La blague du jour
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Fidel : C’est quoi ce bouquin, Hugo ?
Chávez : Cuba, le livre noir, de Reporters sans frontières
Fidel : Sois pas jaloux, t’es sur le bon chemin…
Rires…
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22 juillet 2006 at 3:54
Ba, dis donc, tu vas étioler ton public avec tes blagues orientées Mc Carthy.
La musique adoucie les moeurs.
On veut du Paco Ibanez qui dit Brassens. (bis)
Ou une recette de cuisine épicée. (bis)
Pour nous remonter le moral en ces temps terrible de guerre qui s’annoncent.
Paix et Amour
22 juillet 2006 at 8:47
Allons, allons ce billet n’est pas dans la catégorie politique mais dans humour.
23 juillet 2006 at 12:30
Concrètement, sans blague, possédez-vous des listes de noms d’opposants politique emprisonnés par Chavez ? Des preuve que ses multiples victoires électorales sont entachés par des irrégularités? Et par ailleurs, connaissez-vous beaucoup d’autre présidents qui laisseraient en liberté les auteurs d’un coup d’etat militaire contre lui ? des noms! Des preuves ! Oups, vous ne feriez pas de la propagande “à l’ancienne”, contre ce “subversif” de Chavez, par hasard…
23 juillet 2006 at 12:44
Ses opposants, après la première de tentative de coup d’Etat militaire de Chavez, le 4 février 1992, lui ont donné deux ans de prison, si ma mémoire est bonne.
Par contre, le leader syndical qui a fait une grève contre ses mesures économiques a écopé de 12 années de prison fermes.
C’est suffisant comme comparaison ?
24 juillet 2006 at 6:47
Vous parlez sûrement de Carlos Ortega ? Pourquoi ne pas le citer, d’ailleurs ? Peut-être parce que ce “leader syndical”, âgé de cinquante-six ans, et ami de l’ex-président Carlos Andres Perez, qui fut destitué l’année suivante pour corruption, vit maintenant en exile au Costa Rica. Et pas en prison au vénézuela, comme vous le sous-entendez. Merci qui? Ses amis américains, qui veille sur son sort de leader patronal. D’ailleurs, il se porte plutôt bien. La preuve: récemment, il a participé à une manifestation à Miami, dans laquelle il a appelé à la formation de groupes armés contre le gouvernement démocratiquement élu. Au Vénézuela, il est condamné pour un sabotage de l’industrie pétrolière qui aura coûté plusieurs milliards de dollars à un pays miné par la pauvreté. Alors? Rassuré?
24 juillet 2006 at 6:56
Ce qui est drôle chez les adeptes du chavisme c’est leur sens des nuances :
Sur Carlos Ortega, je viens de voir un article de l’humanité, qui est largement plus modéré que vos commentaire :
http://www.humanite.presse.fr/journal/2003-02-22/2003-02-22-317949
24 juillet 2006 at 7:06
Et le plus inquiètant est cette dérive ;
Reporters sans frontières - Venezuela - Rapport annuel 2006
Venezuela - Rapport annuel 2006
Si la guerre politique entre « pro » et « anti » Chávez menée par médias interposés semble s’être un peu calmée en 2005, ce n’est sans doute pas pour les meilleures raisons. La loi sur la responsabilité sociale des médias et la réforme du code pénal, très restrictives en matière de liberté d’expression, sont autant d’incitations à l’autocensure. Le gouvernement et le pouvoir judiciaire n’y ont heureusement pas recouru. « Au Venezuela, il y a une liberté d’opinion mais plus de liberté d’expression. » Cette phrase d’un écrivain vénézuélien, d’abord « pro » puis « anti » Chávez, résume assez bien le climat de tension, ou plutôt de contention, qui règne dans l’espace public vénézuélien. En soumettant sa légitimité à un référendum remporté haut la main (60 % des voix favorables et 70 % de votants), le 15 août 2004, Hugo Chávez a réussi le pari de marginaliser les partis d’opposition pour un moment. Restent alors les médias. Les six ans de bataille politique entre partisans et opposants du président bolivarien se sont joués en grande partie dans la presse. Plébiscité, l’ancien militaire a fait voter et a promulgué, le 7 décembre 2004, la loi de « responsabilité sociale des médias » qui autorise notamment la Commission nationale des télécommunications (Conatel) à suspendre les stations et les chaînes qui « promeuvent, font l’apologie ou incitent à la guerre, à l’altération de l’ordre public et au délit ». La loi prévoit également de fortes amendes et des révocations de licence d’émission. La deuxième salve est tombée le 16 mars 2005 avec la promulgation de la loi dite de « réforme partielle du code pénal », qui en remanie 38 articles dont 5 concernent directement les médias. Ainsi, la nouvelle version de l’article 148 prévoit une peine de six à trente mois de prison (contre trois mois précédemment) pour toute offense au président de la République. La peine est augmentée d’un tiers si l’offense est publique. Ce code pénal remanié comporte des définitions élastiques. Le nouvel article 297A, par exemple, réprime de deux à cinq ans d’emprisonnement la diffusion de fausses informations de nature à « semer la panique » par voie de presse, mais aussi par téléphone ou par e-mail. Selon la même logique, l’article 444 relatif à la diffamation punit d’un à trois ans d’emprisonnement les propos pouvant « exposer autrui au mépris ou à la haine publique ». Enfin, l’article 446 stipule que toute « atteinte à l’honneur » entraînera une peine comprise entre six mois et un an de prison, peine étendue à deux ans si l’injure est commise par voie de presse. Pour l’heure, ni le gouvernement, ni les autorités judiciaires n’ont eu recours à cet arsenal. La législation semble cependant avoir eu un effet dissuasif sur les médias, quitte à priver la presse de son rôle de contre-pouvoir. Par ailleurs, le 10 mai 2005, des fonctionnaires de la Conatel accompagnés de militaires sont entrés sans prévenir dans les locaux de Radio Alternativa 94.9 FM à Caracas et ont saisi le matériel émetteur de la station au motif que celle-ci n’avait pas l’autorisation d’émettre. La fréquence avait, en effet, été attribuée à une autre station en septembre 2004. Radio Alternativa, qui émet depuis 2000, a toujours sollicité une licence, en vain. La Conatel a, en l’occurrence, enfreint la loi organique sur les télécommunications qui l’oblige à mener une enquête administrative avant toute sanction ou suspension. D’autres brimades contre la presse par les autorités ont été constatées. Le 29 juin, deux journalistes du quotidien Últimas Noticias ont été violemment appréhendés près du palais présidentiel de Miraflores par des agents présumés du renseignement militaire, au motif qu’ils devaient obtenir l’autorisation d’une dirigeante politique, proche du pouvoir, pour prendre des photos. Le même jour, et pour le même motif, un photographe du quotidien El Nuevo País a été frappé et embarqué de force dans une jeep par des militaires, qui l’ont relâché huit heures plus tard en pleine nuit dans un quartier de Caracas. Les actes de violence ou d’intimidation contre les médias ne sont pas toujours le fait des autorités. Des groupes d’étudiants y ont pris leur part, en incendiant le siège du quotidien Frontera, le 12 juin, à Mérida, ou en prenant en otage une équipe du quotidien Notitarde, le 28 octobre, à Valencia. Si aucun journaliste n’a été tué au Venezuela en 2005, l’impunité demeure dans des affaires plus anciennes. Plus d’un an après l’assassinat de Mauro Marcano, le 1er septembre 2004 à Maturín dans l’Etat de Monagas (Nord-Est), l’enquête est au point mort. Le journaliste de Radio Maturín et chroniqueur du quotidien local El Oriental avait dénoncé, peu avant sa mort, les collusions entre un cartel colombien et de hauts responsables policiers et militaires vénézuéliens. Ces derniers n’ont jamais été entendus pendant l’instruction.
24 juillet 2006 at 13:56
Nouvelle definition du mot greve:
“sabotage de l’industrie pétrolière qui aura coûté plusieurs milliards de dollars à un pays miné par la pauvreté”
Merci Laurent. J’espere que vous condamnez regulierement et avec des mots aussi durs ces sabotages.
24 juillet 2006 at 13:58
C’est drole, dans une interview donnee pour la television venezuelienne, sur la fin, evoquant les vertues du sport pour les masses, et repondant a une question sur le sujet, Castro a commente le desormais jurisprudentiel Coup de boule de Zizou sur Materazzi. Je tacherai de reproduire une traduction fidele de ce qu’il a declare, a brule pourpoint:
“Ah, Zidame, ce formidable algerien.Il s’agit d’un des plus grands joueurs de tous les temps. Je comprends son geste, surement lui a t on dit des insultes tres graves, sur la mere, ou de caractere racial.mais quel beau symbole, ce zidane.
j’ai regarde d’un oeil ce matche, et la france, je la regarde, et je ne vois que des joueurs noirs.je vois la metropolis, l’empire qui continue de piller le meilleur de l afrique et des pays du sud.je n ai rien contre la france.mais apres nous avoir vole nos cerveaux, ces pays puissants nous volent nos sportifs a nous, les pays du sud. Que des noirs africains, de superbes athletes.” etc .
C’est anodin.
Ce n’est rien.
me dira t on.
bon, il connait oas le dorit du sol, voila tout.
c’est vrai qu’on peut taxer castro de plein d’epithetes, mais certainement pas de raciste.meme s’il est un phenomene completement et officiellement nie a Cuba, alors qu’il y existe, et plutot fortement meme, comme ailleurs.
Mais je trouve que l’on ressent bien l’anachronisme total et les ressorts typiques de la manipulation du discours castriste dans cet exemple simple.
Il rejoint de FACTO, de fait, le pen dans sa vision de la citoyennete et nationalite par la sang, et non par le droit du sol.
a son insu, bien sur.
ce que je trouve particulierement savoureux.
je n en tire pas de conclusion politique.je me marre juste de voir la betise, l ignorance, devenir une arme de desinformation. et surtout de voir que ca marche toujours.
primo, il ignore sans doute que seulement 3 joueurs des 23 sont nes extra-territoire francais (vieira:a dakar, makelele a kinshasa, et boumsond a Duala-cameroun), arrives dans leur pre-adolescence en france.nationalises avec leur famille.mais quand bien meme le seraient ils tous, cette vision est stupide.
tout le reste de l equipe sont tout autant francais, nes en france, soit de parents antillais, surtout, soit de parents africains ou metisses (aussi).thierry henry est ne aux ulys, pres de paris…parents gaudeloupeens, francais depuis 1792.
a moins de contester que la guadeloupe, la guyane (3 joueurs d origine, dont malouda) soient francais, meme si a 90% ca semble etre encore le souhait et l identite de ses habitants.
mais j imagine qu il ne viendrait pas a l idee de castro d appliquer ce meme raccourci, qui fait fi de la complexite de l histoire universelle, en proposoant de denationaliser les formidables afro-equatoriens de l equipe de foot d equateur, ou les magnifiques afro-colombiens (pobre asprilla..), ou les afro-boliviens..ou l equipe de basket du venezuela devrait d ailleurs jouer pour les couleurs du senegal, peut etre, afin de ne pas “saigner les pays du sud, victimes de ces vampires d imperialistes”…
Bon, je joue a la marge, on pourrait trouver des motifs d’analyse plus significatifs.notamment dans son discours incroyable de 2heures a Cordoba, vu en amerique sur Telesur.mais je colle, demago, a l’actu foot…
En tout cas, dans cette interview, apres des commentaires emerveilles de castro sur Internet, telle votre tata fernande qui s extasie de la magie du fax, qu elle appelle encore Telex, apres des descriptions tres amusantes des avancees technologiques de notre modernite (texto, du comandante castro:”incroyable, ces bibliotheques virtuelles,depuis votre chambre quelle revolution!”),quand internet est bloque a Cuba, j’ai trouve que decidemment, l’isolement, meme en politique, c’etait pas tres bon pour la sante.
Mais bon, mettons aussi tout cela sur le compte de l’embargo.