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Don José ! Tapis rouge

gilou.jpgL’ami Gilles Luneau est rentré dimanche de son voyage jusqu’au Chili. Demain il reprend son périple, Bolivie, Pérou et Équateur.
Depuis qu’il est arrivé, il essaie d’obtenir un rendez-vous avec la ministre de la Justice bolivienne. Une ancienne femme de ménage devenue ministre de la Justice… Une belle histoire à raconter aux petits enfants le soir à la veillée.
Le courrier électronique, ce n’est manifestement pas franchement leur tasse de thé à la présidence de la République en Bolivie.
Avec son plus bel accent, Gilles entreprit d’appeler au téléphone.
Dans mon coin, j’écoutais. Il a un bel accent Gilles, il y a même des jours ou j’ai du mal à le comprendre.
Bon, je vous la fais courte.
— Je suis journaliste au Nouvel Observateur.
— Au nouvel quoi ?
- Al Nuevo Observador
— C’est que madame la Ministre et Evo sont très occupés.
Silence. comment faire ?
Il a de la ressource le Gilles.
— Je suis un ami de José Bové. On a écrit des livres ensemble.
— De Don José ?
Affolement à l’autre bout : Un amigo de Don José, un amigo de Don José !!!!
— Oui de José Bové. répondit-il.
là je vous le fais avec la consonance latine
- De Don Rosé Bobé, dios mio, cuando quiere señor !
Et voilà, c’est tout simple, je crois même qu’Evo sera présent.
Merci Don José !

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5 Commentaires pour “Don José ! Tapis rouge”

  1. #1 Arno
    on nov 15th, 2006 at 6:22

    Tout simplement excellent. Comme quoi le culot dans la vie y a que cela de vrai du moment que c’est fait avec honnêteté ;)

    [Reply]

  2. #2 Patrick
    on nov 15th, 2006 at 6:45

    Pas du culot, c’est vrai, un coup d’oeil ici

    [Reply]

  3. #3 Tonio
    on nov 15th, 2006 at 12:14

    Le jour où il publie l’interview faites nous signe… je suis curieux de savoir comment on reçoit un amis de Don rosé Bobé au gouvernement bolivien…

    [Reply]

  4. #4 patxi
    on nov 19th, 2006 at 21:47

    Certes, ça prendra du temps, comme transition…
    Et don rosé bobe est un des rares francais que connaissent les boliviens.Qui ne liront jamais le Nouvel obs.
    Croyiez-vous que l’ANC de Mandela était tout de suite opérationnel politiquement?
    Que la PEMEX nationalisée an 1936 n’en pas pas chiée des années avant d’aprender haciendo et devenir dès les années 1950 une des toutes premières compagnies petrolières mondiales-toujorus publique a ce jour-?
    que la Ministre va se mettre aux e-mails en qq mois, comme ça, alors que son parcours est fait de sang, de sueurs et de larmes cochabambines?
    je te renvois a ce post, pour causer en clin d’oeil de l’émergence des femmes sur la scène bolivienne…
    Ca me semble important de commencer par le symbolique quand il s’agit d’enterrer durablement, si ce n’est définitivement, l’ordre ancien.
    L’apartheid de facto qui sévissait en Bolivie accablait d’autant plus les femmes…
    alors viva la ministra!

    Restaurant-comedor familiar de Don José. Petite communauté rurale du Nord de Potosi, un des Départamentos (Régions) les plus pauvres, les plus indiens et les plus isolés de Bolivie

    Traduction: poster de gauche, promotion d’une association locale de santé communautaire: “Pour que les femmes puissent s’organiser” - poster de droite: “Surena-celle du Sud: la bonne bière!!”

    La fracture entre le pays réel, composé à 72% de population indigena, qu’elle soit aymara, quechua, guarani, moseten etc, et le pays imaginaire, blanc, véhiculé par les médias (la grande plante réifiée, superbe, blonde et dénudée, ici qui s’accroche à une bouteille ma foi toute phallique), est un trait saillant immédiat pour le visiteur européen qui débarque en Bolivie. Les décalages permanents sautent aux yeux du visiteur, même pour le plus distrait, même pour le moins attentif d’entre eux. Leur analyse contribue à comprendre le contexte de l’arrivée au pouvoir d’Evo Morales.

    En décembre 2005, le pays réel a fini par surgir et s’installer irrémédiablement dans les urnes. Depuis 2000, les communautés de base, au niveau local et régional, se sont fédérées, organisées, préparées, notamment grâce à de nombreuses structures locales telle que cette association communautaire. Pendant que Miss Bolivia (en compagnie de ses frivoles de copines-supermodelos, elles aussi originaires de Santa Cruz- basses terres du Sud-Est), qui exhibe allégrement ses belles fesses sur ce type de poster au gré des saisons, déversait sa bile raciste sur les habitants de l’Altiplano (hautes-terres).

    Guerre de genres. Les femmes jouent un rôle cardinal dans les communautés rurales indiennes de Bolivie, dans la sphère privée comme dans la gestion des affaires publiques. D’ailleurs, anecdotique mais authentique, le premier club d’hommes battus d’Amérique latine s’est ouvert en 1976, à La Paz…

    Certes, la femme-objet et sa représentation soft-core ont encore de beaux jours devant elles. Mais désormais, d’autres visages féminins occupent et continueront d’occuper, de façon irréversible, l’espace public, le haut de l’affiche, les posters des comedores populares. Ces femmes ont des tresses jusqu’au bas du dos, cinq à six épaisseurs de jupons, des gamins dans le dos. Le poing tendu, elles revendiquent désormais un futur, celui-là même qui leur fut sans cesse dénié ou repoussé aux calendes greques.

    Leur visage a le couleur de la terre. C’est l’autre genre. La région devra s’y habituer.

    [Reply]

  5. #5 Evo Morales soutient José Bové sur Argentine au jour le jour
    on avr 14th, 2007 at 12:13

    [...] Mais, sans doute, vous souvenez-vous de ce billet : Don José ! tapis rouge. [...]

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