La belle Province de Buenos Aires
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Je lisais ce matin le portrait d’un homme du Président dans la Province de Buenos Aires. Il s’agit du Maire de la commune de José C. Paz. Il s’appelle Mario Ishii. Des Mario Ishii il y en a plein en Argentine.
Musique Maestro !
Kirchner a récemment déclaré en parlant de lui qu’il avait une personnalité mystique et que sa gestion était une véritable expérience de reconstruction de la foi !
Au pouvoir depuis 1999 les chiffres de sa gestion parlent seuls : 26% de la population ne reçoit pas les services de bases qu’une Mairie se doit d’offrir, Source Indec et la mortalité infantile, d’après les dernières statistiques (2004) du Ministère de la Santé de la Province est de 18 %.
C’est qu’avant de s’occuper de la gestion d’une commune notre homme achetait et revendait de la viande, il avait même quelques boucheries. Lui-même péroniste il a remplacé à ce poste un autre péroniste qui était footballeur. Que deux clans s’affrontent à l’intérieur du même parti est un classique de ce mouvement. Lorsqu’après les élections, les membres des deux clans se sont retrouvés dans la salle du Conseil Municipal cela a donné 7 blessés. Des vrais machos ces péronistes !
Sa Maman, Maria Isabel, a été victime d’un enlèvement en 2002. Des milliers de dollars de rançon.
Elle est célèbre Maria Isabel ! D’autant que quand notre homme part en vacances il laisse la gestion de la commune à sa maman. Faut quelqu’un de sûr pour veiller sur la caisse, non, mais !
À lire en espagnol.

13 décembre 2006 at 10:38
[...] Ecrit par Patrick le 13 décembre 2006 à 10h36 Les enlèvements crapuleux, plaie du continent, continuent de plus belle. Mais on n’en parle pas. De temps en temps parce que Blumberg s’en mêle, il n’a pas que des défauts, cela arrive sur la place publique. On ne manque pas de l’accuser de mettre en danger la vie de la personne kidnappée, la réalité c’est qu’il met ainsi la pression sur la police. Qu’il donne des pistes, cela ne plaît pas à tout le monde, surtout quand c’est l’entourage de Mario Ishii qui est impliqué. Bref, après presque un mois de négociations Hernán Ianonne a pu être libéré contre paiement d’une rançon. Mais laissez-moi vous conter le plus beau de l’histoire. Hier soir, alors qu’une dernière fois, le père du gamin recomptait les billets destinés à la rançon il se rendit compte qu’il manquait 47.000 pesos. Il interrogea la police qui était sur place qui lui répondit : Pas grave, ces gens-là ne recomptent jamais, et puis nous, on gagne tellement peu. [...]