L´activité économique a augmenté de 8.4 % si l´on compare le premier semestre de cette année avec le premier semestre de 2003. Mais après avoir obtenu 8 trimestres consécutifs de croissance, le dernier trimestre montre une baisse de 0.2 % par rapport au trimestre antérieur.
Ceci est préoccupant. Il semble que la crise énergétique du mois d´avril expliquerait partiellement ce problème. Néanmoins, certains analystes, dont Adolfo Pignanelli, ancien Président de la Banque Centrale, pensent que l´économie est sur une mauvaise pente et que la croissance de 2005 pourrait être proche de zéro.
Pour Pignanelli, le gouvernement a perdu l´opportunité de renégocier convenablement sa dette extérieure et de démontrer au monde entier qu´il agissait avec sérieux. Péroniste et banquier, il n´a pas l´habitude de garder la langue dans sa poche, et ses critiques ne peuvent pas être attribuées à l´opposition.
Le fait de ne pas avoir accomplies les réformes structurelles de l´économie, tel que demandé par le FMI depuis fort longtemps, renégociation de la dette, réforme du système bancaire et fiscal, sont les principales raisons pour lesquelles l´Argentine, contrairement aux autres pays n´a pas pu profiter de la crise.
Aujourd´hui, insiste-t-il nous devrions être envahis par les investisseurs étrangers et nos entreprises devraient investir comme c´est le cas au Brésil par exemple.
L´absence de règles du jeu claires et l´impossibilité d´accéder aux marchés financiers empêchent tout investissement et la croissance du pays. Nous n´avons pas su profiter d´une situation internationale qui était favorable à l´Argentine et par une attitude et une stratégie totalement erronée de confrontation systématique nous avons obtenu le contraire de ce que nous souhaitions. Le FMI et les Organismes multilatéraux en ont été les béficiaires, recouvrant plus de fonds que les autres créanciers.
Selon lui les risques d´inflation sont élevés et l´année 2005 sera médiocre s´il n´y a pas de changement dans la politique économique du pays.
L´Argentine vers une panne de croissance ?
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