Des journalistes de province sont bousculés par les autorités locales
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[…]Reporters sans frontières (RSF) a cité trois cas depuis le début de l’année où des politiciens locaux ont ciblé des journalistes qui se montraient critiques à l’égard des responsables du gouvernement.
Le dernier incident visait le reporter Angel Ruiz, de l’hebdomadaire « El Este Rionegrino », de la province de Rio Negro, qui a reçu des appels téléphoniques menaçant de fermer la publication après que Ruiz eut mis au jour un réseau de trafiquants de fossiles et critiqué deux hauts fonctionnaires provinciaux. Ruiz fait l’objet d’une poursuite en diffamation et risque trois ans de prison s’il est reconnu coupable.
Il y a d’autres cas. Le 18 février 2006, Juan Cruz Sanz et Juan Obregón, du quotidien « Perfil » dans la province de Santa Cruz, ont été passés à tabac par trois hommes qui ont été vus quittant la résidence du Président Néstor Kirchner, dans la ville de Rio Gallegos.
Le 18 janvier, un haut dignitaire du Parti Justicialista (péroniste) de la province de Buenos Aires a agressé brutalement Alberto Callejas, rédacteur en chef du journal local « El Nuevo Cambio ».
Selon RSF, les journalistes et les médias des 23 provinces d’Argentine sont souvent à la merci des responsables locaux, qui exercent des pouvoirs étendus pour faire taire ceux qui couvrent leurs politiques d’un oeil critique.[…]

9 mars 2006 at 15:49
Je retiens celui-ci pour une prochaine revue ; mais pas ce jeudi, je ne vais pas pouvoir.