Esclavage au quotidien à Buenos Aires et dans la province

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Mardi 13 mai 2008 - 9:15

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4000 ateliers textiles clandestins fonctionnent à Buenos Aires. Une industrie qui génère 700 millions de dollars par an seulement en ville et dans ses alentours.
Bien sûr en 2006 on a parlé de supprimer tout cela après un incendie dans un des sous-sols qui servent généralement d’atelier. On y faisait pas les deux 12, pas les trois 8, 18 à 20 heures de suite et un lit pour 4 voire 5 personnes, c’est avantageux, pas besoin de chauffage, on appelle ça le régime de la cama caliente.
Des poètes !
Ils sont en général boliviens, hommes et femmes, on est allé les chercher à Cobo et à Curapaligüe. Il y a tellement de misère là-bas, pour 100 dollars ils font n’importe quoi.
Tout a repris, comme si rien ne s’était passé. Pas eu d’autres accidents, comme le dit avec sagesse le consul de Bolivie à Buenos Aires, c’est sans doute parce que Dieu est Argentin et sans doute aussi un peu Bolivien.
De l’industrie de la falsification aux meilleures marques du marché, c’est par là qu’ils se fournissent et passent commande.
Il faut quand même être prudent racontait un de ces esclavagistes. Depuis que la justice s’en mêle, il vaut mieux changer d’endroit et virer tout le monde régulièrement. C’est, que voyez-vous, ils ne sont pas reconnaissants ces gens-là. Il y en a qui pourraient vouloir parler même s’ils savent qu’ils risquent un coup de couteau dans le ventre.

D’après :
Talleres clandestinos: el negocio de la explotación

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Un commentaire pour “Esclavage au quotidien à Buenos Aires et dans la province”

  1. verdié a dit:

    Terrifiant (et déprimant)l’article de La Nacion,je n’ai pas eu la force de le lire jusqu’au bout…Salut et merci

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