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Discothèque de Buenos Aires: funérailles et colère

Avant tout un autre drame de la corruption, de la bêtise et du mépris, les responsabilités sont multiples, de la Mairie, aux pompiers, aux règlements laxistes de sécurité……Quoting from this site:

Les victimes de l’incendie de la discothèque de Buenos Aires ont été enterrées dimanche tandis que des Argentins manifestaient pour la démission du maire de la capitale Anibal Ibarra et le renforcement des règles de sécurité pour les salles de spectacle.

Le bilan du sinistre qui a frappé dans la nuit de jeudi à vendredi l’établissement « Republica de la Cromagnon», une discothèque très fréquentée par les adolescents et jeunes gens, a été revu à la hausse pour s’élever à 188 morts. Les autorités évaluent à plus de 700 le nombre des blessés. Quelque 263 restaient hospitalisées dimanche, dont 117 dans un état grave, voire critique, selon le gouvernement. Une vingtaine de corps attendent encore d’être identifiés à la morgue.

Les enquêteurs pensent que quelqu’un a allumé un feu de bengale dans la foule, enflammant le plafond. Les sorties de secours étaient apparemment bloquées. Trois personnes pouvant être à l’origine du sinistre ont été identifiées, mais la police ignore si elles ont péri ou non. D’après le journal « La Nacion » de dimanche, les autorités vérifient si la boîte de nuit avait été inspectée par les agents municipaux en 2004. Le propriétaire, Omar Chaban, arrêté, pourrait être présenté à un juge lundi. Trois de ses associés sont recherchés.

Des habitants en colère ont manifesté dimanche à Buenos Aires, exigeant que le gouvernement rende des comptes. Le chef de la sécurité publique de Buenos Aires, Juan Carlos Lopez, a démissionné pendant le week-end.

Le maire Anibal Ibarra a ordonné samedi la fermeture pour 15 jours des discothèques de la capitale afin que des inspections soient réalisées. Le président Nestor Kirchner a décrété trois jours de deuil national.

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3 Commentaires pour “Discothèque de Buenos Aires: funérailles et colère”

  1. #1 Argentine au jour le jour » Après la catastrophe de Republica Cromagnon, Ibarra doit rendre des comptes
    on mar 7th, 2006 at 9:40

    [...] Republica Cromagnon, incendie dans une disco : 200 morts. Comme nous le disions dans un pr�c�dent article, la corruption est la première responsable de cette catastrophe. On s’est rendu compte ces temps derniers qu’aucun établissement nocturne ne répondait aux normes de sécurité en vigueur, mais qu’ils possédaient tous les documents nécessaires pour pouvoir exercer. Il en est ainsi de tous les commerces. Les autorisations se donnent contre monnaie sonnante et trébuchante et non contre une inspection en bonne et due forme. Un secret de polichinel qu’on semble découvrir aujourd’hui ! Mieux, hier, l’hôtel Faena, sur Puerto Madero, a dû se résoudre à fermer ses portes, pour le moins à tout nouveau client, les tapis et tentures, entre autres choses, n’étant pas ignifuges. Un hôtel 6 étoiles, on en parlait même dans le figaro, ouvert en mai dernier n’avait même pas fait sa demande d’habilitation. Quoting Le Figaro: Les journaux ne parlent que de lui : Alan Faena. Tout le monde veut le rencontrer et surtout découvrir son empire : le Faena Hotel + Universe, créé avec Philippe Starck au coeur du nouveau quartier qui monte : Puerto Madero. [...]

  2. #2 Argentine au jour le jour » La chute d’Aníbal Ibarra, Maire de Buenos Aires
    on mar 8th, 2006 at 7:05

    [...] Personne ne jugera ici de la responsabilité civile ou pénale que le premier édile de la ville porte dans l’incendie de la disco Cromagnon qui a fait 193 morts. Des candidats il y en a plein. Les fonctionnaires municipaux qui devaient contrôler la disco afin qu’elle soit aux normes de sécurité et qui préfèrent recevoir argent sonnant et trébuchant plutôt que de faire leur métier, les différentes commissions de sécurité comprenant pompiers et policiers qui savent aussi très bien fermer les yeux contre récompense, le groupe de Rock Callejeros qui invitait systématiquement ses fans à tirer des feux de bengale dans tous les endroits ou ils jouaient, et Chaban le propriétaire supposé de la disco qui sera vraisemblablement le seul à payer pour cette faute collective qui résume à elle seule le degré de corruption de la société argentine. Mais Aníbal Ibarra vient cependant d’être destitué. Jugement politique pour une affaire qui remonte à 14 mois maintenant, résultat d’une gestion népotique, résultat d’un manque évident de sens politique. Il avait eu besoin du Président Kirchner pour se faire réélire, il n’est pas péroniste, il faisait partie de ces quelques transversaux, par opportunité sans doute. Il vient d’obtenir de la part du péronisme une réponse à ses problèmes qui résume à elle toute seule la vraie nature de ce mouvement. Sur trois députés Kirchnérien, l’un a voté en faveur de la destitution, l’autre contre celle-ci et le troisième s’est abstenu. De l’extrême droite à l’extrême gauche, Ibarra ne s’est trouvé aucun ami. Ni pendant son premier mandat, ni durant le second, il n’avait cherché à s’en faire. Il y a des jours comme cela où les mauvaises raisons, l’opportunisme et les calculs politiques, la rancoeur, provoquent de justes décisions. Ils sont rares, c’en est un aujourd’hui. [...]

  3. #3 flavien
    on avr 28th, 2007 at 6:30

    les pompiers de los angeles et san francisco

    [Reply]

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