Tout cela a commencé depuis bien longtemps. L’absence totale de dialogue entre le gouvernement et le monde agricole depuis 5 ans est certainement la première cause de leur colère.
On taxe, avec raison, nous y reviendrons, le soja et autres produits exportables tout comme le pétrole et ses dérivés. On vient de faire passer la taxe sur le soja de 35 à 44 %. Scandale ! On oublie de dire qu’en un an sa cotisation a augmenté de 70 %.
Il s’agit, entre les différentes cultures, de 11 milliards de dollars qui viennent engraisser le budget et contribuent à l’excédent fiscal.
Malgré cela le petit monde des céréaliers n’a jamais aussi bien vécu.
Et comme tout le monde veut sa part du gâteau, c’est bien naturel, qui ne produit pas de soja voudrait bien voir la rentabilité de ses terres se porter au même niveau. Certains vendent à l’abattoir leurs vaches laitières pour produire du soja, les producteurs de viandes sont contraints de respecter des prix fixés par le gouvernement contre la menace réelle de supprimer toute possibilité d’exportation font petit à petit la même chose.
Il faut bien reconnaître qu’abaisser par des taxes la rentabilité des céréaliers contribue aussi à la lutte contre l’inflation. Mais il faudrait qu’une part de ces taxes reviennent à ceux à qui on demande de maintenir à la baisse le prix de leurs produits.
Une politique agricole à mettre en place ? Certainement, mais pas sans dialogue.
Alors pour l’instant on bloque les routes, on n’envoie plus rien aux abattoirs. On attend. Les supermarchés risquent fort de se retrouver sans viande, sans lait, sans légumes.
On a juste envoyé les camionneurs d’Hugo «Jimmy Hoffa» Moyano pour voir si les gros bras de la CGT pouvaient casser un peu de cultivateurs, mais, à mon avis ils risquent d’être un peu court le reste du monde syndical n’ayant pas suivi cette démarche.
Le mépris des Kirchner vis-à-vis des agriculteurs est quelque chose d’assez incompréhensible, ils sont responsables de plus de la moitié des exportations du pays et d’une bonne part de l’excédent fiscal. Un peu de considération me paraît souhaitable, n’oublions pas que s’ils payent fortement la gabelle en période de vaches grasses, il n’y eut jamais un gouvernement pour être solidaire et attentif à leurs besoins en période de vaches maigres.
25
mar
08







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