le paiement de la dette au Club de Paris, la renégociation avec les banques représentant les hold out sont de bonnes décisions économiques, capables de redonner à l’Argentine la crédibilité qu’elle avait perdue.
Curieusement, l’opposition qui demandait depuis des années ces mesures, les critique maintenant, en cela elle n’est pas différente des formes d’oppositions politiques que nous connaissons nous aussi.
Reste le problème des statistiques de l’INDEC, mais tout laisse à penser que petit à petit, l’économie locale venant de prendre un coup de froid dû à la crise et à la diminution des réserves de la banque centrale, les taux d’inflation devraient lentement rentrer dans le rang et que la réalité finira par rejoindre les chiffres officiels, du moins si on arrête d’augmenter les salaires de 30 à 40 % tous les ans, comme depuis ces dernières années.
Le seul problème, et il n’est pas de la responsabilité de l’Argentine, c’est que l’économie mondiale n’est pas en mesure d’être aussi généreuse que ces dernières années pour financer les infrastructures nécessaires au pays. Un contretemps fâcheux, mais imprévisible.
Ce n’est pas forcément plus mal. Les Argentins ont suffisamment de ressources humaines et de volontés individuelles pour entrer de plain-pied dans un monde meilleur et plus équilibré en remplaçant, petit à petit, la république des copains et des prête-noms par celle des compétences. C’est tout le mal qu’on lui souhaite.

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9 Commentaires pour “De bonnes décisions économiques”

  1. #1 guillaume
    on sept 26th, 2008 at 9:08

    enfin une bonne nouvelle! avec cette actualité catastrophique, tu nous apportes un rayon de soleil hahaha enfin, seulement pour ceux qui vivent en Argentine….

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  2. #2 Baptiste
    on sept 26th, 2008 at 10:34

    Aahhhhhhhhh ! Merci Patrick ! Comme Guillaume pour ce rayon de soleil qui me redonne un peu d’espoir en ce vendredi matin grisâtre, après une semaine compliquée et pleine d’interrogations sur le devenir de l’économie argentine…
    Bonne journée à tous !

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  3. #3 phiyl
    on sept 26th, 2008 at 11:30

    Je te trouve passablement optimiste en cette matinée de vendredi grisonnante. Ça nous change.

    L’inflation, aura encore de beaux jours devant lui. Prends simplement les contrats de location.
    Tout les contrats sont désormais signé avec une pondération des loyés sur l’ l’inflation actuelle “resentie”.
    Les proprios prévoient dans leurs contrats entre 10 et 20% d’augmentation annuel pour les deux prochaines années.
    Ce sont des augmentations qui vont prendre effet concrètement, peu importe la situation internationale.

    Alors je pose la question. “Quand une situation est considérée comme réelle, elle devient réelle dans ces consequences?”…. Paraît que oui selon l’auteur de ce théorème en Science Sociale. Et j’ai tendance á l’accepter. Trop d’exemples sont venu le vérifier , et je ne crois pas que MOYANO va mettre du Soda dans son Malbec et démentir cet adage.
    Les augmentations de salaire demandés par les syndicats vont suivre cette “perception”.

    Me reste plus qu’ á aller voir une de ces apparitions de Vierge de “Pétaouchnok” tout en me pétant au Mezcal , pour oublier cette inflation du “réalisme magique” incarné de Garcia Marquez.

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  4. #4 Patrick
    on sept 26th, 2008 at 11:44

    Je suis optimiste ce matin, c’est le printemps, même l’opposition reconnaît que la spirale inflationniste a tendance à se dégonfler.
    Quant aux loyers, il faut savoir que le seul refuge financier en Argentine c’est la pierre, que le prix du mètre carré a encore augmenté de 20 % ces derniers mois (normal que les loyers suivent), qu’il n’y a pas de phénomène subprime car tout s’achète comptant, que les transports publics sont minables et que tout le monde veut se loger dans le centre ville pour cette raison.
    Le marché immobilier n’est pas un phénomène inflationniste, il suffirait de mettre des métros et des transports décents vers la périphérie pour que chacun puisse trouver un toit dans la limite de ses moyens.

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  5. #5 phiyl
    on sept 26th, 2008 at 12:28

    Profites en bien de cette optimisme…

    Lá ou je veux en venir, ce n’est pas sur l’immobilier en soi (et les subprime et l’infrastructure publique de transport), car tu as complètment raison lá dessus.
    Et comme proprio, pas de doute, ya que la pierre qui compte ici, .

    Mon propos est plus dans l’effet psychologique que l’inflation provoque dans les esprits et sa concrétisation dans “la vie de tout les jours”; j’utilise les contrats de locations comme exemple.

    Les proprios veulent prévoir ces montées et les transfère sur tout plein de médium contractuel.
    On veut assurer ses arrières, et s’est bien légitime.

    Les proprios, moi, toi, pour assurer son placement projette sur 2 ans et remporte sa
    perception de l’inflation sur le loyé qui sera ponderé d’un 10 ou 20% annuel
    (Inclu évidemment la prise de valeur de la prorieté, comme tu le dis, mais pas seulement.)

    Etant booké á une avocate qui voit passer des dizaines de contrats de locations et proprios, tu perçois assez rapidement cette envie et crainte chez cette catégorie de personne:
    “Doctora, … se puede integrar el tema de la inflación en el contrato para los 2 años que vienen?”

    Enfin, voilá, … l’inflation devient structurelle et difficile a enrayé, même si les indicateurs semble dire le contraire. Cette baisse de l’inflation dans la réalité est rendu plus longue que prévue par ce genre de mécanisme structurel; le contrat de location dans ce cas précis. Mais il y en a plein d’autre.

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  6. #6 Patrick
    on sept 26th, 2008 at 12:47

    Bien entendu il existe un problème psychologique face à l’inflation surtout quand on ne peut pas se fier à des indices fiables. C’est la raison pour laquelle je parlais de l’Indec.
    Aussi, indexer un loyer, comme cela se faisait en France, je ne sais pas si c’est toujours le cas, sur l’indice du coût de la construction me paraît une bonne mesure d’autant qu’elle ne tient pas compte de la réévaluation des immeubles en fonction de leur emplacement.
    Un simple problème de règlementation.
    Il faut ajouter à cela les risques d’impayés et de se retrouver pendant des années avec un locataire impécunieux pour que les prix soient revus à la hausse.
    D’une manière générale, c’est toujours l’ensemble des locataires qui finit par payer la casse.
    Là encore un problème de règlementation.

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  7. #7 phiyl
    on sept 26th, 2008 at 13:05

    on est d’accord….

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  8. #8 frank
    on sept 27th, 2008 at 5:40

    Je souscris à l’optimisme de patrick, si l’argentine a eu 7 ans pour digérer sa crise, et que que le reste du monde, ( en tout cas les usa, et par voie de conséquence…) sont véritablement au bord du gouffre comme on l’entend à tout va; que l acces au crédit se tarit partout et que l’immobilier plonge( sauf en france bien sur,où l on nous a a bassiné avec toutes sortes d’explications sur la folle flambee des prix ces dernieres annees, dont les acheteurs etrangers, et bien ces derniers n y ont peut etre plus d’interet), Et bien, avec un tarif raisonnable de l’immobilier, pour peu que les banques fassent leur travail correctement,en developpant le credit pour l’accession a la propriete;de l’alimentaire a des prix redevenus mesures,si le probleme de l’energie est resolu( je sais , ça fait beaucoup de si);et bien, la periode qui s ‘annonce sera peut etre moins dure pour l’argentine que pour nous autres ex nantis europeens. Bon allez je prend ma DNI.( bon j’ai fait volontairement l’impasse sur la criminalite, les transports, et autres maux dénonces regulierement ici, ON EST optimistes aujourd hui).
    ps : est ce que christina a profite de la periode pour renegocier la renegociation DE LA DETTE? A l’heure actuelle, avec des liquidites, il doit y avoir de la marge non?

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  9. #9 Mimi
    on sept 27th, 2008 at 8:06

    Soyons donc optimistes ! Je ne vois pas bien par quel miracle l’Argentine échapperait au choc de cette crise mondiale. Par contre, les Argentins connaissent bien les crises. Une expérience inégalée. On peut les qualifier de champions en la matière, tant pour la fatale chronocité de leurs dépressions que pour leur exceptionnelle capacité de récupération. C’est pourquoi je pense que l’Argentine s’en sortira mieux et plus vite que tous les pays du Premier Monde, et que la plupart des pays de l’Amérique latine.
    Et puis ça nous fera une occasion de changer de voiture. C’est vrai, le modèle 2001 commence à dater…

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