Et maintenant le FMI
339 lecturesLavagna est ŕ Washington. Il a dîné hier au soir avec Rodrigo Rato.
Pendant ce temps, en Argentine, Kirchner a pourfendu en paroles et invocations le FMI et les organismes internationaux, le G7, etc.
Rien de nouveau sous le soleil, si ce n´est que, de toute façon, il y aura négociation, car, des 13 ou 14 milliards d´échéances ŕ payer cette année, il y au moins 5 milliards de dollars que, avec toute la bonne volonté du monde, le pays ne peut assumer.
Une fois de plus il y aura des promesses, d´excédent fiscal, que le pays pourra tenir, de réformes structurelles et politiques, de celles qui font qu´un pays existe grâce ŕ des institutions fortes et non ŕ cause de la popularité ou du charisme de ses dirigeants.
Ces derničres ne seront bien sűr pas tenues, c´est un exercice que Kirchner et ses prédécesseurs connaissent parfaitement. Et tout le monde fermera gentiment les yeux, l´Argentine pourra continuer de rendre responsable le FMI de ses malheurs, ŕ cause des solutions que celui-ci impose, alors que ses malheurs viennent précisément du fait que les réformes politiques et structurelles demandées depuis 20 ans ne sont toujours pas en vigueur.
A moins que cette fois-ci…
On peut toujours ręver.
