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historique condamnation pour génocide

Et de deux, il en reste encore quelques milliers !
HNS-info : Argentine : historique condamnation pour génocide
etchecolatz.jpgLa lecture de la sentence a été interrompue par une pluie de peinture rouge qui a atteint le répresseur, qui continuera sa détention dans la prison “commune” de Marcos Paz. C’est la deuxième condamnation pour des crimes de la dernière dictature (1976-1983) après l’annulation des lois d’impunité de Point Final et d’Obéissance Dûe. Etchecolatz, qui s’est présenté comme un “détenu politique”, a déjà d’autre rendez-vous dans les tribunaux.

Protégé d’un gilet pare-balles, avec le visage pâle et dur comme une tête de mort, l’ex-directeur d’Investigations de la police de Ramon Camps, Miguel Osvaldo Etchecolatz, s’est assis sur le banc des accusés. Le président du Tribunal Oral Fédéral 1, Carlos Rozanski, a demandé au public de lui permettre de lire la sentence jusqu’au bout. Mais il n’a pas pu. “En condamnant à la prison à perpétuité…”, avant que toute la salle n’éclate en un cri unique, libérant la tension accumulée. Le cordon de policiers qui entourait le répresseur a levé les boucliers, mais n’a pu éviter la pluie de bombes de peinture rouge. Etchecolatz s’est retiré sous les cris de “assassin”. Il ne reviendra pas, seulement son avocat, pour écouter le reste de la condamnation pour six assassinats et huit séquestrations et tortures, condamnation qui l’interdit à vie d’exercer des postes publics, l’envoie dans une prison commune et signale, pour la première fois, que toutes ses crimes ont été “des délits de lèse humanité commis dans le cadre d’un génocide”.

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4 Commentaires pour “historique condamnation pour génocide”

  1. #1 Jorge Lopez, un témoin important pour la suite « Argentine au jour le jour
    on sept 26th, 2006 at 7:15

    [...] Écrit par Patrick le 26 septembre 2006 Etchecolatz a été condamné la semaine passée à la prison à vie pour crimes contre l’humanité. Nous en avions parlé ici. Jorge Lopez devait, dans une autre affaire, témoigner contre le tortionnaire. Il a disparu depuis une semaine, vraisemblablement enlevé pour intimider les autres témoins des atrocités commises pendant la dictature militaire. On a beau fouiller dans l’entourage d’Etchecolatz, on ne trouve rien. Pour lui c’est fini. Mais combien d’autres, depuis 20 ans, grâce à différentes lois d’amnisties, vivent sans remords de conscience en dépensant un butin acquis sur le dos de leurs victimes ? Il faut bien reconnaître que c’est Nestor Kirchner qui a réellement commencé à vouloir mettre de la justice là ou il n’y avait eu que des condamnations suivies d’amnisties et même si Alfonsin a récemment déclaré qu’il était plus facile d’aller à la chasse au lion une fois que ses prédécesseurs les avaient mis en cage. Mais il va falloir maintenant protéger les témoins de manière un peu plus efficace. La mémoire collective argentine est fragile et encore traumatisée. La moindre faiblesse de l’État devant les anciens tortionnaires la rendrait muette et craintive. [...]

  2. #2 La justice et les années de plomb « Argentine au jour le jour
    on déc 29th, 2006 at 7:50

    [...] Il faut reconnaître que la situation n’est pas simple pour Kirchner. Sa volonté de faire passer en justice les tortionnaires de la dictature est réelle et personne n’en doute, mais les menaces faites aux juges et aux témoins rendent cette tâche de plus en plus difficile. Bien sûr Etchecolatz a été condamné grâce au témoignage de Jorge Lopez, mais ce dernier qui devait continuer à témoigner a disparu depuis plus de trois mois maintenant. Hier, c’est Luis Ángel Gerez, qui devait témoigner contre le commissaire Luis Patti qui a lui aussi été enlevé. Et comment protéger tous ces gens, les témoins, les avocats, les juges… La police ? Le nombre de tortionnaires parmi les siens est élevé. les services secrets ? Il en va de même. Quant au pouvoir politique, on aura compris qu’entre les compromis assumés par le passé et leur silence durant ces 20 dernières années, il lui soit bien difficile d’accompagner fermement la volonté de clore par des décisions de justice ce qu’on a appelé le terrorisme d’État et qui a fait 30.000 morts dans le pays. [...]

  3. #3 Et si Superman nous prenait pour des super cons ? « Argentine au jour le jour
    on déc 31st, 2006 at 10:51

    [...] Ecrit par Patrick le 31 décembre 2006 à 10h50 C’est curieusement, et je dois dire que je relate tout cela avec des pincettes, que je me suis aperçu qu’une bonne partie de la population ne croit pas au sauvetage inespéré de Gerez en cette veille de fin d’année. Cette argumentation m’a été donnée par différentes personnes, pas de celles qui sont proches de la droite ou de l’extrême droite argentine, mais par des militants des droits de l’homme, il est vrai et on le comprendra assez éloignés dans l’ensemble du péronisme. Reprenons les faits. Après avoir témoigné contre Etchecolatz, Jorge Lopez est toujours disparu. Cela fait plus de trois mois de cela et c’est une gifle monumentale à la démocratie et à son représentant. L’État n’a pas été capable de protéger les témoins, n’a pas été capable de les retrouver, il a fallu deux mois pour connaître le juge d’instruction qui allait suivre cette affaire, tout le monde se repassait la patate chaude, il y a peu de chance pour que cet homme soit retrouvé en vie. Si nous rajoutons à cela les propos d’Hebe de Bonafini concernant la victime c’est une catastrophe. Dans ce laps de temps, les menaces aux juges et aux témoins ont été crescendo. Un officier de police chargé de la protection d’un des juges contre les tortionnaires de la dictature a été abattu de sang-froid dans un bus. Même les gardes du corps de Kirchner ont dû subir quelques aléas. Rajoutons à cela la découverte en Espagne, il y a une dizaine de jours, d’un des responsables de triple A par des Argentins vivants à l’étranger, un thème jusque-là totalement exclu des obligations de justice, péronisme oblige, le fait que le juge Garzon, qui ne porte pas Kirchner dans son coeur, croyez-moi, oblige la justice argentine à demander son extradition, il avait un peu le feu dans la maison péroniste. Il faut bien reconnaître que mettre sur la place publique que le régime péroniste qui avait précédé la dictature de Videla avait fait presque autant de morts et de disparus en trois ou quatre ans que le régime de Pinochet en 20 ans, que ceux qui avaient participé de ceci étaient toujours des personnes proches du pouvoir en place c’est pas terrible pour l’image qu’on a envie de se donner. Et quelles que soient les nuances qu’on peut apporter à tous ces faits, c’était une fin d’année désastreuse. Luis Patti est un tortionnaire reconnu. Nous en avons déjà parlé ici. Il a toujours eu l’appui de Duhalde et autres péronistes, cela va aussi dans le sens de l’histoire. Ángel Gerez devait témoigner contre lui afin d’inhabiliter son élection comme député. Il disparaît, 48 heures après on le retrouve. Bravo. 1 heure avant sa libération, Kirchner avait bloqué les 32 chaînes de télévisions disponibles pour dire : Je ne céderais pas devant les groupes paramilitaires et parapoliciers qui veulent détruire cette démocratie. On a tous applaudi, moi le premier. On a quand même quelques doutes, pas vous ? L’année se termine bien, un vrai film d’Hollywood. [...]

  4. #4 Nilda Eloy accuse la presse et le gouvernement « Argentine au jour le jour
    on mar 7th, 2007 at 14:19

    [...] Billets liés. historique condamnation pour génocide [...]

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