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La dette extérieure sous la dictature ou le festin de Martinez de Hoz et de Cavallo

Martinez de HozAu moment du coup d´État militaire, la dette de l´Argentine est de 5300 millions de dollars. Les militaires laisseront une dette de 30.000 millions, plus 15.000, nous verrons comment. Le pays n´avait absolument pas besoin d´argent frais, mais, les banques américaines qui regorgeaient de pétrodollars suite aux dépôts colossaux des états producteurs de pétrole (forte augmentation des prix du pétrole en 1973) avaient besoin de placer cet argent. Cet argent termina dans la poche de quelques-uns.
Martinez de Hoz, ministre des Finances de la Dictature a toujours été un homme très estimé des banquiers et curieusement les intérêts des Banques prêteuses et de l´État étaient représentés par le même cabinet d´Avocat Klein-Mairal ou travaillaient les enfants de Mariano Grondona et de Martínez de Hoz. Ils s´enfuirent 1985 avec les valises pleines de documents qui démontraient d´une certaine manière l´illégitimité de cette partie de la dette argentine. Ces documents, récupérés par le Gouvernement d´Alfonsin, sont aujourd´hui disponibles au Congrès. Personne n´a jamais osé les utiliser.
Dans le même temps à la Banque centrale, Cavallo (déjà lui) et Gonzalez del Solar mettaient au point un plan diabolique destiné à étatiser la dette privée. On demanda tout d´abord aux entreprises privées importantes de s´endetter au maximum à long terme en dollar, en leur garantissant un taux de change dollar/pesos inchangé. Tout le monde refinança ses dettes. Ils en profiterènt tous, Celulosa, Perez-Companc, Acindar, Bribas, Alpargatas, Banco Ganadero, Fortabat, Techint et aussi les filiales des entreprises étrangères Renault Argentina, Mercedes-Benz Argentina, Ford Motor Argentina, IBM Argentina, City Bank, First National Bank of Boston, Chase Manhattan Bank, Bank of America et Deustsche Bank. On était déjà en période d´inflation, il va sans dire qu´elle s´accéléra : le coût pour l´État, en fait pour la population, fut de 15.000 millions de dollars.

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2 Commentaires pour “La dette extérieure sous la dictature ou le festin de Martinez de Hoz et de Cavallo”

  1. #1 Argentine au jour le jour » Amalia Lacroze de Fortabat, portrait d´une femme fatale
    on fév 24th, 2006 at 9:35

    [...] Amalia Lacroze de Fortabat pouvait déclarer en 1997 : « En Argentine je peux faire ou défaire un Président de la République ». Elle apparaissait dans le journal « El Paìs», en Espagne, à 76 ans, vêtue de rouge sang, talons hauts de rigueur, blonde platinée. En Argentine Amalia est le symbole de l´argent et du pouvoir et à cette époque elle figurait dans le top 300 du magazine Forbes avec une fortune estimée à 1600 millions de dollars. De puis cette époque les choses ont été un peu plus difficiles, enfin, elle a été obligée de vendre un Degas et un Corot, pour combler de petites pertes faites dans de mauvais investissements, ce qui a ému le bon peuple, on ne sait pourquoi, peu être par l´habitude qu´il a de ne jamais voir les riches argentins terminer de payer leurs dettes. Héritière de la fortune de son défunt mari, Alfredo Fortabat, elle commença à s´occuper de Loma Negra ( les cimenteries familiales) a 45 ans, en 1976, avec une vaste expérience des choses de l´amour et aucune des affaires. Une histoire de testament perdu et miraculeusement retrouvé lui donna 100 % d´un fabuleux héritage et comme Martinez de Hoz, Ministre des Finances venait juste de supprimer tout impôt sur les transmissions de bien par héritage, plus encore qu´elle ne pouvait l´espérer. Dans la fièvre du mondial de 1978 l´Argentine édifiait de toute part, le prix du ciment fut fixé à la hausse et notre Amalia peut se vanter d´avoir ainsi fait considérablement croître la fortune dont elle avait hérité. La présidence d´Alfonsin, au retour de la démocratie fut aussi pour elle l´occasion de participer et de gagner toutes les licitations comme celles de Yacycreta, El Chocon et Salto Grande. Il en fut de même sous Menem, même si, lorsq´elle voulu investir dans autre chose que le ciment, les résultats furent déplorables. Ayant financé la campagne de ce dernier qu´elle avait rencontré grâce à l´un de ses amants, le Colonel Luis Prémoli, elle fut nommée Ambassadrice Plenipotenciaire de l´Argentine et put se consoler de ces pertes en voyageant dans le monde entier aux frais du contribuable. Elle fut aussi nommée Directrice du fonds national des Arts, tâche dont elle s´acquitta plutôt bien. C´est en 2000 que les choses commencèrent à se compliquer pour Amalia. Luis Jorge Caputo, ordonnateur du lobby des ciments et ex employé de Loma Negra, après avoir conservé pendant 23 ans des documents relatifs à l´entente, les magouilles et les surfacturations faites par l´industrie concernée, remis tous les documents à la justice et à la presse. Vous l´aurez compris. tout le monde se partage tout. Loma Negra avec ses 50 % du marché obtiendra toujours 50 % des licitations et le reste sera redistribué aux concurrents au prorata de leur participation locale. Les prix sont discutés entre tous les participants. Résultat, pas de concurrence et un surcoût pour les constructeurs et surtout les particuliers de 25 à 30 %. Bref un ciment qui vaut de l´or. Bien évidemment, la justice n´a rien fait et la presse a fini par se taire. Le problème est un peu différent aujourd´hui. Amalia vient de vendre ses cimenteries à un groupe brésilien, pour un montant de transaction qui, selon les analystes, est deux fois supérieur à sa réelle valeur marchande. Le gouvernement Kirchner vient de mettre en branle la Direction de la Concurrence afin de bloquer cette transaction, qui dépasse le milliard d´Euros, et sur laquelle, car fiscalement l´Argentine est pour les riches, un vrai paradis, l´État ne touchera rien, l´impôt sur les plus-values du capital étant aussi inexistant que celui sur l´héritage. Nous verrons dans les mois qui viennent qui se laissera convaincre, il y a trop d´argent en jeu pour que les décisions qui seront prises soient les bonnes, du moins pour le pays. [...]

  2. #2 Chavez et Kirchner appellent à la création d'un club des endettés face au FMI sur Argentine au jour le jour
    on mai 30th, 2007 at 12:00

    [...] Voir aussi : [...]

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