Gualeguaychú, les usines de pâte à papier

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Dimanche 16 juillet 2006 - 11:33

pap.jpgNous en avons parlé plusieurs fois ici, il est navrant que deux voisins, appartenant tous les deux au Mercosur, aient ce type de disputes.
Revenons brièvement sur les faits, le gouverneur d’Entre Rios aurait volontiers accueilli ces usines, il avait d’ailleurs fait des lois dans ce sens afin de promouvoir leur installation
Et puis, faute d’accords latins suffisamment généreux, voilà nos deux usines qui s’installent de l’autre côté du fleuve.
Notre gouverneur rencontre alors la foi, celle des verts, et devient un ardent défenseur de l’environnement. Il crée des associations hétéroclites de voisins, de défenseurs de l’environnement, les anime, leur envoie vivres et spectacles, bloque les entrées routières menant en Uruguay.
Débat stérile après débat stérile, on arrive au tribunal de La Haye qui refuse la demande de l’Argentine d’arrêter la construction de ces deux usines sous prétexte d’un risque de pollution. Un risque qui, a priori, je dis bien a priori, il n’est évident pour personne, les deux entreprises ayant maintes fois indiquées que les techniques utilisées sont les même qu’en Europe ou la législation est très contraignante.
Il y a néanmoins deux discours différents, entre celui des activistes d’Entre Rios et celui du gouvernement. En effet, pour Entre Rios, le but recherché c’est pas d’usines. En aucun cas ce petit pays voisin ne pourra bénéficier d’un investissement de l’ordre de 10 % de son PIB et qui va créer 3500 emplois.
Pour le gouvernement, sérieux oblige, et bien que cela ne soit pas très clair, c’est pas de pollution.
Les activistes de Gualeguaychú ont demandé, à plusieurs reprises, quelle était la position de l’administration Kirchner à ce sujet. Les réponses ont toujours été vagues et évasives.
Mais c’est aussi la raison pour laquelle, Kirchner et Tabare Vasquez ne peuvent se mettre d’accord. A quoi cela servirait-il de s’assurer que ces usines ne pollueraient pas, si les activistes de Gualeguaychú, crées et alimentés par leur gouverneur, un peu dépassé par les faits aujourd´hui, il est vrai, n’en veulent de toute façon pas.

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