Quelles que soient les responsabilités qui pèsent sur le FMI dans la situation économique argentine, ce n´est pas lui qui a été floué dans la négociation que vient de terminer le pays.
Et, quand je dis négociation, c´est un bien grand mot pour une attitude qui a toujours été : c´est à prendre ou à laisser.
L´Argentine a besoin de capitaux pour se développer. Il me semble difficile qu´elle puisse recourir à l´épargne interne pour cela, 40 % des créances privées étaient détenues par les argentins eux-mêmes et ils n´ont certainement pas envie de se faire escroquer une deuxième fois. Quant aux Italiens, Allemands ou autres Japonais, posez-leur donc la question.
C´est la raison pour laquelle il n´a jamais été remis en question le fait de payer, jusqu´au dernier centime, les organismes internationaux.
Rien de nouveau, donc, on pestera contre le « diable » dans les discours destinés à la population, mais on continuera à faire « ami ami » avec lui.
Il y a d´ailleurs un problème beaucoup plus important qui se pose aujourd´hui au pays. C´est le retour de l´inflation. 1 % le mois dernier, 2,5 depuis 3 mois et au moins 4 % en ce seul mois pour les produits alimentaires. A ce rythme, si les pronostiques d’Artemio López, dans un rapport remis hier au Président sont juste, ce sont 2,4 millions de pauvres en plus que comptera à la fin de l´année le pays.
Curieuse sortie de crise…








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