On apprend beaucoup plus de choses lors d’un bon dîner que dans bien des réunions de travail. Les bons restaurants à Buenos Aires sont légions et malgré la crise sont pleins à craquer, politiques, hommes d’affaires, touristes, sans oublier les syndicalistes de la CGT. La vie nocturne est une des caractéristiques les plus notable de cette cité portuaire.
Un risotto noir à l’encre de calamars avec des chipirones, accompagné d’un malbec La Linda nous fit oublier 45 minutes d’attente arrosées de champagne Mercier au frais de la maison.
Quelques chiffres intéressants en contradiction avec les statistiques officielles :
Seul 29% des salariés argentins sont déclarés, 52% selon l’INDEC, tous les autres travaillent au noir. L’État, l’administration, les communes, les Provinces emploient un nombre important de travailleurs au noir.
Conséquences, quand on a pas les fesses propres, il est bien difficile de faire respecter la loi.
Du coté des entreprises, des commerçant et professions libérales, la règle est simple. Le jeu consiste à ne pas payer ses impôts. Cela commence par des déclarations plus qu’imparfaites et ensuite on ne paye pas. La réaction des autorités devant cet état de fait est surprenante. De temps en temps on déclare des amnisties fiscales, et l’on donne des primes allant de 10 à 20 % de remise sur ce qui est dû avec des période de grâces et des délais de paiement exorbitants. On déménage, on disparaît, on déclare en cessation de paiements des entreprises dont les actionnaires se sont servis des dividendes sur les bénéfices des prochaines années, ont engloutis des prêts faits par les banques dépendantes de l’État ou des Provinces.
Et on refait la même chose ensuite sous un autre nom.
Voilà une triste réalité qui dure depuis toujours en Argentine, un pays où un jour un Ministre des Finances de famille très riche, Martinez de Hoz, et qui devait hériter supprima l’impôt sur la succession afin de préserver ses intérêts.
Pendant le désert, cerise sur le gâteau. Ce ne sont pas 500 millions de dollars, provenant de royalties pétrolières, que le gouverneur de la Province de Santa Cruz, actuellement Président de la République, aurait placés à l’extérieur il y a un peu plus de 10 ans, mais 750 millions.








on juin 4th, 2005 at 14:12
décidemment Wendy,
on ne peut dire que tu portes Kirchner dans ton coeur…par contre le Malbec…avec modération
à bientôt
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