L´Argentine suspend ses négociations avec le FMI jusqu´à la fin de l´année
78 lecturesUne décision qui n´a surpris ni le trésor aux États-Unis ni le FMI, puisqu´en fait le FMI avait décidé ne ne pas reprendre les négociations aux mois de juillet tant que le Président Kirchner ne tiendrait pas ses promesses de restructurer son économie.
Il s´agissait de la troisième révision depuis l´arrivée de Kirchner à la présidence qui donne lieu à un règlement d´intérêt de la part de l´Argentine et son immédiat remboursement par le FMI, afin d´aider le pays à sortir de la situation de défaut de paiement dans lequel il se trouve depuis 2002.
Les échéances à venir sont de 1800 millions de dollars et l´Argentine devra donc utiliser ses réserves pour les couvrir.
La stratégie annoncée est d´aller de l´avant pour la renégociation de sa dette privée avec les teneurs de bons. Cette négociation ne se trouve pas non plus dans une situation très favorable, les banques intermédiaires trouvant qu´un abandon de 75 % du montant du capital, c´est beaucoup demander à ses clients.
Bref des pages entières dans les journaux du week-end, plus dans un style incantatoire qu´économique, comme si la magie des mots pouvait guérir les blessures d´amour propre de la population, la classe politique étant, elle, vaccinée depuis longtemps, ce qui explique l´incompréhension des dirigeants devant un rappel des promesses effectuées et non tenues de la part du FMI.
Bien que monsieur Lavagna explique que les objectifs économiques ont éte atteints, il n´en reste pas moins que les promesses du Gouvernement ne sont pas réalisées et il ne s´agit pas de promesses faites par les gouvernements précédents, mais celles faites par Kirchner après un long et dur débat avec le FMI dont il indica qu´il était sorti vainqueur.
Pendant de temps, John Taylor, sous secrétaire d´Etat au Trésor Américain et Anne Krueger la numéro deux du FMI, ont joué au Golf comme ils ont l´habitude de le faire tous les samedis et nul ne doute que l´Argentine fut, une fois de plus, le sujet principal de leur conversation.
Plusieurs sorties de crises sont néanmoins possibles, mais il est trop tôt pour savoir ce que décidera le gouvernement qui pourrait même utiliser, dit-on, l´intégralité de ses capacités de paiement et ses réserves pour se mettre à jour avec le FMI et ne plus avoir à négocier des promesses qu´il n´est pas en mesure de tenir.
Cette décision serait néanmoins risquée et a peu de chance d´être mise en place, car une Argentine sans réserves à la Banque centrale deviendrait vite la proie des marchés
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