En 1990, Carlos Menem décida de privatiser la compagnie nationale qui perdait de l’argent de manière plus que considérable et la vendit à Iberia.
Dans l’inconscient collectif d’un pays, pour des raisons évidentes ou non, on voit cela un peu partout, la compagnie nationale aérienne c’est quelque chose d’important. Des bureaux dans chaque capitale, c’est en quelque sorte plus important que les ambassades.
C’est dans ces bureaux que les voyageurs se retrouvent, parlent du pays, y sentent encore cette odeur de parilla même lorsqu’ils ont été, pendant des années, éloignés de leur quincho.
L’aventure d’Iberia a duré 11 ans, ils avaient bien essayé de refiler le bébé à American Airlines, mais au bout d’un an de gestion les Américains jetèrent l’éponge en disant : mission impossible, 11 ans de malheur, de gestion désastreuse. Ils ont rendu en 2001 la compagnie à l’État avec 700 millions de dettes que le gouvernement épongea.
Après tout, 700 millions en 11 ans c’était sans doute beaucoup moins que ça n’aurait coûté sous gestion locale.
Mais comme il ne faut pas s’arrêter en si bon chemin, on revendit la compagnie pour un dollar symbolique au Groupe Marsans. La Seti, déjà partenaire d’Iberia depuis le départ mit elle aussi 650 millions de dollars pour faire démarrer d’un bon pied la nouvelle structure.
Depuis 2001, c’est grève sur grève, on a même vu dernièrement tous les pilotes partir en vacances le même jour, sans préavis, et laisser 6000 voyageurs sur le carreau.
Il faut dire que des voyageurs d’Aerolineas Argentinas bloqués dans des aéroports, c’est chose courante et récurrente depuis des années maintenant.
Objectif Kirchner dès son élection : reprise de toutes les entreprises vendues par Menem. Pas nationalisation, mais argentinisation.
Sauf que cette fois-ci, on a beau appeler les copains, personne n’est partant.
L’État va donc reprendre Aerolineas Argentinas et éponger 890 millions de dollars de dettes.
On aurait pu laisser le Groupe Marsans et la Seti déclarer faillite, d’autant qu’ils ont certainement mis un peu d’argent de côté et qu’avec un bon audit on peut en découvrir des choses, mais non, l’Argentine est un pays généreux.
Mais oui, mais oui.
La réalité est certainement autre dans cette affaire, on ne manipule pas les bilans sans la complicité des autorités chargées de la fiscalisation, en l’occurrence le gouvernement argentin.
Encore une désastreuse histoire financière qui en a enrichi plus d’un.








on août 21st, 2008 at 14:59
Bonjour,
Esperons que tout ça sorte de l’ornière…ça va être difficile (et surtout long) d’aller à El Calafate et autres s’il n’y a plus d’avions…J’ai toujours bien aimé leur système de tarif préférentiel pour les locaux..Quant à savoir si ceci explique cela….
A bientôt
Sandrine
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on août 21st, 2008 at 17:07
Decidement, les espagnols et les avions, ça fait deux …
Je sais c’est trash, mais je m’en tape. J’ai pris Air Comet l’été dernier, et c’était bien tout pourri. Et Le MD80 c’est un avion de merde, bien entretenu ou pas.
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on sept 1st, 2008 at 8:39
Un ami a moi, argentin et historien de l’aviation, nous disait recemment ceci concernant l’histoire recente d’Aerolineas Argentinas :
“En 1990, para privatizarla, el gobierno argentino asumió una deuda del orden de los 600 millones de dólares. Inmediatamente la vendió al Reino de España (a través de Iberia y otros testaferros). La venta incluyó unos 35 aviones en propiedad, bienes inmuebles marcas y otros activos tangibles e intangibles en propiedad, más algunos derechos de exclusividad de rutas. No está claro cuánto se pagó por la empresa, pero está más o menos acreditado que pusieron 130 millones de dólares en una carta de crédito, a lo que se sumaron otros valores (bonex calculados a la par y bonos de la deuda externa argentina que nunca se certificaron). De todos modos, la información bancaria disponible dice que esos valores se pagaron con la venta de activos de la empresa.
El Reino de España operó y administró la empresa por sí o por mandatarios hasta 2001. En ese lapso gastó una suma no definida, pero que debe estar en el orden de los 2.000 millones de dólares. Es posible —o muy probable— que algo de este dinero se haya triangulado a Iberia en los tiempos en que la Unión Europea no permitía al reino de España subsidiarla y los balances de Iberia eran muy malos (primera mitad de los años noventa).
A mediados de 2001 Aerolíneas Argentinas había vendido todo lo que se podía vender (prácticamente no tenía activos), había agotado su capacidad de crédito, estaba en concurso de acreedores y prácticamente no volaba a ningún destino. En este estado, el Reino de España vendió la compañía (en realidad vendió una empresa llamada Interinvest, que era la dueña de las acciones) al grupo Marsans (Air Comet) por la suma de un dólar, y además entregó al comprador alrededor de 750 millones de dólares para pagar deudas, hacer inversiones, capitalizar la empresa y otras cosas.
Marsans hizo algunas maniobras con esos 750 millones (compró créditos en vez de pagarlos, con lo que se convirtió en el principal acreedor de Aerolíneas Argentinas, lo que a su vez le permitió manejar el concurso). No invirtió nada, y mantuvo la flota en el nivel mínimo posible mediante alquileres. Dicho en otros términos no cumplió con el mandato del vendedor para con los 750.
Hoy Aerolíneas Argentinas nuevamente no tiene activos, y tiene una deuda que se estima en el entorno de los 900 millones de dólares. Con estos antecedentes, Marsans quiere que se estatice.
Por supuesto hay un montón de temas desopilantes en el medio. Recomiendo dos informes que publicó el Tribunal de Cuentas de España sobre el tema.
Si Dios quiere, en el otoño o el invierno que viene terminaré de escribir un libro sobre el transporte aéreo argentino. Si consigo un editor —lo que depende de muchos imponderables— creo que va a ser interesante.”
Je n’ai pas le temps de traduire, mais si vous voulez plus d’infos, je vous donne les coordonnees de mon ami et il vous en dira plus.
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on sept 1st, 2008 at 9:06
Oui nous avons les mêmes chiffres, plus ou moins, et Marsans et quelques fonctionnaires argentins vont faire une bonne affaire tout comme Iberia et l’administration Menem. Une fois plus ce sont les contribuables qui vont payer la casse.
Maintenant, si on creuse un peu et si on analyse l’attitude des gremios pendant ces vingt années dans Aerolineas, on risque aussi d’avoir de belles surprises.
Lorsque les ventes de concessions ou de sociétés ne sont que des systèmes destinés à enrichir les intermédiaires, dans tous les cas de figure, on arrive à ce désastre et les accusations que se font réciproquement les vendeurs et les acheteurs ne sont destinées qu’au public et sont une mascarade. Dès le départ on a mangé les actifs, car dès le départ le prix de vente indiqué n’a rien eu à voir avec les sommes réellement versées de part et d’autre. Les ventes d’actif ont payé les dessous de table et l’apport des acheteurs. Chronique d’une faillite annoncée !
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on sept 1st, 2008 at 9:53
et pour confirmer ce que vous disiez sur les évènements désopilants voir :
http://www.criticadigital.com/impresa/index.php?secc=nota&nid=11003
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on sept 1st, 2008 at 9:54
oui, comme le cas YPF, ou le fils d’un des chefs des syndicats, suite a l’”intervention” de son pere et la rage des travailleurs et autres citoyens, a ete assassine…
Parfois le peuple s’enerve, mais comme vous dites plus loin, il s’agit d’un pays genereux… helas, trop…
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on nov 8th, 2008 at 17:23
Bonjour,
Pourriez-vous me faire connaitre si aérolinéas Argentinas a appliqué une surtaxe carburant sur le prix des billets d’avion entre juin et octobre 2008.
Merci de bien vouloir me communiquer ce renseignement.
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