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Escalade de la violence en Bolivie

violence en Bolivie
L’ambassadeur des États-Unis expulsé : je déclare M. Goldberg persona non grata a décidé Evo Morales.
L’ambassadeur Philip Golberg était depuis des mois dans le collimateur des autorités.
À plusieurs reprises le gouvernement d’Evo Morales s’en était pris à l’ambassadeur à propos de la culture de la feuille de coca, vilipendée par les États-Unis, ou du rôle de l’USAID dans les zones des plantations de la petite feuille verte servant à la fabrication de la cocaïne. Le gouvernement a été particulièrement mécontent par la récente réunion entre l’ambassadeur des États-Unis et le gouverneur de Santa Cruz, Ruben Costas, le plus farouche opposant du président Morales.
Une explosion, qualifiée d’”acte terroriste” par les autorités, a endommagé mercredi un gazoduc du sud de la Bolivie alimentant le Brésil tandis que des groupes de jeunes manifestants ont provoqué mercredi l’arrêt de la livraison de gaz naturel à l’Argentine et partiellement au Brésil en occupant une station de pompage d’un gazoduc du sud de la Bolivie.
Le porte-parole du gouvernement Yvan Canelas a accusé à nouveau les gouverneurs régionaux opposés au président Morales, soit cinq sur les neuf provinces que compte le pays, de «chercher la guerre civile» au moyen d’«un affrontement avec les militaires et la police».
Ces graves incidents surviennent alors que cinq gouverneurs de régions ont lancé il y a trois semaines une campagne de blocage de routes pour protester contre le pouvoir central et obtenir un statut de large autonomie.
Les régions rebelles de la partie orientale du pays, dont les habitants sont surtout d’origine européenne ou des métisses, s’opposent notamment au projet de Constitution promue par M. Morales, premier président amérindien de Bolivie.

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