Il faut gracier Jean-Charles Marchiani, libérateur d’otages
195 lecturesJe reprendrai simplement une des réactions d’un lecteur du Monde :
Merci Messieurs de remettre l’honneur, la fidélité et la reconnaissance à sa place dans un monde qui n’en connaît malheureusement plus le sens. Merci de votre loyauté envers celui qui vous a sauvé. Merci de lui maintenir votre reconnaissance contre vents et marées. Je m’incline devant votre sens civique qui vous honore. C’est cela pour moi un Français.
Le Monde.fr : Il faut gracier Jean-Charles Marchiani, libérateur d’otages - Opinions
[…]Si Jean-Charles Marchiani a joué un rôle imaginaire dans notre délivrance, comment expliquer qu’il se trouvait là, au moment de la “livraison”, à cet instant décisif et dangereux où les ravisseurs remettent leurs prisonniers et où tout peut déraper ? Quand nous avons ôté nos bandeaux, le premier visage que nous avons découvert fut celui de Jean-Charles Marchiani. Ce moment-là, nous ne pouvons l’oublier. Il était face à nos ravisseurs armés jusqu’aux dents. Que l’on songe à un autre négociateur, Terry Waite, dépêché par l’archevêque de Canterbury pour traiter avec ces mêmes ravisseurs. Tombé dans un guet-apens, il est resté détenu trois années dans les prisons du Hezbollah. Jean-Charles Marchiani nous a ramenés vivants, alors que des otages russes, américains et britanniques ont été assassinés et que les prisonniers américains sont restés sept ans au fond de leur cave.
Depuis vingt ans que nous fréquentons notre sauveur, nous avons appris à le connaître. Nous l’estimons, c’est un homme courageux et fidèle. Il ne correspond pas au personnage de sac et de corde décrit souvent par la presse. Il adore provoquer, c’est dans sa nature. Il n’a pu s’empêcher de défier les magistrats, qui le lui font payer très cher. De toute façon, le système médiatique l’avait depuis longtemps condamné dès lors que le secret de l’instruction avait été bafoué. Aujourd’hui, M. Marchiani est un homme seul, lâché par ceux-là mêmes qui avaient profité politiquement des succès engrangés par ses missions périlleuses au service de la France.[…]
Roger Auque, Marcel Carton, Jean-Paul Kauffmann et Jean-Louis Normandin

10 mai 2008 at 15:02
Bien vu.
Le métro-boulot-dodo de droite comme de gauche a du mal à comprendre. Pas une raison pour ne rien dire.
La grâce n’est pas une amnistie.
11 mai 2008 at 19:11
Je ne sais toujours pas comment prendre position dans le cadre de cette polémique. D’une part, je suis sensible aux propos des ex-otages, d’autre part, M. Marchiani semble avoir mis de côté des sommes rondelettes!.. L’avenir nous éclairera sans doute d’avantage. Je pense néanmoins que dans ce type d’affaire, il convient de récupérer les fonds. Ceci fait, la prison… le sursis peut suffire non?
26 mai 2008 at 15:31
jamais le var n’a été aussi calme que lorsqu’il y a exercé son mandat de préfet. Beaucoup de varois l’ont regretté lors de son depart. Courage Monsieur Marchiani…il y a plus de Français que vous le pensez qui sont avecd vous