Feu vert de la SEC à l’opération d’échange de la dette argentine
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La Commission américaine des opérations boursières (SEC) a donné son accord à une opération d’échange d’obligations proposée par l’Argentine pour rembourser sa dette privée en défaut depuis décembre 2001, a annoncé jeudi le ministre de l’Economie Roberto Lavagna.“Comme cela était prévu, hier (mercredi), la Commission des valeurs des Etats-Unis (ndlr, la SEC) a donné le feu vert pour mener à bien les émissions”, a déclaré M. Lavagna lors d’une conférence de presse. La dette argentine envers les créanciers privés, qui sont surtout des Américains, Allemands et Italiens, est évaluée à 100 milliards de dollars.
M. Lavagna a qualifié de “normale et positive” la décision de la SEC, concernant l’émission prévue par l’Argentine de nouvelles obligations dont la souscription sera ouverte aux créanciers privés, à condition qu’ils acceptent une réduction de 75% de la valeur nominale, plus les intérêts, de leurs créances.
“La procédure qui suit est de finaliser l’offre que vous connaissez mais qui doit être précisée, ce qui sera sans doute fait la semaine prochaine, puis suivra l’opération d’échange” entre obligations nouvelles et anciennes, a précisé M. Lavagna. Le gouvernement doit publier un document précisant comment se fera exactement l’échange et les caractéristiques des nouvelles obligations qui seront émises.
Le ministre Lavagna a annoncé la décision de la SEC quelques heures avant de s’envoler pour Washington où il doit arriver vendredi pour participer à l’assemblée annuelle du Fonds monétaire international.
Le ministre a souligné qu’il y a eu “beaucoup de gens et d’articles en Argentine et à l’étranger qui disaient que nous n’obtiendrions pas l’autorisation”. Il a précisé que les avocats de l’Argentine ont été informés “hier (mercredi) que l’on entrait dans la phase finale administrative”.
M. Lavagna a déjà fait savoir qu’il souhaiterait que l’opération de conversion de la dette argentine dans de nouvelles obligations se fasse en octobre. Dans une interview dimanche au journal Pagina/12, il reconnaissait avoir entendu “certaines rumeurs” venant d’Italie sur “de possibles retards (dans l’approbation de l’opération par les autorités boursières locales) en raison de pressions de certains créanciers très agressifs”.
Mais il avait précisé que Buenos Aires prévoyait de passer outre et de lancer son offre dans tous les cas aux Etats-Unis, en soulignant que “n’importe quel citoyen du monde pourra procéder à l’opération là-bas”.
© 2004 AFP
